Samuel Girard impressionne chez les Cataractes

Mario Carrière a assez vu neigé dans sa... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Mario Carrière a assez vu neigé dans sa vie pour ne pas trop établir de comparaison avec d'autres surdoués, mais ça ne l'empêche pas d'être impressionné par la capacité d'adaptation du jeune défenseur des Cataractes Samuel Girard.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Dans sa longue carrière d'homme de hockey, Mario Carrière a eu le privilège de polir quelques diamants. Aux Luc Bourdon, Kristopher Letang et autres Mathieu Roy, il faut maintenant ajouter le nom de Samuel Girard, avec qui il travaille étroitement depuis le mois d'août.

Carrière a assez vu neigé dans sa vie pour ne pas trop établir de comparaison avec d'autres surdoués, question de ne pas imposer une pression supplémentaire sur les frêles épaules de Girard. Ça ne l'empêche pas d'être impressionné par sa façon de s'illustrer aussi rapidement dans un univers dominé par des patineurs plus âgés.

«Je l'avais vu jouer souvent dans le midget AAA la saison dernière, je savais qu'il roulerait un jeu de puissance pendant plusieurs années dans le junior! Il me surprend par contre par son efficacité défensive. Il faut vraiment le voir comme un défenseur complet en développement. Comme entraîneur, c'est motivant de voir un jeune comme lui se bâtir peu à peu, et lui amener des outils pour l'aider à cheminer.»

En insistant un peu, l'entraîneur-adjoint reconnaît que le premier choix des Cataractes possède quelques outils en commun avec Letang, perçu comme l'un des meilleurs arrières offensifs sur la planète.

«Faut faire attention, Letang était arrivé dans le junior à 17 ans, alors c'est difficile de comparer avec exactitude. Mais les deux jouent avec énormément de confiance, ils sont convaincus qu'ils peuvent changer l'issue d'un match. Samuel est prêt à prendre des risques que bien des jeunes évitent!», sourit Carrière.

Les premiers matchs de la jeune sensation dans le maillot shawiniganais sont à la hauteur des attentes. Il voit beaucoup de minutes de jeu, dans toutes les situations. Sa fiche de six passes en 12 matchs, ainsi que son différentiel de -6, ne rend pas totalement justice à sa contribution réelle.

«On l'a utilisé souvent contre des gars de premier trio, des gars matures de 19 et 20 ans et il a très bien répondu. Il est tellement intelligent, c'est rare qu'il se fait pincer ou qu'il commet deux fois la même erreur. Il a aussi la capacité d'oublier très rapidement un mauvais jeu.»

Bien sûr, Girard n'est pas encore arrivé à destination. Il doit notamment apprendre à lancer davantage au filet, et à remettre plus rapidement la rondelle en situation de pression. «Il n'avait pas besoin de le faire dans des niveaux inférieurs mais quand tu montes, tu as des ajustements à faire. Parce que tes rivaux, eux, s'ajustent! Samuel croit qu'il peut se sortir seul des situations de pression et souvent, c'est vrai. Par contre, il s'expose en jouant ainsi et, tôt ou tard, il va se faire frapper solidement.»

«J'aimerais qu'il fasse l'ajustement par lui-même plutôt que dans la douleur!»

«Quant aux lancers, c'est davantage un passeur, mais en variant son jeu, il va devenir pas mal plus difficile à cerner. C'est une chose que Letang faisait à merveille à 18-19 ans, il utilisait son tir des poignets pour amener des tonnes de rondelles au filet et ça produisait beaucoup d'offensive.»

L'autre élément majeur à peaufiner, c'est de tenir compte un peu plus du tableau indicateur. La façon de penser sur une glace n'est pas la même quand tu mènes par un but ou quand tu tires de l'arrière par deux...

«C'est important de le réaliser. Souvent, ça vient avec la maturité. L'idée, ce n'est pas de changer Samuel, c'est de l'amener à maximiser tous les outils à sa disposition. C'est un jeune homme qui veut apprendre, c'est positif de ce côté. On pourra voir dans quelques années tout le cheminement effectué, mais en attendant, on peut être sûr d'une chose: il va nous faire gagner beaucoup plus de matchs qu'il va nous en faire perdre!»

De son côté, le principal intéressé croit s'être bien adapté à la LHJMQ. «C'est plus rapide, c'est sûr que je dois faire mes jeux plus vite, mais sinon, je trouve que ça va bien. Je sais toutefois que je dois lancer plus!», raconte le jeune homme natif du Lac-St-Jean, qui n'a amené que six rondelles au filet adverses en12 matchs. «C'est mental, une question de confiance envers mon lancer. Mais je vais régler ça en fin de semaine!», promet-il.

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