Le rallycross électrique, c'est pour bientôt

Patrick Carpentier... (Olivier Croteau)

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Patrick Carpentier

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) La fièvre des voitures électriques est contagieuse dans le monde des courses automobiles et elle touchera bientôt le rallycross.

Le grand patron du Championnat mondial RX, Paul Bellamy, a confirmé jeudi son intention d'aligner une catégorie entièrement réservée aux bolides électriques. Il vise une entrée en matière vers 2020.

«C'est ce que les constructeurs réclament. Le format court des épreuves et la ressemblance avec les voitures de tous les jours font en sorte que ce serait très populaire pour notre produit, j'en suis persuadé.»

Vrai que les grandes compagnies automobiles travaillent fort pour briller sur la scène mondiale. On le remarque avec l'essor de la Formule Électrique. La firme IMG souhaite ainsi positionner son produit dans l'ère du temps.

L'apparition de la classique électrique ne compromettrait pas la présence des voitures de type SuperCar à essence puisque la volonté de IMG consiste à créer deux classes distinctes. Les bolides de 2,0 litres turbo sont donc là pour rester.

Carpentier en rêve

Patrick Carpentier a laissé une forte impression il y a trois ans en rallycross au GP3R et s'il n'en tenait qu'à lui, il sauterait à pieds joints dans l'aventure du rallycross électrique.

Le Québécois a déjà manifesté son intérêt à rejoindre les monoplaces de la FE. Il serait tout aussi ravi de s'y initier en rallycross, d'autant plus qu'il connaît le circuit du GP3R comme le fond de sa poche.

«Le GP3R est l'endroit parfait pour tenir une course de rallycross électrique puisqu'il s'agit d'un circuit de ville, expliquait-il, samedi au Nouvelliste. Les accélérations sont courtes et le centre de gravité en rallycross est plus bas. En plus, ce sera moins compliqué que pour la FE car ça implique moins de mécanique.»

Carpentier aime rappeler qu'avec la Formule Atlantique et la FE, c'est en rallycross qu'il a soutiré le plus de plaisir à piloter. À 45 ans, il choisit mieux ses batailles.

«Avec mes années en NASCAR, j'ai eu des empoisonnements au monoxyde de carbone. Je ne suis plus capable de prendre part aux 24 Heures de Daytona sans passer deux heures à l'infirmerie. Le monoxyde s'accumule dans mon sang et ça ne part jamais. Si je continue, ce sera dans une voiture électrique.»

Fugère est ouvert

Dominic Fugère a fait la preuve, depuis 2012, que les nouveautés ne l'effraient pas. Or le rallycross électrique, ça le branche.

«Au Québec, 94 % de notre énergie provient de l'hydroélectricité. Ce serait donc tout naturel que la mobilité électrique prenne racine chez nous.»

En ce sens, si le rallycross veut implanter une telle catégorie, Trois-Rivières pourrait devenir une plaque tournante.

Le grand patron de l'écurie autrichienne SARD, Manfred Stohl, un ancien pilote, s'active déjà depuis plusieurs mois pour développer les machines. Ce sera un dossier à suivre.




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