La dame du moitié-moitié

Le directeur général du GP3R Dominic Fugère ne... (Olivier Croteau)

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Le directeur général du GP3R Dominic Fugère ne tarit pas d'éloges envers sa mère, Diane, qui se démène à la vente des billets moitié-moitié qui permettent de soutenir l'organisme Proches Aidants des Chenaux.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Dominic Fugère est un homme passablement occupé pendant les deux semaines de son Grand Prix. Il use quatre batteries sur son téléphone intelligent, tout ça en une seule journée!

Mais de son propre aveu, c'est sa mère, Diane Noël-Fugère, qui se démène le plus, en vendant des billets de moitié-moitié.

Elle n'occupe pas les fonctions de directrice générale comme son garçon, mais son implication aura des répercussions sur des dizaines de familles.

La maman du dg ne regarde pas les courses, elle va plutôt à la rencontre de milliers de personnes dans les gradins, en quête de quelques dollars.

L'objectif consiste à amasser un maximum d'argent pour financer les activités de Proches Aidants des Chenaux, un organisme visant à épauler les aidants naturels de son coin de pays.

Grâce à l'initiative de Mme Noël-Fugère, une petite équipe de bénévoles se déplace sur le site du GP3R. Il y a des membres de sa famille, mais aussi des jeunes. Ils ont récolté 2500 $ samedi dernier et 6000 $ le lendemain.

«Puisqu'il y a davantage de spectateurs durant la fin de semaine du NASCAR, on vise encore plus haut», sourit l'organisatrice, elle-même l'aidante naturelle de son mari, Denis, et de son frère Pierre.

Proches Aidants des Chenaux a été fondé dans le but d'offrir des services de proximité aux citoyens. Diane Noël-Fugère est bien placée pour saisir l'importance de ces services. «J'ai pris la décision il y a quelques années de m'occuper moi-même de mes proches. Mon mari ne peut plus marcher et il est alité, donc s'il ne reste pas avec moi, il s'en va à l'hôpital. Je n'ai jamais envisagé cette option.»

Son frère demeure dans la même maison adaptée que le couple qui a déménagé en bordure du fleuve Saint-Laurent à Batiscan. «C'est beaucoup de pilules à gérer, mais je suis contente de les avoir chez moi. Et l'organisme est tellement important pour la communauté.»

C'est pourquoi il faut constamment inventer des façons de le financer. «On se prend en mains, il y a beaucoup d'énergie déployée dans nos villages pour garder les services car ils nous permettent d'avoir un peu de répit.»

Pour Mme Noël-Fugère, du répit, c'est vendre des billets de moitié-moitié au GP3R avec son groupe. «Une de nos filles a vendu 1200 $ à elle-seule dimanche dernier!»

Entre deux appels, Dominic Fugère a pris le temps d'enlacer sa mère, qui continuait à accumuler les billets et la monnaie des spectateurs. «Elle m'impressionne beaucoup. Si mon père garde le moral, c'est beaucoup grâce à elle.»

«Ça, c'est mon histoire, mais il y en a d'autres dans la MRC des Chenaux, fait remarquer Diane Noël-Fugère, avant de repartir. C'est pour ces gens qu'on amasse des fonds en fin de semaine.»

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