Une cinquième défaite d'affilée pour les Cataractes

Les Cataractes ne méritaient pas de perdre un... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les Cataractes ne méritaient pas de perdre un cinquième match de suite dimanche, mais les Tigres ont quand même eu le dernier mot. Sur cette séquence, Brandon Gignac s'élance en direction de Brandon Whitney.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Plus une séquence de défaites grossit, plus il est difficile d'y mettre un terme. Les Cataractes ont encaissé un cinquième revers consécutif dimanche, renversés 4-3 par les Tigres de Victoriaville devant 2300 amateurs réunis au centre Gervais Auto.

Ce deuxième échec en 48 heures face aux Victoriavillois - et un 14e en 16 sorties depuis la saison 2012-13! - n'est pourtant pas lié à un manque d'effort.

Les visiteurs ont été extrêmement opportunistes pour se détacher de leurs rivaux au tableau indicateur alors que sur la surface de jeu, c'était les Cataractes qui dictaient le rythme. En première période, les Shawiniganais ont passé la majorité du temps en zone ennemie, mais ils ont néanmoins retraité au vestiaire en déficit de trois buts!

Les locaux sont quand même revenus en deuxième avec le couteau entre les dents, retranchant un but grâce à Alex Pawelcyk dès la première minute de jeu. Ils ont ensuite bourdonné un bon moment sans réussir à battre à nouveau Brandon Whitney, jusqu'à ce qu'Angelo Miceli ne redonne une priorité de trois buts aux Félins... quelques secondes à peine après que les officiels aient décidé de fermer les yeux sur une infraction évidente de son coéquipier Cam Yarwood en zone neutre.

Martin Bernard a eu beau enguirlander les hommes rayés pendant une grosse minute, le mal était fait.

Grosse troisième

Les Cataractes ont gardé le meilleur pour la fin. Incapables de suivre la cadence, les Tigres ont encaissé deux buts, les oeuvres d'Anthony Beauvillier et de Zach Taylor, mais Brandon Whitney a réussi par la suite à garder toutes les autres rondelles à l'extérieur de son filet, ce qui a permis aux visiteurs de repartir avec deux points... qu'ils ne méritaient pas!

Malgré un bel effort, les Cataractes passent ainsi sous la barre psychologique de ,500 au classement... «Les gars ont travaillé fort. Ils ont tout fait pour revenir dans ce match-là. C'est vraiment un résultat décevant», plaidait Bernard. «Ça fait cinq défaites de suite, il faut mettre ça derrière nous et continuer à travailler.»

Bernard a reconnu volontiers que la défaite était plus difficile à avaler avec le but vainqueur controversé des Tigres en deuxième période. «Yarwood a bloqué James Phelan à deux mains. Mon interprétation, c'est que c'est de l'obstruction, au même titre que lorsqu'un joueur en bloque un autre après une mise en jeu. Les deux officiels ne pensent pas comme moi, j'ai donc hâte de connaître l'opinion du superviseur!»

«De plus, nous n'avons bénéficié que de deux avantages numériques, je pense qu'on en méritait plus. On patinait en troisième, on allait au filet. On se faisait accrocher, il y a une couple de jambettes par en arrière qui n'ont pas été appelées non plus...»

Si Bernard s'est arrêté là sur le travail des officiels, son patron Martin Mondou a été un peu moins, disons, délicat avant le point de presse. Le bouillant directeur-gérant s'est présenté au salon Jack-St-Onge armé d'un poster sur lequel apparaissait l'officiel Pascal St-Jacques.

La scène de la dernière interprétation de l'hymne nationale chanté dans l'aréna Jacques-Plante décorait jusqu'à ce moment le bureau des entraîneurs des Cataractes, mais Mondou l'a réduite en pièces détachés devant les journalistes en poussant quelques jurons bien sentis!

Dans l'autre vestiaire, Bruce Richardson rendait le crédit aux Cataractes pour avoir donné des sueurs froides à son club.

«On a connu un bon départ, comme on le voulait. On était plus reposé que les Cataractes et on souhaitait en profiter pour prendre le contrôle et c'est ce qui est arrivé. Je donne le crédit aux Cataractes, ils ont ensuite mis beaucoup de pression. Whitney nous a donné de gros arrêts et c'est ce que tu as besoin de ton gardien», racontait pour sa part le pilote recrue des Tigres, qui a bien aimé être impliqué dans un duel aller-retour.

«Ça met un peu d'épices sur la glace! Ça nourrit les rivalités. Comme joueur, j'aimais cette formule et je l'aime aussi comme entraîneur.» 

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