Michel Barrette en piste au GP3R

Michel Barrette connaît le Grand Prix de Trois-Rivières... (La Presse)

Agrandir

Michel Barrette connaît le Grand Prix de Trois-Rivières depuis toujours, mais il aura enfin la chance de le vivre en tant que pilote, et ce aux côtés de ses fils Nicolas et Martin.

La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) Depuis des décennies, Michel Barrette caressait un rêve: celui de participer au Grand Prix de Trois-Rivières. Quoi de plus normal, après tout, pour celui qui est considéré comme le «gars de chars» par excellence au Québec. À 60 ans, le comédien réalisera ce rêve le 12 août prochain dans le championnat Coupe Nissan Micra avec, à ses côtés, nul autre que ses deux fils Nicolas et Martin.

C'est l'automne dernier que Barrette a décidé de disputer une première saison de course automobile depuis sa jeunesse, après avoir fait l'essai d'une Micra sur le circuit de Mont-Tremblant, à l'invitation du promoteur de la série, le Trifluvien Jacques Deshaies. Avec sa carrière, il n'avait jamais pu conduire une voiture de course en compétition puisque les assureurs l'interdisaient catégoriquement.

«Je connais Trois-Rivières depuis toujours, j'y ai été souvent spectateur. Quand tu as vu les débuts des Richard Spénard, Claude Bourbonnais et des Villeneuve, tu as le goût d'être sur la piste aussi. Lorsqu'on tourne au cinéma ou à la télévision, on est assuré au cas où on se ferait mal. Quand Jacques a eu l'idée "vicieuse" de m'inviter à faire des tours et que ma femme m'a dit que je n'avais pas d'engagements l'année prochaine, c'était parti!»

Ce sera donc de la première fois que Barrette coursera au Grand Prix de Trois-Rivières... du moins, officiellement. Il a fait quelques tours de pistes incognito entre deux épreuves du GP3R dans les dernières années.

«Il nous a dit d'appeler la Sûreté du Québec, parce qu'il n'était pas question qu'il descende de la voiture!», rigole Deshaies.

L'initiation de Barrette au tracé trifluvien s'était toutefois faite plus tôt, et pas de la manière la plus appropriée. Une idée de jeunesse qui aurait pu tourner à la catastrophe.

«En 1979, je venais de quitter l'armée et je suis allé au Grand Prix de Trois-Rivières. Je conduisais une Trans-Am 1970 à l'époque. Quand la dernière course de la fin de semaine s'est terminée, les travailleurs de la Ville ont commencé à enlever les murs de ciment. Je me suis faufilé et j'ai fait un tour du circuit à pleine vitesse. Sauf que dans un des virages, il y avait un camion et d'autres gars de la Ville. J'ai failli les frapper! Ils courraient après moi avec des pelles sur la piste. J'ai dû faire le tour de la piste en panique pour sortir par le même trou!», raconte Barrette avec le naturel qu'on lui connaît.

«C'est comme si toute ma vie, j'avais été maniaque de hockey et qu'enfin, je me retrouvais sur la glace au Centre Bell, mentionne le comédien. Pour différentes raisons, Trois-Rivières a une importance significative pour moi. J'avais 10 ans quand Jacques Duval a remporté la course en 1967. Si on m'avait dit qu'un jour, à 60 ans, j'allais être sur la piste... j'en parle et j'en ai des frissons.»

Belle chimie avec ses fils

Après avoir laissé le volant à ses fils Nicolas et Martin à Mosport, et avoir couru côte à côte avec Nicolas à Mont-Tremblant, il y aura trois voitures de l'écurie Barrette Racing dans les rues de la cité de Laviolette lors des deux épreuves de la Coupe Nissan Micra, dans trois semaines.

Si le paternel a appris les rudiments de la course automobile en faisant du stock-car à Saint-Félicien et en suivant des cours en Formule 2000 avec Richard Spénard, c'est par l'entremise des simulateurs, du karting et du motocross que deux de ses quatre fils sont tombés en amour avec la course automobile.

«J'aurais été surpris qu'ils ne veuillent pas embarquer et ils ont fait leur école de pilotage avec Andrew Ranger. Ils sont bien orgueilleux. Sur simulateur, je leur disais que je venais de faire le meilleur temps sur une piste et j'allais me coucher. Une heure plus tard, ils passaient devant ma chambre en me disant qu'ils avaient battu mon temps.»

À ses deux premières sorties cette saison, Michel Barrette a pris le 16e rang des deux épreuves à Tremblant, après des luttes des plus serrées avec Nicolas. Il se dit de plus en plus performant à chaque tour, même si ses derniers coups de volant officiels dataient du siècle dernier, à la sauvette.

«Je réussissais à faire des courses en me cachant des assurances, avec un sac sur la tête pour ne pas être reconnu. Une fois, Alexandre Tagliani m'avait invité à une course d'endurance en karting. Je tournais dans Scoop, je crois. Je ne l'avais pas dit à mon gérant, mais il l'a su. Quand je suis arrivé à la piste, il y avait une armoire à glace qui m'a dit qu'il devait me ramener chez moi. Cette fois, même une armoire à glace ne pourra pas me sortir de la voiture.»




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer