L'enfant adoptif de la Mauricie s'en promet

Petter Solberg devra de nouveau se méfier de... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Petter Solberg devra de nouveau se méfier de ses adversaire dès vendredi au GP3R puisqu'il sera l'homme à battre lors des épreuves de SuperCar.

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

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(TROIS-RIVIÈRES) L'an dernier, le Grand Prix de Trois-Rivières s'est avéré être le début d'une histoire d'amour pour Petter Solberg. Une histoire d'amour avec le haut du podium - il a remporté six des huit épreuves suivantes - mais aussi avec la Mauricie, qui a elle aussi adopté le pilote.

La scène était marquante l'an dernier. Solberg, à genoux sur le circuit, célébrant sa deuxième victoire en carrière en rallycross, agrippant le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, par l'épaule. Puis quelques jours plus tard, il est allé faire de la motomarine à Grandes-Piles et son fils a pris part à un match de hockey avec celui du député Jean-Denis Girard. Un peu plus et le maire Yves Lévesque lui offrait les clés de la ville!

Puis, dès son retour en Mauricie cette année, il ne s'est pas privé pour accepter l'invitation des Aigles et assister à un match face aux Capitales de Québec, mardi, allant même jusqu'à piger le gagnant du moitié-moitié sous les applaudissements de la foule.

«C'était le fun le baseball, mais Québec a gagné, a-t-il lancé d'un ton déçu qui en a fait rigoler quelques-uns. C'est fantastique. J'adore ça ici. C'est pourquoi nous sommes arrivés plus tôt. Quand j'y pense, c'est vrai que ça ressemble à la Norvège, surtout quand on sort de Trois-Rivières. C'est très similaire.»

S'il est tombé en amour avec la Mauricie, Solberg semble encore plus avoir aimé le circuit trifluvien, qu'il a survolé l'année dernière en réalisant un quasi sans faute, dominant de bout en bout les qualifications et les finales. Avec une avance de 44 points au classement, le Norvégien pourrait bien s'emparer d'une avance presque insurmontable avec une victoire.

«Tous les circuits du calendrier sont un peu différents, mais il n'y a rien qui ressemble à Trois-Rivières. Une chose est certaine, c'est que j'ai faim et je suis prêt à me battre comme un diable dans l'eau bénite», disait-il en se frottant les mains, jeudi.

Solberg, un transfuge du monde du rallye, note d'ailleurs avoir vu son pilotage grandement s'améliorer en rallycross à proximité du GP3R l'an dernier.

«C'est un sport si différent, ça prenait un peu de temps pour se mettre à l'aise. Et ça se poursuit cette saison, tout est dans les détails, que l'écurie fait bien. Si on veut gagner, on doit travailler.»

Comme plusieurs pilotes, Solberg a marché le circuit hier, constatant les légères différences entre le tracé de 2014 et celui de cette année. Parmi celles-ci, la disparition d'un saut devant l'hippodrome, qui en avait fait rager plus d'un... mais pas le principal intéressé, qui semble se plaire lorsque les quatre roues de son bolide ne touchent plus le sol.

«J'étais vraiment rapide dans le coin avec le saut l'année dernière. Je l'aimais beaucoup. C'est en rallye, c'est toujours le pied au fond», clame-t-il, ajoutant qu'il ne craint pas la météo, particulièrement avec l'été maussade que connaît le Québec.

«Parfois, la pluie, ça améliore l'adhérence en piste, quand il n'y en a pas trop, explique-t-il. Nous aurons des réglages semblables à ceux de l'an passé, mais ce ne sera pas exactement pareil parce qu'il y a des choses qui ont changé avec la voiture.»

D'ailleurs, Solberg aborde cette saison les couleurs de la boisson énergétique Monster, après s'être joint à l'équipe de Liam Doran. Toutefois, même si les deux pilotes sont mariés, ils font chambre à part, puisqu'ils possèdent leurs propres mécaniciens et préparateurs.

À 40 ans, le sympathique coureur livre encore la marchandise, et certains aimeraient bien le voir s'essayer en Global Rallycross Championship, le pendant américain du Championnat du monde de rallycross FIA. Le Norvégien ne ferme pas la porte, mais ne semble pas pressé de l'ouvrir non plus.

«Personne ne met plus de pression sur moi que moi-même et je veux me concentrer sur le Championnat du monde. J'ai pensé faire du GRC, mais ça prend encore plus de budget. En plus, je devrais m'adapter à une toute nouvelle organisation, où les règlements ne sont pas similaires.»

Trois-Rivières peut dormir tranquille, aucune autre ville en Amérique du Nord ne semble en voie de lui voler son nouveau héros.

nicolas.ducharme@lenouvelliste.qc.ca

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