«Gagner ici était un travail ardu»

Ron Fellows, Tommy Kendall, de même que les... (Olivier Croteau)

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Ron Fellows, Tommy Kendall, de même que les fils de Richard William Jeffries, Scott Jeffries et Rob Jeffries, ont reçu une plaque commémorative ce week-end.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Tommy Kendall n'avait pas mis les pieds en ville depuis 13 ans. À le regarder fraterniser avec les bénévoles et certains pilotes, il était dû!

«Si j'avais à choisir ma course favorite à vie, j'hésiterais entre le Grand Prix de Trois-Rivières et Road America, au Wisconsin», admet sans détour l'Américain de 50 ans, qui fut l'une des têtes d'affiche du GP3R dans les années 90 en vertu de ses succès en série Trans-Am. On parle de quatre championnats et 28 victoires, dont trois en Mauricie.

«J'arrive ici et c'est comme si j'avais encore 20 ou 30 ans. C'est comme si ma conscience n'avait pas vieilli pendant tout ce temps», raconte le sympathique colosse de 6 pieds 4 pouces, débarqué au centre-ville samedi soir juste à temps pour la présentation des feux d'artifice.

«C'est ce qui rend cet événement si spécial. J'ai toujours envié les pilotes canadiens, je les trouvais chanceux d'avoir le GP3R, le Molson Indy ou Mosport dans leur cour arrière. J'ai gagné trois fois à Trois-Rivières et j'ai toujours senti le support des amateurs. Remarquez, c'est encore plus gratifiant en sachant à quel point gagner ici était un travail ardu.»

Pilote rapide et agressif, Kendall a rarement déçu les fans, côté spectacle, au parc de l'Exposition. Son entrée au Temple de la renommée de l'organisation, l'année du 50e anniversaire, ne relève pas du hasard.

«Ma première participation remonte à il y a 27 ans, j'avais gagné devant mon rival Ron Fellows (troisième). Ce fut l'un des plus gros challenges de ma carrière, car les erreurs ne pardonnaient pas ici, surtout avec les murs à l'intérieur.»

Cadet de Fellows d'environ six ans, Kendall reconnaît qu'il est arrivé dans la série avec moins de maturité que le Torontois, intronisé au Temple du GP3R en même temps que lui, dimanche midi.

«Nos dynamiques différaient. On dit que c'est avec les meilleurs pilotes que se forment les plus belles rivalités et ce fut vrai pour Ron et moi. Nous sommes amis aujourd'hui, mais ce n'était pas le cas à l'époque. Je peux dire sans me tromper qu'il est le pilote le plus complet que j'ai eu à affronter dans toute ma carrière.»

1997, année magique

Onze victoires consécutives et autant de poles positions. Douze podiums en 13 courses, une avance de 135 points sur son plus proche poursuivant.

L'année 1997 de Tommy Kendall en Trans-Am est encore, de nos jours, considérée comme l'une des plus dominantes pour un pilote, peu importe la série, dans toute l'histoire du sport automobile.

«J'avais amorcé cette saison avec une certaine frustration, car mon équipe venait de couper mon salaire de 30 %. Je venais pourtant de manifester mon intérêt à continuer en Trans-Am, malgré les attraits de NASCAR et de l'Indy Racing. Je misais sur une équipe de mécanos tissée serrée, mais j'avais de la difficulté à endurer mes patrons. Heureusement, ça n'a pas toujours été ainsi.»

De toute façon, il préfère parler des bons souvenirs, comme ceux rattachés au GP3R. «J'ai eu un réel plaisir à piloter et faire la fête dans votre centre-ville! La règle d'or dans l'équipe était la suivante: attendons à dimanche soir! D'autres pilotes ne respectaient pas toujours ces règles, comme Dorsey Schroeder», rigole Kendall.

Reviendrait-il à Trois-Rivières derrière un volant? «Je ne dirais pas non. Dans une série qui pourrait s'apparenter à la Trans-Am, ce serait très intéressant.»

Kendall a reçu une plaque commémorative, à l'instar de Ron Fellows ainsi que des fils de Richard William Jeffries, Rob et Scott.

Trifluvien d'origine décédé en décembre 2013 à 75 ans, Jeffries fut l'un des 14 membres fondateurs du Club Autosport Mauricien. Il a été préposé aux incendies de 1967 à 1972 au Grand Prix et son expertise a fait naître plusieurs normes de sécurité sur les circuits de courses en Amérique du Nord.




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