Les anges gardiens du circuit

L'équipe médicale veillant à la sécurité des pilotes... (François Gervais)

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L'équipe médicale veillant à la sécurité des pilotes est composée d'une vingtaine de membres, dont l'infirmier en chef Simon Grenier-Michaud, le médecin en chef Rob Seal ainsi que son adjointe  Marie-Claire Carroll.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Pendant que des dizaines de pilotes de tous les âges, toutes les catégories et tous les pays rouleront pour la victoire dans les rues de la ville, une petite équipe médicale composée d'une vingtaine d'intervenants veillera à ce que tout se déroule rondement sur la piste. Ils sont des incontournables pour assurer la sécurité de ceux qui animent le spectacle.

Chef de l'équipe médicale, Rob Seal s'implique au GP3R depuis quelques années. On le voit aussi au Grand Prix de F1 de Montréal et il a offert de son temps pour la Formule Électrique, la semaine dernière. «Mais Trois-Rivières est mon endroit préféré. Parce que les courses sont rarement ennuyeuses et que les gens sont chaleureux.»

Il est bon de noter que deux équipes médicales travaillent au Grand Prix. L'une d'elles supervise les amateurs tandis que l'autre est présente pour les pilotes ainsi que les membres des équipes. «On intervient pour tout. Oui, il y a des accidents et c'est particulièrement vrai depuis que les motos et le rallycross ont fait leur apparition, mais on soigne aussi les gens pour des coups de chaleur, de la fièvre, une gastro. Certains ressentent aussi des malaises», énumère Marie-Claire Carroll, l'adjointe de Seal et médecin d'urgence au CIUSSS MCQ. Elle considère Rob Seal comme son mentor.

En effet, la feuille de route de l'anesthésiste pédiatrique qui réside en Alberta a de quoi impressionner. Féru de sport automobile - son pilote favori reste Jacques Villeneuve -, Seal a côtoyé des grands de la course en plus d'avoir la chance de visiter certains circuits mythiques. Il a même fondé sa propre entreprise de secours en lien avec les divers événements mettant en vedette les voitures de course. On retrouve ces équipes lors des trois championnats mondiaux de la Fédération internationale de l'automobile à se tenir au Québec (la F1, la Formule Électrique et le Rallycross de Trois-Rivières).

«Les bénévoles spécialisés dans les soins de santé savent comment faire leur travail. Ce qu'on leur apprend, c'est comment réagir de façon sécuritaire sur une piste de course. Ils doivent être préparés à tout.»

Heureusement à Trois-Rivières, aucun incident majeur n'a mis en danger la vie d'un pilote ces dernières années, même si plusieurs ont eu peur quand la voiture NASCAR de Xavier Coupal a fait des tonneaux en 2014. Les images donnent encore froid dans le dos, trois ans plus tard. «Ce fut une scène effrayante, mais de le voir bouger rapidement m'a rassuré.»

Seal admet avoir ressenti plus d'angoisse en 2016, lorsque la voiture d'Anton Marklund est entrée en collision, à 150 km/h, avec celle de Petter Solberg, dans les secondes suivant la finale du rallycross. Solberg a été transporté à l'hôpital pour des contusions au dos et au cou. Le dénouement de cette scène aurait pu s'avérer dramatique.

«Je ne sentais plus mes jambes, se souvient Solberg, interrogé à ce sujet jeudi. J'ai 42 ans et c'est l'accident qui m'a fait le plus souffrir en carrière. J'ai été pris en charge par l'équipe médicale et les gens à l'hôpital ont aussi été très bons avec moi. Je vais toujours m'en rappeler.»

Aucun doute, il y a des anges gardiens autour du circuit trifluvien.




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