Gabriel Sylvestre: l'autre défenseur de 16 ans

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Bien qu'il joue dans l'ombre de Samuel Girard, Gabriel Sylvestre est tout de même très utile aux Cataractes.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Il a beau mesurer 6'3» et faire osciller la balance à plus de 180 livres, Gabriel Sylvestre évolue un peu dans l'ombre de Samuel Girard à Shawinigan. Normal, le petit défenseur de 16 ans est tellement spectaculaire et doué avec la rondelle, son style de jeu attire automatiquement les projecteurs.

Sylvestre est tiré d'un moule différent. Longiligne, habile avec son bâton dans son territoire, robuste, prêt à se jeter les yeux fermés devant toutes les rondelles pour les bloquer, l'autre défenseur de 16 ans des Cataractes ne fera jamais autant vendre de billets que Girard, mais il peut certainement rivaliser avec lui en terme d'efficacité sur un échiquier défensif. «Il joue du bon hockey, il prend actuellement de grosses minutes de jeu. Je mentirais si je disais qu'il n'était pas en avance sur notre plan! Le mérite lui revient, il travaille fort», analyse Martin Bernard, un entraîneur jamais mécontent quand un jeune lui force la main.

Il faut aussi mentionner que si les Cataractes ont pu enrôler Girard et Sylvestre au dernier repêchage, c'est parce que Martin Mondou aime bien jouer au poker. Le plan initial de Sylvestre était de se diriger vers les États-Unis, alors il s'apprêtait à glisser hors de la première ronde en juin dernier lorsque Mondou a réalisé une transaction afin de le réclamer. A suivi une opération séduction, qui a quand même mis du temps à convaincre Sylvestre et sa famille puisqu'il a joint les rangs de l'équipe après le camp d'entraînement, quelques jours à peine avant le début de la saison.

Cette décision tardive l'a obligé à attendre son tour dans les gradins durant les premières semaines du calendrier. Et à se contenter d'un rôle de septième défenseur à ses premières sorties dans le junior. La blessure à Zach Taylor a toutefois obligé Martin Bernard et Mario Carrière à ouvrir une audition pour la première paire d'arrières, aux côtés de Dylan Labbé, que Sylvestre a gagné haut la main! Depuis plus d'un mois, il se mesure donc aux meilleurs éléments ennemis, avec une efficacité surprenante. Son différentiel de +9 est le deuxième plus étoffé de la brigade défensive shawiniganaise, derrière Nicholas Welsh à +13. «Ça va super bien. Au début, j'ai eu besoin d'une période d'adaptation mais les entraîneurs m'ont placé en confiance en me donnant graduellement de belles responsabilités, et en continuant à me donner du temps de glace même si je faisais des erreurs. Je sais qu'il me reste beaucoup de choses à travailler avant d'arriver là où je crois pouvoir aller en tant que défenseur, mais je suis content de ma progression. C'est un beau challenge de jouer contre les meilleurs trios ennemis. Il n'y a pas de meilleure façon d'apprendre que d'être opposé aux meilleurs! Je suis bien content d'avoir pris la décision de venir ici. Je sais bien que ce ne sont pas tous les clubs qui font autant confiance à leurs recrues...»

Sylvestre assure ne pas envier le tapage médiatique entourant Girard. «Je ne joue pas au hockey pour ce genre de chose! Et puis je suis content pour Samuel, c'est un bon gars d'équipe, humble. Nous sommes de bons chums, on s'encourage beaucoup», fait valoir Sylvestre, qui croit qu'à moyen terme, les deux pourraient faire une belle paire. Le petit gaucher hyper mobile et offensif, avec le gros droitier robuste! «Je pense que ça marcherait bien, on a des qualités complémentaires. Mais nous sommes tous les deux en mesure de contribuer dans les trois zones.»

Bernard est d'accord, il ne catalogue ni l'un ni l'autre dans un rôle unidimensionnel. «Avec un peu plus d'expérience, on pense que Gabriel sera en mesure de nous en donner aussi offensivement. Par ailleurs, Samuel nous surprend par sa façon d'accomplir ses tâches défensives. On parle de deux bons jeunes défenseurs complets en train de se développer. En ajoutant Nicholas Welsh au puzzle, ça nous fait trois défenseurs de 16 et 17 ans sur nos deux premières paires, dans une défensive qui se situe parmi celles qui donnent le moins de buts. C'est un pas pire support à notre jeune noyau à l'attaque!»

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