Un peu de chance pour Coupal?

Xavier Coupal est de retour au Grand Prix... (Olivier Croteau)

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Xavier Coupal est de retour au Grand Prix de Trois-Rivières depuis son spectaculaire accident en 2014.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) La scène restera marquée dans les annales du Grand Prix de Trois-Rivières. À bord de sa voiture de la série NASCAR, Xavier Coupal touche celle de Marc-Antoine Camirand avant de s'envoler et d'effectuer quatre tonneaux pour finalement retomber sur les quatre roues, la carrosserie en lambeaux. C'était en 2014. Coupal effectue un retour pour la première fois sur la piste trifluvienne ce week-end et il espère enfin avoir un peu de chance.

Ce spectaculaire incident, le jeune homme l'a revu à plusieurs reprises, de tous les angles, dit-il. Au début, il avait l'impression que Camirand était le grand responsable de sa malchance. Deux ans plus tard, son avis a changé, mais il ne regrette pas de s'être jeté dans la mince ouverture qui s'était créée entre Camirand et Noel Dowler.

«Avec du recul, je peux voir ça d'un autre oeil et je crois que c'est un incident de course. Dans cette situation, tous les pilotes auraient fait la manoeuvre que j'ai faite. Heureusement, je ne me suis pas fait trop mal, si ce n'est que deux côtes. Ça ne m'effleure même plus l'esprit, j'ai tourné la page. Et je crois l'avoir prouvé en signant le premier temps aux essais vendredi.»

S'il n'a pas été gravement blessé dans le spectaculaire carambolage, c'est au portefeuille que la famille Coupal a été la plus touchée. À l'origine, le propriétaire de la voiture, Dave Jacombs, avait affirmé qu'il allait donner un rabais important afin de rembourser la voiture, complètement détruite, celle-ci étant plutôt âgée. Malheureusement, rabais, il n'y a pas vraiment eu.

«Ils sont arrivés par après et ç'a coûté 40 000 $. On espérait de l'aide, on n'en a pas eu. C'est ce qui explique pourquoi j'ai dû prendre une pause de plus d'un an loin de la piste. Mais maintenant, on est de retour et j'en suis heureux», souligne-t-il, sachant très bien qu'il va continuer d'entendre parler de ce carambolage pendant longtemps.

«C'est sûr que ça va me suivre pour le reste de ma vie. Les gens ont été impressionnés par ça. Ça reste gravé dans les mémoires, mais moi, heureusement, j'avance!»

Il ne s'agissait pas de la première malchance pour le pilote de Saint-Jean-sur-Richelieu en Mauricie. Deux ans plus tôt, il avait été disqualifié pour avoir utilisé une boîte de vitesse illégale lors d'une épreuve de la série Sportsman. Il perdait ainsi le volant en NASCAR Canada qui venait avec la première place.

Un appel inattendu

Coupal s'attendait à être de nouveau loin des circuits cet été, ne disposant pas du budget nécessaire pour courir. Mais une occasion inespérée s'est présentée à lui: un volant en Coupe Nissan Micra. Il n'a jamais hésité.

«J'ai reçu un téléphone de Bertrand Godin. Comme il a un horaire chargé avec la télévision et son travail à l'École de police de Nicolet, son écurie cherchait un pilote. J'aime trop la course automobile pour dire non. Ça pourrait être des courses de trottinettes, tant qu'il y a des roues. J'ai sauté sur l'opportunité. Et maintenant, on mène le championnat! On ne peut pas demander mieux!», lance Coupal, qui se dit impressionné par les qualités en piste de ces petits bolides.

«Je trouve que c'est très abordable. Ça coûte environ 25 000 $ et ça apporte beaucoup de visibilité. C'est le fun pour les gens qui sortent du karting et qui hésitent entre la Formule 1600 ou aller aux États-Unis. Ce n'est pas cher et c'est très serré au niveau de la compétition. Ce n'est que de petites différences. Je pense que ça peut devenir une série de développement.»

Et Coupal promet qu'il se retrouvera de nouveau derrière un volant d'une voiture de NASCAR. Un jour, lorsque son budget le permettra.

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