Le meilleur au Québec contre les meilleurs du Canada

C'est en faisant le vide entre ce qui... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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C'est en faisant le vide entre ce qui se passe sur et hors de la patinoire que Marvin Cüpper a été en mesure d'enregistrer d'excellentes performances cette saison.

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(Shawinigan) Après avoir affronté les hôtes de la Coupe Memorial, les Remparts de Québec, à deux reprises la semaine dernière, un autre défi de taille se pointe devant les Cataractes. L'Océanic de Rimouski, la meilleure équipe du pays, sera au Centre Gervais Auto vendredi soir.

Ne comptez pas les Shawiniganais comme battus, eux qui ont cumulé autant de points que l'Océanic jusqu'à présent cette saison. Aux yeux de Martin Bernard, il s'agira d'une excellente façon de mesurer où en est sa troupe en ce début de campagne.

«Rimouski a clairement été identifié par les experts comme l'équipe favorite cette année. Pour nous, une formation en croissance, ce sera intéressant d'affronter un club qui est à maturité. On va voir où nous en sommes dans notre progression à travers un tel défi.»

Si les Cataractes veulent l'emporter, la clé du succès passera inévitablement par Marvin Cüpper. Le joueur par excellence du dernier mois dans la LHJMQ continue de briller devant la cage des Cataractes. En plus de réaliser les arrêts, il permet à ses coéquipiers de jouer avec plus de confiance, ceux-ci sachant qu'ils peuvent commettre une erreur qui sera réparée par l'homme masqué.

L'Allemand, qui montre une moyenne d'efficacité de 0,940, affirme que ses succès sont dûs à sa préparation durant l'entre-saison. «Je ne m'attendais pas à ce que ça aille si bien, mais, dans ma tête, je m'étais préparé à performer chaque soir. Je voulais être constant. Les premières parties se sont bien déroulées.»

Cette année, Cüpper voit enfin la lumière au bout du tunnel. Après deux campagnes où les victoires se sont faites rares, le tout accompagné de rumeurs de transaction, il était enfin en droit de s'attendre à ce que la victoire soit de retour plus régulièrement sur la rue Jacques-Plante. Sa présence n'était toutefois pas totalement assurée, les Cataractes comptant trois joueurs européens au camp d'entraînement. Mais encore une fois, Cüpper a su faire le vide entre ce qui se passe sur et hors de la patinoire.

«C'était facile à vrai dire. Au camp, je me suis dit que peu importe ce qui arriverait, j'allais faire avec. Quand j'ai su que je restais, j'étais déjà prêt mentalement pour la saison. Je m'étais bien préparé même si rien ne m'était acquis.»

Martin Bernard souligne d'ailleurs le niveau de professionnalisme de son portier. «Il n'y a rien qui l'énerve. C'est un professionnel. On le voit dans sa manière d'agir. Il fait tout comme un pro. Quand il enfile ses jambières et que son nom est au tableau, tu sais qu'il va être prêt.»

Le dernier des Mohicans

Cüpper est une race en voie d'extinction. Son nom apparaîtra dans les annales de la LHJMQ comme le dernier gardien européen à y avoir joué, la nouvelle réglementation ne permettant plus aux équipes de repêcher des cerbères du Vieux Continent. «C'est sûr que j'aimerais laisser une bonne marque. J'espère que les Européens verront ce règlement changer dans le futur. C'est une expérience géniale que de venir ici. Il n'y a pas une telle structure en Europe, du moins, pas en Allemagne, où nous jouons autant de matchs», mentionne-t-il.

Éviter le cachot

Avec Cüpper devant le filet, les Cataractes devront faire preuve de plus de discipline qu'ils ne l'ont fait le week-end dernier. L'offensive de l'Océanic est particulièrement dévastatrice avec la présence d'Alexis Loiseau, d'Anthony DeLuca et le retour du camp des Panthers de la Floride de Christopher Clapperton. L'ancien de l'Armada a récolté huit points en deux rencontres. Le jeu de puissance des Rimouskois est le meilleur de la LHJMQ.

«Ils ont énormément de profondeur et on devra être concentrés pendant 60 minutes sur la tâche à accomplir, analyse Bernard. Il faudra contrôler nos émotions, rester calme et ne pas jouer avec la frustration. Il y a des choses qu'on ne contrôle pas et les officiels nous ont lancé un message clair (la semaine dernière).»

Fort heureusement pour les Cataractes, l'Océanic est toujours sans son défenseur étoile Samuel Morin. Celui-ci est retenu au camp d'entraînement des Flyers de Philadelphie et on raconte que la probabilité qu'il soit de la formation partante de Craig Berube est assez élevée.

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