«Les années exceptionnelles, il faut les savourer...»

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Louis-Philippe Dumoulin n'a pas été en mesure de reproduire la même magie que l'an dernier, alors qu'il s'était imposé sur le circuit trifluvien

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Louis-Simon Gauthier
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Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Les frères Dumoulin et Marc-Antoine Camirand ont déjà été plus euphoriques en conférence de presse d'après-course au GP3R. Mais voilà, le week-end ne s'est pas déroulé comme les trois pilotes locaux l'escomptaient. Aussi bien parler d'une fin de semaine en demi-teinte.

Marc-Antoine Camirand souhaitait un résultat encore plus éclatant.... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste) - image 1.0

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Marc-Antoine Camirand souhaitait un résultat encore plus éclatant.

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Sa Dodge #47 qualifiée cinquième derrière Camirand, Louis-Philippe Dumoulin, champion défendant de NASCAR Canada, entretenait de bons espoirs à cette 46e édition. Il voulait récidiver ses succès de 2014, quand il avait remporté une course un peu folle devant un public conquis d'avance.

Mais voilà, son projet est tombé à l'eau. Victime de problèmes de freins samedi, Dumoulin n'a jamais pu tirer le maximum de sa Dodge.

«Dans ces conditions, on ne pouvait pas se battre au freinage. Au dernier tour, Alex (Labbé), qui n'est pas à temps plein dans le championnat, a tenté un dépassement par l'intérieur et j'ai dû me poser la question si j'attaquais ou non. Il était très agressif et c'est normal. Il n'y a qu'un point de différence entre le quatrième et le cinquième rang. Je devais penser au championnat.»

Déjoué par la pluie

En 2014, Dumoulin a brandi le drapeau de la victoire en compagnie de sa garde rapprochée. Cette fin de semaine, il a non seulement dû négocier avec les autres voitures, mais aussi avec Dame Nature.

«La pluie de samedi a empêché la tenue des deuxièmes essais, donc des ajustements. J'avais des trucs à vérifier par rapport à la suspension dans les deuxièmes essais. Ça aurait été payant. Finalement, on a gardé les mêmes réglages et en fin de course, à la sortie des virages, c'était pénible.»

Pendant l'épreuve, Dumoulin a d'ailleurs trainé de la patte derrière le top-3. À un certain moment, il accusait plusieurs secondes de retard sur Alex Tagliani.

Après une relance en fin de course, le Trifluvien a finalement pu doubler Tag, mais son dépassement n'a pas été répertorié puisqu'un autre drapeau jaune est survenu avant qu'un tour ne soit complété. La chance ne lui a pas souri. Encore.

«L'an passé, tous ces petits détails penchaient pour nous, mais pas cette année. C'est comme ça, il faut faire avec! Les années exceptionnelles, il faut les savourer...»

Camirand reluque le prochain ovale!

Il n'aurais jamais émis un tel commentaire en début de saison. Mais avec deux top-5 cumulés dans l'Ouest canadien récemment, Marc-Antoine Camirand se demandait si, au final, il devenait plus à l'aise sur circuit ovale que sur tracé routier.

Bien sûr qu'il blaguait. Mais sa sixième place (quatrième en qualifications) avait une saveur aigre-douce. Oui, il a doublé Gary Klutt au classement des meilleurs recrues (ce dernier a terminé 17e à 36 tours des meneurs en raison d'un accident au premier tour de l'épreuve - il n'a pu reprendre la piste qu'avec une dizaine de tours à faire), mais il anticipait un podium.

Il voulait surtout prouver qu'il était prêt à prendre le volant d'une voiture de la série NASCAR Xfinity, la semaine prochaine à Watkins Glen. L'opportunité d'une carrière. Son propriétaire Derek White, absent au GP3R ce week-end, lui donnera des nouvelles dans les heures à venir. Il se croise les doigts.

«Dès les 15 premiers tours, je savais que je n'avais pas le char pour rouler à l'avant. En plus, j'ai été surpris sur une relance par Alex (Labbé, encore lui). J'ai abusé de mes pneus arrières, la voiture était très survireuse. La correction à la suspension avait éliminé le sautillement, mais a ruiné mes sorties de virage.»

Pas d'inquiétude

Chaque fin de semaine amène de nouveaux défis pour Camirand cette saison. La crainte de voir certains commanditaires quitter la barque fait partie de ceux-là.

«Il y a eu un peu de niaisage avant le départ dans l'Ouest canadien, c'est toujours comme ça. Je sens que je dois me prouver à chaque fois donc en fin de semaine, on ne s'en cache pas, c'est décevant. Par contre, je suis très confiant de participer aux trois dernières courses. Je ne pense pas recevoir une mauvaise nouvelle d'ici là. Et j'espère bien sûr pouvoir rouler aux États-Unis d'ici la fin de l'année.»

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