Un changement d'air salutaire pour Maxime St-Cyr

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Maxime St-Cyr a trouvé sa niche chez le Drakkar.

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

Le hockey a beau avoir changé, le cap des 50 buts reste le plateau le plus magique à atteindre au hockey. Plusieurs atouts peuvent mener un joueur à l'atteindre, à condition qu'ils soient au service d'un instinct offensif pur, un don du ciel.

Celui de Maxime St-Cyr a toujours ressorti du lot. Enfin, avant son arrivée dans le junior. Un phénomène du hockey mineur québécois, il a monté les échelons un par un en terrorisant toujours les gardiens adverses jusqu'au midget AAA, où il était encore parmi les meilleurs francs tireurs.

Une place qu'il a retrouvée chez les juniors... à sa quatrième et dernière campagne dans le circuit! S'il est devenu ce week-end le premier joueur au pays chez les juniors à s'offrir une campagne de 50 buts, St-Cyr insiste pour partager cet exploit avec ses coéquipiers et ses patrons du Drakkar, qui sont venus le chercher l'an dernier à Rouyn-Noranda.

«C'est dur de dire si j'aurais pu atteindre 50 buts avec les Huskies. Pour être honnête, je crois que non, je ne jouais pas beaucoup là-bas. Dès mon arrivée à Baie-Comeau l'an dernier, Éric Veilleux m'a placé sur le premier jeu de puissance, et je jouais aussi beaucoup à cinq contre cinq. Ça m'a permis de retrouver ma confiance.»

St-Cyr se sent tellement confortable avec sa nouvelle équipe qu'il tournait au ralenti en début d'année, rongé par les rumeurs de transactions qui l'entouraient. Le directeur-gérant Steve Ahern a bien saisi l'état d'esprit de son protégé à la suite d'une discussion, lui offrant sur-le-champ une clause de non-échange, une décision qui a surpris... et réconforté le principal intéressé. «J'entendais des rumeurs m'envoyant notamment au Cap-Breton, ça me stressait pas mal. C'est vrai que ce fut un point tournant de ma saison. À partir de là j'avais l'esprit en paix et tout s'est enchaîné.»

St-Cyr n'est pas rassasié pour autant. Il n'est pas le plus gros, ni le plus rapide des patineurs, alors il sait qu'il doit toujours en faire plus pour attirer le regard des dépisteurs. Il voit les prochaines séries comme une autre vitrine pour se mettre en valeur. «J'ai confiance en notre équipe, on a du talent, de l'expérience et du caractère. Si on travaille très fort, de bonnes choses vont nous arriver», croit-il.

Son agent Paul Corbeil espère lui aussi que son poulain va lui fournir d'autres munitions au cours des prochaines semaines. Certains équipes de la LNH sont plus réceptives depuis quelques semaines, mais il y a encore du boulot à abattre afin de lui trouver du travail chez les professionnels l'an prochain.

«Maxime va certainement devoir passer par le chemin le plus long. Et il en est bien conscient», explique Corbeil, en comparant son cheminement à celui de David Desharnais, qu'il a guidé jusqu'à la LNH. «Certains l'oublient, mais David est passé par la East Coast League. Ce sont deux joueurs différents, mais qui se battent contre les mêmes préjugés. Comme David, Maxime a des qualités qui sont très fortes. En espace restreint, très peu de joueurs ont des mains comme les siennes. Avec du caractère, de la résilience et une éthique de travail irréprochable, ça ne serait pas très prudent de parier contre ses chances de faire sa niche chez les pros», conclut-il.

D'ici là, les portiers du circuit Courteau doivent lui faire face pour quelques semaines encore!

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