Un premier week-end réussi pour le GP3R

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Kevin Lacroix a remporté l'épreuve NASCAR Canadian Tire.

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(TROIS-RIVIÈRES) C'est une organisation bien moins essoufflée qu'en 2014 qui a rencontré les journalistes au terme du premier week-end du Grand Prix de Trois-Rivières. La décision d'élargir les cadres de l'événement a permis aux dirigeants et bénévoles de retrouver leurs bonnes vieilles habitudes.

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Le directeur général du Grand Prix, Dominic Fugère, était visiblement satisfait de ce premier week-end d'activités.

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Les spectateurs étaient au rendez-vous tout au long de la fin de semaine.

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

Pour l'organisation, on semblait être revenu à 2013, quand la série NASCAR Canadian Tire était la seule catégorie reine du GP3R. Après le sprint de quatre jours de l'an dernier, pouvoir compter sur quelques nuits de repos supplémentaires a non seulement permis à l'organisation de souffler, mais surtout, d'économiser de l'énergie afin de s'adapter aux besoins de deux types de courses bien différentes, selon le directeur général Dominic Fugère.

«Oui, nous sommes retombés dans nos pantoufles, mais dans notre cas, nous sommes en mode cinq jours et non pas trois. Plus le week-end a avancé, plus on a réalisé que ce serait plus simple, parce que les gradins sont montés, les numéros sont collés, les concessions sont en place et les tentes sont montées. Maintenant, il ne nous reste qu'à rentrer des containers et les débarrer. Oui, les exigences du Championnat du monde de rallycross sont très élevées, mais on a quatre jours pour s'y plier, alors que l'an passé, on a réussi à presque s'y plier, on avait eu la note de passage, mais on n'avait que 24 heures pour réussir.»

Tout a semblé favoriser le GP3R pour ce premier week-end. La météo a été radieuse, le spectacle en piste n'a semblé laisser personne sur son appétit et les spectateurs étaient au rendez-vous. D'ailleurs un très grand pourcentage des estrades était comblé, dimanche.

«Le responsable du stationnement est venu me voir pour me dire que ça faisait cinq ans qu'ils n'avaient pas eu à stationner en double. Ce sont de bonnes nouvelles», a noté Fugère.

Il reste maintenant à savoir comment réagiront les amateurs de course. Seront-ils en aussi grand nombre la semaine prochaine pour le Championnat du monde de rallycross? Difficile à prédire pour l'organisation, qui promet toutefois de répondre présent malgré la fatigue de ces trois premiers jours de course.

«Les gens sont prêts pour une deuxième semaine et moi aussi je le suis. C'est ce qui me faisait peur, parce que souvent on finit la strap à terre. Nos équipes de bénévoles se sont encore surpassées. La qualité d'accueil, beaucoup de monde nous en a parlé. Nous sommes avant tout une manufacture de sourires et je n'ai pas vu personne partir avec la baboune.»

D'ailleurs, le fait que l'action reviendra à l'intérieur du parc de l'Exposition permettra à la Ville de rouvrir toutes les rues autour du site, soit les artères Papineau, de Calonne et du Carmel.

Des défilés sans promesse

Alors que les élections ont été déclenchées hier, plusieurs politiciens, Justin Trudeau, Denis Lebel et Robert Aubin en tête, ont profité de l'événement pour faire voir leurs couleurs. Dominic Fugère aurait bien aimé que le tout soit accompagné d'un chèque, mais le contexte électoral ne s'y prêtait pas. Le DG s'est toutefois fait entendre.

«On a demandé du financement supplémentaire mais on ne l'a pas obtenu. Maintenant que les élections sont déclenchées, ça devient difficile de débloquer du financement supplémentaire. Pour nous, obtenir plus de financement est primordial si on veut continuer de garder ce niveau de spectacle et de développement. C'est intéressant ce que nous avons fait ce week-end, mais ce ne sont que des séries canadiennes. Si nous voulons notre vitrine à l'international, ça nous prend ce deuxième week-end, ça nous prend d'autres séries.»

Celui-ci ajoute que depuis 2011, la croissance du chiffre d'affaires est de 50 %, ce qui devrait, à son avis, être suffisant pour forcer la main des politiciens.

«On comprend les mesures d'austérité, mais on doit se donner les moyens de se développer, a-t-il affirmé. Ce n'est pas normal que notre financement soit au même niveau qu'il l'était en 2011. L'événement s'est développé et on souhaite que les partenaires, autres que la Ville, fassent leur bout de chemin. Ça prendrait une augmentation comme celui de notre chiffre d'affaires. Si le Grand Prix de Montréal reçoit 6 M$ par année, c'est pas mal plus que ce qu'il recevait en 2011, nous aussi on mérite plus. Je pense que nous en avons fait la preuve, et cette preuve sera consolidée le week-end prochain avec le Championnat mondial de rallycross», a martelé Fugère.

Voyez notre galerie photo ici: http://www.lapresse.ca/photos/le-nouvelliste/201508/03/12-14264-le-grand-prix-de-trois-rivieres-en-images.php

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