Lorne Germain rend l'âme

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Lorne Germain aura été l'un des piliers du Grand Prix de Trois-Rivières dans les années 1970, mais aussi lors de sa relance à la fin des années 1980.

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(Trois-Rivières) Le Grand Prix de Trois-Rivières est de nouveau en deuil. Lorne Germain, qui a été président de l'événement en plus d'y tenir plusieurs rôles, s'est éteint la semaine dernière à Montréal des suites d'une longue maladie. Il avait 80 ans.

«On s'y attendait, ça faisait longtemps qu'il était aux prises avec la maladie et qu'il se battait, a souligné son frère Robert. Je pense qu'il a toujours été un gars qui aimait le sport automobile. Encore aujourd'hui, il n'y avait rien pour l'empêcher de regarder un Grand Prix de Formule 1 à la télévision. C'était dans ses gênes, même s'il n'en avait jamais fait.»

Germain aura été l'un des précurseurs du Grand Prix, étant l'un des 14 fondateurs du Club Autosport mauricien (CAM) lors des années 1957 et 1958. Parti étudier à l'Université Laval, il a pris une pause de la course automobile, avant d'y revenir au début des années 1970. 

Le Grand Prix, né grâce au CAM en 1967, était alors tout jeune et était la seule course sur circuit urbain en Amérique du Nord. Aux côtés de Lorne se retrouvait son frère Robert. Les deux allaient devenir une partie très importante de l'événement pour les années à venir.

Après avoir joint le bureau de direction en 1974, Lorne a déposé sa candidature à la présidence du GP3R pour l'édition 1976. Une édition qui allait devenir charnière puisque c'est lors de celle-ci que Gilles Villeneuve s'est frotté au pilote de Formule 1 James Hunt, et qu'il l'a emporté. Une victoire qui a ouvert la porte au reste de la carrière de Villeneuve.

Germain aura aussi été celui qui a permis l'arrivée de prestigieuses séries tel que la Can-Am et la Trans-Am dans les rues de Trois-Rivières. 

«Il a travaillé fort pour que le Grand Prix devienne international. C'est lui qui a été chercher ces séries américaines. Il a aussi amené des gars de la Formule 1 et poussé fort pour que Gilles puisse se mesurer aux meilleurs au monde. Il a eu une grosse contribution dans sa carrière», souligne son frère.

Au milieu des années 1980, le Grand Prix a connu des difficultés importantes, à un point tel que la clé a été mise dans la porte avant l'édition de 1986. Les frères Germain, en compagnie des frères Jean-Guy et Pierre Roy, sont de nouveau venus au secours de l'événement, permettant la relance de celui-ci en 1989.

Les talents de gestionnaire de Germain ont même été remarqués par les dirigeants du Grand Prix du Canada, qui l'ont nommé vice-président durant quelques mois, le temps de négocier une entente entre l'événement et les deux entreprises (Molson et Labatt) qui s'arrachaient la classique annuelle tenue sur l'île Notre-Dame. 

Le plus étonnant est que Germain a occupé tous ces postes tout en continuant de travailler pour l'entreprise familiale.

Lorne Germain a été introduit au Temple de la renommée du sport de la Mauricie en 1994 ainsi que dans celui du GP3R, en 1999. De plus, en 2009, une estrade située dans le virage 10 a été nommée en l'honneur des deux frères. Ce fut sa dernière apparition sur le site du parc de l'Exposition.

«Lorne Germain a été un interlocuteur privilégié avec les instances dirigeantes du sport automobile en Amérique du Nord. Si l'événement est aujourd'hui aussi prestigieux, ses compétences et son professionnalisme y ont certainement contribué», conclut l'historien du Grand Prix, Gerry Rochon.

Les obsèques de l'ancien président du GP3R seront célébrées en janvier à Montréal.

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