Vers une autre année record pour le GP3R

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Le GP3R enregistre une hausse de 25 % de ses billets vendus.

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(Trois-Rivières) La multiplication du nombre d'épreuves et le prolongement des festivités sur deux fins de semaines font en sorte que de plus en plus de spectateurs assistent au Grand Prix de Trois-Rivières. Or, on sait déjà que l'édition 2016 suivra cette tendance.

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Le directeur général du GP3R Dominic Fugère en pleine discussion avec le président de la Commission des circuits de la Fédération internationale de l'automobile, Roger Peart, à l'aube du début du 47e Grand Prix de Trois-Rivières.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Le directeur général Dominic Fugère a confirmé au Nouvelliste que son équipe a enregistré une hausse de 25 % de ses billets vendus par rapport à l'an dernier pour le 47e anniversaire, dont le coup d'envoi sera officiellement donné vendredi, avec la parade des voitures de rallycross au centre-ville.

Plusieurs facteurs expliquent ces chiffres, dont la présence de la vedette mondiale Ken Block. Si le pilote de 48 ans, cofondateur de la compagnie de souliers DC Shoes, n'avait pas encore mis les pieds au parc de l'Exposition mercredi, certains membres de son équipe s'affairaient à préparer le terrain en vue de sa première participation au GP3R.

Idem pour Sébastien Loeb, neuf fois champion mondial de rallye et idole de sa discipline en France.

«Les gens connaissent plus le rallycross qu'en 2014, ils commencent à différencier les pilotes et ils veulent voir les meilleurs. Ça tombe bien, les meilleurs sont chez nous», sourit Fugère, alors que le double vainqueur du titre, le Norvégien Petter Solberg, travaillait sur sa Citroën DS3 derrière lui.

En plus du rallycross, le Championnat nord-américain AMA Supermoto devrait attirer son lot de curieux. Aux dires de Fugère, les amateurs de courses sur deux roues ont leur rôle à jouer dans la hausse observée aux guichets.

«C'est officiel et on a été capable de le mesurer. Les fans de motos au Québec se cherchent un événement majeur depuis un certain temps déjà donc nous sommes très heureux de les accueillir. On attend de voir si le retour des voitures prototypes (série Mazda Prototype Lites) aura un impact semblable pour la deuxième fin de semaine de la programmation.»

Une équipe plus aguerrie

Savoir accommoder toutes les équipes et recevoir autant de mordus demande bien sûr une organisation de premier plan. À son cinquième Grand Prix comme d.g., Fugère avoue qu'il dort mieux que lors de certaines des éditions passées!

Dans ses mauvais souvenirs, le GP3R de 2014 revient parfois le hanter. À l'époque, certains ténors du rallycross n'avaient pas manqué de critiquer la qualité du tracé dans l'Hippodrome 3R ainsi que la hauteur des sauts, jugée trop risquée pour ces voitures très dispendieuses.

«Il y a deux ans, alors que j'étais en vacances deux ou trois semaines après le Grand Prix, je me réveillais en pleine nuit en cauchemardant sur le fait que j'avais encore oublié de livrer des billets. J'étais vraiment sur les nerfs!», rigole aujourd'hui le grand manitou de l'événement, pas peu fier de ses équipes.

«Autant celle du bureau que des bénévoles. Ils seront 1000 à nous aider pendant les deux week-ends, ce n'est pas rien.»

Une fourmilière

Justement, ça grouillait d'activités mercredi dans les puits. Le coordonnateur Sylvain Cyrenne dirigeait les troupes, sous l'oeil impressionné de Fugère. Non loin d'eux, les mécaniciens des équipes de rallycross étaient déjà au travail.

«Je veux souligner le travail exceptionnel de Bellemare Transport, en particulier de Renaud Côté et de Dave Trodechaud. Un travail qui aurait dû nous occuper pendant deux jours nous a pris une journée à faire.»

«Les gens du rallycross sont exigeants et c'est normal. La lutte au championnat est serrée, ils veulent maximiser leurs chances de gagner. Je suis content de dire que cette année, nous étions plus que prêts à les accueillir.»

Quant à la piste, elle serait en bon état, même si la météo capricieuse d'il y a quelques semaines a compliqué la tâche du directeur du montage Michel Turcotte et de son équipe. «Quand on a effectué le traitement de sol à l'Hippodrome 3R, il a plu pendant dix jours. Mais là, c'est pas mal mieux», assure Fugère.

La journée de jeudi servira à peaufiner les derniers préparatifs avant le début des compétitions, prévu samedi. Le festival automobile au centre-ville de Trois-Rivières se mettra en branle vendredi, avec la parade des voitures de rallycross à compter de 17 h.

Quand les Dumoulin s'en mêlent...

L'horaire des courses a été chambardé par rapport à l'an dernier. Contrairement à 2015, le rideau du 47e GP3R se lèvera avec les compétitions de rallycross, de motos et de drift (dérapage contrôlé) pour ensuite laisser la place, lors de la deuxième fin de semaine, aux épreuves de circuit routier, la série NASCAR Pinty's en tête d'affiche.

Aux yeux de Dominic Fugère, les frères Jean-François et Louis-Philippe Dumoulin ont eu leur mot à dire dans ces changements. Dans les semaines suivant le 46e Grand Prix, les deux frangins avaient rencontré le directeur général pour témoigner de certains constats.

«C'était différent, on sentait moins d'enthousiasme», admet aujourd'hui Jean-François Dumoulin, en parlant du fait que les adeptes de NASCAR avaient parti le bal dans une drôle d'atmosphère. «Il n'y avait pas de vie au centre-ville, car les festivités commençaient plus tard. Les membres de nos équipes et les autres pilotes nous demandaient pourquoi il y avait si peu d'ambiance. Ça ne ressemblait pas au Trois-Rivières qu'ils connaissaient.»

Les Dumoulin ont donc gentiment suggéré à leur ami Fugère de «virer ça de bord.» «Les gens du rallycross, ils arrivent et puis ils repartent, illustre Fugère. Les gens du NASCAR, ils demeurent ici plus longtemps. C'est vrai que l'horaire des festivités ne cadrait peut-être pas si bien avec la réalité de notre Grand Prix. On est heureux de reprendre la vieille formule et de terminer tout ça avec le NASCAR et les voitures prototypes.»

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