Cataractes: parce qu'il n'y a pas que le hockey...

L'agent de la SQ Richard Langlois fils a... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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L'agent de la SQ Richard Langlois fils a exposé aux joueurs des Cataractes les différentes problématiques auxquelles ils pourraient être exposés en tant que joueurs de hockey dans la ville de Shawinigan.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Il y avait de la visite plutôt inhabituelle au Centre Gervais Auto jeudi soir dernier. Un agent de la Sûreté du Québec a rencontré tous les joueurs des Cataractes de Shawinigan. Non pas que l'un de ceux-ci avait quelque chose à se reprocher, la rencontre visait plutôt à prévenir les problématiques que peut rencontrer un joueur de la LHJMQ.

À l'origine, la présentation de l'agent Richard Langlois fils est la même qu'il fait dans les différentes écoles secondaires de la région et porte principalement sur le code de la sécurité routière. Mais il fallait adapter le tout aux joueurs des Cataractes, certains étant originaires des provinces des Maritimes et d'autres des États-Unis, sans oublier que certains sont d'âge mineur.

La rencontre a toutefois pris un tournant plus personnel lorsqu'il fut le temps de parler des situations que pourrait rencontrer un jeune joueur dans une ville de taille moyenne comme Shawinigan. L'agent Langlois a vite fait de leur rappeler qu'ils y sont considérés comme des superstars par plusieurs, des amoureux potentiels pour d'autres, mais aussi des cibles faciles pour quiconque serait à la recherche de bagarre.

«Ils sont des cibles faciles dans une ville comme Shawinigan. Il faut les aider le plus possible. Ils ne sont pas avec leurs parents, ils sont dans des familles d'accueil. Ce n'est pas toujours facile de savoir à qui parler. Comme je leur ai dit, je ne suis pas là pour leur faire la morale. Je veux tout simplement leur exposer les pièges et les conséquences qu'il peut y avoir. À partir de là, à eux de décider», indique l'agent Langlois.

Tout a été passé en revue par M. Langlois, et ce, dans un ton cordial, compréhensif, mais franc. De toute évidence, le policier avait vu neiger et n'hésite pas à utiliser des exemples de sa propre vie.

Parmi les sujets abordés, les risques en cas de bataille hors de la glace jusqu'à la fréquentation de jeunes dames et même l'angle de la pornographie juvénile avec la multiplication des téléphones intelligents. Certains ont, de toute évidence, réalisé que certaines photos qu'une de leurs conquêtes pouvait leur avoir fait parvenir, dans le plus simple appareil, pouvaient avoir de graves répercussions.

Parmi les moyens pour toucher les jeunes hockeyeurs, il y a le risque d'avoir un dossier criminel.

«Je pense que ça marche. Plusieurs jeunes sont venus me voir après avec des questions sur des cas qui leur arrivaient présentement. Ils me demandaient ce que je ferais à leur place. Ceux qui m'ont posé des questions, j'ai allumé une lumière. Je sais très bien que toucher certains a une influence sur les autres», ajoute le policier.

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