Cüpper s'occupe de la léthargie!

Débarqués à Shawinigan avec la meilleure défensive du... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Débarqués à Shawinigan avec la meilleure défensive du plateau, les Huskies ont bien protégé leur gardien de 16 ans Samuel Harvey, mais les Cataractes ont quand même eu le dernier mot, en route vers une première victoire en six matchs.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La vilaine séquence de cinq revers d'affilée est terminée.

Marvin Cüpper s'est occupé personnellement de mettre fin à cette léthargie en stoppant 27 rondelles, conduisant les Cataractes à un gain de 2-1 aux dépens des Huskies de Rouyn-Noranda. Débarqués en ville avec la meilleure défensive du plateau, les Huskies ont bien protégé leur gardien de 16 ans Samuel Harvey, tout en étant un peu plus dégourdis que leurs rivaux en offensive, mais Cüpper a fait la différence. Comme il l'a fait si souvent en début de saison, son brio a donné confiance à son club et plus le match avançait, plus les Shawiniganais jouaient avec conviction.

Cüpper a pourtant cédé le premier filet du match, sur un tir de Julien Nantel qui s'est faufilé entre ses grosses jambières à la 13e minute de jeu en première. Les Huskies ont disposé ensuite de quelques chances de doubler leur avance, mais le vétéran s'est interposé... et il a eu l'aide de ses poteaux à quelques reprises.

Le momentum a basculé en deuxième période, lorsque les Cataractes ont réussi à créer l'égalité avec trois minutes à écouler avant l'entracte. C'est Dylan Labbé qui a touché la cible, servi par une belle pièce de jeu individuelle de Gabriel Slight. Cette égalité a tenu jusqu'au milieu de la troisième, quand Anthony Beauvillier a bénéficié d'une montée spectaculaire de Samuel Girard pour tester Harvey à bout portant, occasion qu'il n'a pas laissé filer pour empocher son neuvième but de la saison.

À partir de là, les Cataractes ont surtout concentré leurs efforts à bien entourer leur gardien. Cüpper a néanmoins dû s'interposer à quelques reprises afin de permettre à sa bande, ainsi qu'aux 2100 spectateurs réunis sur l'avenue Jacques-Plante, de rentrer à la maison le sourire aux lèvres.

«On a livré une bonne performance. Je pense que nous avions bien joué également à nos derniers matchs, sans obtenir le sort qu'on méritait. Cette fois, ç'a fonctionné», livrait Cüpper, pas très intéressé - comme c'est son habitude - à jaser de ses prouesses personnelles.

«Ce fut une véritable victoire d'équipe. Je n'ai pas eu tant de lancers à affronter. Tout le monde a fait son boulot. Ça donne confiance pour les matchs du week-end.»

Son pilote, Martin Bernard, était un peu plus critique. Mais il prenait volontiers la victoire! «Dans une séquence perdante, n'importe quelle victoire est la bienvenue et la première est toujours la plus difficile à aller chercher. On est content de sortir d'ici avec le résultat de notre côté», soulignait Bernard, qui a modifié ses trios en deuxième, ce qui a provoqué les premières étincelles en attaque.

«En première, je trouvais qu'on se contentait facilement. En deuxième, le trio de (James) Phelan, (Brandon) Gignac et (Alexis) D'Aoust a provoqué des flammèches, et les autres ont soutenu cette intensité-là. On a eu du temps de possession en attaque et on a créé des temps forts, ce qui est une progression par rapport à l'an dernier. Mais le défi demeure d'entrer dans les brèches lorsqu'elles se présentent.»

Le jeu de puissance a de nouveau été blanchi en quatre apparitions au bâton, mais au moins, le désavantage numérique a été impeccable. «Ça va venir, le réveil du jeu de puissance. Vous nous le rappelez à toutes les conférences de presse que ça va pas bien, mais hier, je regardais jouer les Red Wings de Detroit et leur taux de réussite est à 9 %. Probablement qu'eux aussi, ils se grattent la tête en ce moment!»

Dans l'autre vestiaire, Gilles Bouchard était un peu déçu. Pas tant du résultat comme de la constance qui a fait défaut chez ses hommes. «Le pointage est assez juste. En deuxième, on a donné du momentum aux Cataractes en leur offrant des chances de marquer. Nous étions trop attirés par la rondelle. C'est sûr qu'on a frappé 3-4 poteaux ce soir, ce sont des choses qui auraient pu faire la différence. Mais la réalité, c'est que sur 60 minutes, les Cataractes ont travaillé plus fort que nous. On a semblé manquer d'énergie à certains moments.»

Les Cataractes seront de retour devant leurs partisans samedi après-midi, à l'occasion de la visite des Olympiques de Gatineau. Puis dimanche, ce sera au tour d'Alex Dubeau et des Wildcats de se présenter dans la ville de l'électricité.

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