Martin Bernard en furie contre les arbitres!

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Après la victoire de l'Armada devant ses Cataractes, l'entraîneur-chef Martin Bernard en avait long à dire sur le travail des officiels Marc-André Lavoie et Benoit Lessard.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Quand deux boxeurs s'installent dans une cabine téléphonique et s'échangent coup sur coup, c'est celui qui place le dernier qui l'emporte! C'est ce qui s'est produit dimanche après-midi à Shawinigan alors que l'Armada s'est imposé 7-5 aux dépens des Cataractes, devant près de 3000 personnes réunies au Centre Gervais Auto.

C'est Philippe Sanche qui a départagé les deux clubs, avec moins de trois minutes à écouler au duel. Les gens sur la rue Jacques-Plante célébraient encore le but égalisateur d'Alex Pawelczyk inscrit 30 secondes plus tôt quand le petit attaquant de l'Armada a battu Antoine Samuel d'un tir dans la partie supérieure. Les Shawiniganais ont bien tenté de provoquer une nouvelle fois l'égalité, mais Samuel Montembeault a fermé la porte, puis Nikita Jevpalovs a fermé les livres en logeant la rondelle dans un filet désert.

Le hic, c'est que cette conclusion donne encore plus de relief à une performance pitoyable des officiels. Les hommes au gilet rayé ont été mauvais du début à la fin du match, punissant des gestes qui ne le méritaient pas et fermant les yeux sur d'autres qui étaient beaucoup plus évidents. En première, ce fut à l'avantage de l'Armada, qui ont hérité de deux attaques massives de deux hommes et en quelques minutes, les Cataractes tiraient de l'arrière 3-0! À partir de là, les officiels ont tenté d'équilibrer les choses - sans trop de subtilité - multipliant donc les appels douteux...

À travers ce tumulte, les locaux ont refusé d'abdiquer. Ils ont même pris l'avance 4-3 en fin de deuxième, sur le 39e but de la saison d'Anthony Beauvillier. Mais avant de rentrer au vestiaire, l'Armada a remis les compteurs à zéro, mettant la table pour une troisième période un peu folle qui s'est terminée à l'avantage des représentants de la couronne nord montréalaise.

Après le dépôt des armes, c'est un Martin Bernard avec du feu dans les yeux qui est venu se magasiner une amende devant les journalistes. «On a joué tout un match! Le problème, c'est qu'à chacune de nos présences, on ne devait pas se mesurer à six joueurs mais bien à dix!», fulminait le pilote des Cataractes, en incluant dans l'équation les chevaliers du sifflet.

«C'est très décevant de repartir les mains vides après avoir vu les joueurs faire preuve d'autant de caractère. Mais c'est encore plus décevant de savoir que les arbitres ont scrappé le spectacle. Si j'étais un partisan et que j'avais payé mon billet, j'exigerais que les officiels me remboursent. Ils n'étaient pas prêts pour ce match et ils ont été incapables de faire preuve de constance. C'est plate parce qu'on avait hâte de se mesurer à l'Armada, qui forme une excellente équipe.»

Les joueurs des Cataractes ont été un peu plus polis que leur pilote, même s'ils semblaient partager ses conclusions. «Je ne veux pas commenter les décisions des officiels, je ne veux me mettre personne à dos! Je laisse les gens qui étaient ici juger ce qu'ils ont vu. Ce que je sais par contre, c'est qu'on méritait un point, peut-être plus. On peut être fier de notre performance», soulignait Anthony Beauvillier, qui s'est rapproché encore un peu plus du plateau magique des 50 buts.

«On s'est battu jusqu'à la fin, je suis fier de notre équipe. Les officiels ont un travail difficile, tout ce que je peux dire c'est que certaines punitions étaient méritées, d'autres moins», proposait pour sa part Christophe Lalonde, en pointant le filet gagnant du doigt, une séquence où les Cataractes doivent tirer une leçon.

«On venait d'aller chercher un gros but, les partisans étaient excités et nous aussi! On doit toutefois apprendre que c'est important de garder notre concentration, que la séquence qui suit un but est toute aussi importante. Les séries s'en viennent, il faut retenir ça.»

Dans l'autre vestiaire, Joël Bouchard convenait que les officiels ne s'étaient pas fait d'amis à Shawinigan. «Ce fut un match difficile de ce bord-là. Reste que je suis content de notre équipe, qui devait se débrouiller avec des munitions en moins en défensive et qui mettait fin à une séquence exténuante. Samuel Montembeault a beau avoir accordé cinq buts, je l'ai trouvé excellent. On affrontait une bonne équipe, bourrée de bons jeunes. Les Cataractes vont être bons longtemps.»

Outre Beauvillier et Pawelczyk, Gabriel Slight, Dylan Labbé et Giovanni Fiore ont aussi battu le gardien natif de Bécancour, auteur de 28 arrêts. À l'autre bout de la patinoire, Bernard avait, à la surprise générale, confié le filet à Antoine Samuel, qui a été testé à 24 reprises. Samuel n'a toutefois paru faible que sur un seul but, le premier en carrière de Matteo Pietroniro en début de troisième période.

Les Cataractes vont reprendre le boulot mercredi avec la visite du Phoenix de Sherbrooke.

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