GP3R: faire d'une pierre... trois coups

Le président du GP3R Dominic Fugère, le maire... (Photo: Stéphane Lessard)

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Le président du GP3R Dominic Fugère, le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque et l'ancien pilote automobile Marc Cantin.

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Photo: Francois Gervais14/09/16. TR, Journal. Bloc photo Felix St-Aubin
Félix St-Aubin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Chose promise, chose due. Le comité d'organisation du Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R) s'est assuré de retenir les services de ses principaux atouts alors qu'il célébrera son 50e anniversaire dans une dizaine de mois. Le GP3R a effectivement paraphé des ententes à long terme avec trois championnats majeurs, soit la Série NASCAR Pinty's, le Championnat mondial de rallycross FIA et l'AMA SuperMoto, qui feront d'eux les pierres d'assises de la classique trifluvienne pour les trois prochaines années.

Ces trois associations confirment du même coup que les activités s'étaleront à nouveau sur deux fins de semaine.

Notons que l'édition 2017 ne coïncidera pas avec la 50e en vertu de l'annulation des courses de 1986, 1987 et 1988. L'organisation du GP3R tient tout de même fermement à souligner ses cinq décennies d'existence. Ainsi, le trio de pactes pavera la voie à la 50e présentation de l'événement, qui se déroulera en 2019, lorsque le nouveau contrat viendra à échéance. C'est ce qu'on appelle faire d'une pierre deux coups... ou trois, c'est selon.

«Cela nous permet d'avoir une programmation bien établie et de pouvoir consolider sur ce que nous avons développé depuis les trois ou quatre dernières années», avance Dominic Fugère, directeur général du GP3R.

L'homme à la tête de l'événement phare de la saison estivale dans le paysage sportif de la Mauricie n'est pas le seul à se frotter les mains de satisfaction en raison de la confiance que l'on porte à l'endroit de son produit.

Paul Bellamy, directeur de la gestion du Championnat mondial de rallycross FIA, voit d'un très bon oeil cette association de longue durée qui offrira à la série une inestimable vitrine nord-américaine.

«Nous sommes ravis de cette entente qui assurera le retour du Canada au calendrier du rallycross mondial pour les trois prochaines années. Dominic et l'équipe du GP3R ont travaillé fort lors des trois dernières années pour faire croître notre manche canadienne. Nous avons hâte de collaborer pour garantir qu'elle connaisse encore plus de succès dans les années à venir», assure-t-il.

Un négociateur acharné

Outre le fait de pouvoir présenter ces trois championnats jusqu'en 2019, Fugère peut se targuer d'avoir réussi à faire signer les représentants de la Série NASCAR Pinty's au bas d'un contrat excédant l'unité. Un fait d'armes qu'aucun autre circuit de courses canadien n'avait réalisé avant cela.

«On a réussi à leur tordre le bras un peu. (...) Du côté des séries nationales de NASCAR, ils ont commencé l'an dernier à s'entendre pour trois ans. On s'est dit: "on comprend qu'on n'est pas une série nationale, mais on n'est pas plus fous que les autres". Donc on s'est entendus», confirme le principal concerné, tout simplement.

Tout indique que les retombées seront positives de part et d'autre. D'un côté, le GP3R se pourvoit de solides fondations jusqu'à la tenue de sa 50e édition, tandis que la Série NASCAR Pinty's, quant à elle, en soutirera des bienfaits sur les volets administratif, économique et marketing.

«Ça fait leur affaire puisque ça leur permet de stabiliser le calendrier de la saison, de développer des promotions avec nous et d'amortir certains investissements et dépenses», renchérit Fugère.

La fleur de lys davantage représentée?

Ils seront plusieurs groupes distincts à tirer profit de cette annonce si l'on se fie aux propos du directeur général du GP3R. Selon celui-ci, les pilotes automobiles québécois qui se produisent au sein du Championnat mondial de rallycross FIA pourront également se procurer une part du gâteau.

«Le fait de tenir l'événement pour les trois prochaines années, et aussi de présenter un sport qui est désormais connu par les gens et les commanditaires, nous ouvrent des portes. Si un commanditaire veut investir dans un Patrick Carpentier, Louis-Philippe Dumoulin, Alex Tagliani ou Andrew Ranger en rallycross, il sait qu'il peut être là pour au moins trois ans», observe Fugère.

«Cet investissement peut être payant et, surtout, amorti sur plusieurs années. Ça améliore donc de beaucoup les chances [d'ajouter des coureurs québécois], enchaîne-t-il.

Outre les trois championnats majeurs qui ont été ajoutés au menu 2017, les amateurs de compétitions automobiles pourront compter sur la présence de la Coupe Nissan Micra, le Championnat canadien de voitures de tourisme, le Formula Tour 1600, la Coupe Porsche Canada Challenge GT3 Ultra94 et les Prototypes Lites, notamment. D'autres séries s'ajouteront au lot dans les mois à venir afin de compléter la programmation.

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