Le dimanche noir des locaux

Jean-François Dumoulin n'a pas été tendre envers les... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

Jean-François Dumoulin n'a pas été tendre envers les dirigeants de NASCAR.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Aucun des trois pilotes de la région n'avait le goût de célébrer son résultat dimanche au terme de l'épreuve de NASCAR.

Autant les frères Jean-François (10e) et Louis-Philippe Dumoulin (8e) que Marc-Antoine Camirand (15e) préféreraient recommencer la course plutôt que de se contenter de leur classement respectif à la fin du 50 Tours Can-Am.

Cinquième au classement des pilotes, Louis-Philippe Dumoulin a été embêté par des problèmes de freinage pendant toute l'épreuve. Il fulminait à son retour dans les puits en constatant l'état des disques.

«Je suis allé à la guerre avec des fusils de bois», bougonnait le Trifluvien, qualifié en sixième position samedi.

«Il n'y a aucun freinage. Je devais braker à 100 pieds des virages, ça n'avait aucun sens. Sur une piste comme celle de Trois-Rivières, où il y a au moins cinq bonnes zones de freinage, c'est impossible de penser pouvoir rouler en avant. Donc je me suis battu avec les gars derrière. Les freins sont glacés, tu ne peux rien faire avec ça.»

Dumoulin a vite constaté qu'il ne se battait pas à armes égales. Malgré quelques bonnes batailles, notamment avec l'Américain en provenance de la Coupe Sprint Jeffrey Earnhardt, il n'a jamais pu prétendre au top 5.

«Je faisais mon signe de croix en attaquant chaque virage.»

Jean-François Dumoulin fustige NASCAR

Son frère aîné ne décolérait pas lui non plus, mais sa frustration ne concernait pas des problèmes mécaniques. Jean-François Dumoulin estimait plutôt avoir été victime d'une injustice.

Dès le premier tour au virage numéro deux, lui et Gary Klutt ont été impliqués dans un accrochage et le Trifluvien a quelque peu dérapé avant de frapper le derrière de la voiture de son frère. Sa carrosserie a été endommagée sur la séquence, mais il a pu poursuivre l'épreuve.

Après deux drapeaux jaunes, alors qu'il était sixième au 34e tour, Jean-François Dumoulin a reçu un drapeau noir, les officiels jugeant que l'état de sa voiture constituait un danger.

«Pourquoi avoir attendu aussi longtemps, pestait le principal concerné. Nous avons vu pire que ça en NASCAR, non? Je suis pas mal certain que cette décision a été influencée par M. Klutt, dont les bureaux se situent dans le même building que ceux de NASCAR. C'est malheureux, mais c'est la vie.»

Il était d'autant plus décontenancé que sa voiture se portait bien. Il aurait pu viser un top 5, même un podium de son propre aveu.

«Ils devaient avoir du fun dans la tour en prenant cette décision. Ils voulaient un show? Ils en ont eu un. Je reconnais qu'au départ, je n'ai pas laissé de place à Klutt. Mais c'est connu aussi qu'il frappe tout le monde, il est dangereux, donc je suis allé le porter légèrement au large.»

«Décidément, NASCAR ne souhaitait pas que je me mêle aux autres...»

Du côté de Marc-Antoine Camirand, un bris du tuyau de radiateur l'a forcé à entrer aux puits, lui qui visait la cinquième place à un certain moment. «On gardait de la sauce pour la fin, mais je ne m'attendais pas à devoir visiter les paddocks. C'est décevant.»

Fait plutôt rare, Camirand conclut le GP3R avec un goût amer. En trois courses (deux en CTCC et celle de NASCAR), il n'aura récolté qu'un podium.

Le pilote de Saint-Léonard-d'Aston pourrait cependant recevoir une bonne nouvelle dans les prochains jours. L'équipe White Motorsports serait intéressée à faire appel à ses services pour l'étape de Mosport, le 4 septembre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer