La recrue bat Andrew Ranger dans une spectaculaire finale

NASCAR: Kevin Lacroix s'impose in extremis

La voiture d'Andrew Ranger (à gauche) et celle... (Photo: Olivier Croteau)

Agrandir

La voiture d'Andrew Ranger (à gauche) et celle du gagnant Kevin Lacroix, portant le numéro 74.

Photo: Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Andrew Ranger croyait bien être en route vers sa cinquième victoire au Grand Prix de Trois-Rivières, mais Kevin Lacroix, qui avait mené la majeure partie de l'épreuve, a remporté une spectaculaire bataille dans les deux derniers virages du circuit pour gagner l'épreuve de NASCAR Canadian Tire par seulement cinq centièmes de secondes.

Les deux pilotes auront poussé leur voiture jusqu'à la limite, et même plus loin. Au virage Ryan, l'avant-dernier du tracé, Lacroix s'est pointé dans le pare-choc arrière de Ranger et l'a déstabilisé. Les deux pilotes, côte à côte, ont continué la bataille jusque dans le Villeneuve, les deux bolides sortant même de piste avant d'appuyer à fond jusqu'à la ligne d'arrivée. C'est finalement le pilote de 26 ans, par quelques centimètres, qui a eu le meilleur.

«Je ne voulais pas sortir Andrew de la course, parce qu'il est en lutte pour des points au championnat alors que nous, on veut de la visibilité en vue de la prochaine saison. J'aurais pu tenter de le dépasser ailleurs, mais il serait revenu me chercher au même endroit où il m'avait eu plus tôt dans la course (le Ryan). La stratégie, c'était de dépasser à ce virage», a expliqué Lacroix.

Il s'agit du résultat le plus corsé de l'histoire du Grand Prix de Trois-Rivières pour ce qui est des courses de stock-car.

Dans le camp de Ranger, la déception était présente, mais on relativisait en se disant que d'obtenir une deuxième place permettait de se rapprocher de Scott Steckly au classement général. «C'est du NASCAR, ça fait partie de la game, mais la bonne nouvelle, c'est que nous sommes maintenant deuxième au championnat, a analysé le pilote de Roxton Pond. Même si je voulais me plaindre, NASCAR, c'est un show et les fans en ont eu un. Oui c'est frustrant parce que j'aurais pris ces quatre points de plus, parce que c'est ici que Scott Steckly va finir le plus loin. Après ça, il sera toujours dans les trois premiers s'il n'a pas d'ennui.»

De l'écoeurement à l'euphorie

Il s'agissait pour Lacroix de sa deuxième victoire en quatre courses en NASCAR Canadian Tire, après ICAR plus tôt cette saison. Tout ça alors qu'il n'avait pas touché à un volant depuis 2008. «Nous avons essayé d'ouvrir des portes en Formule, mais c'était décourageant de voir que c'était toujours à propos de l'argent. Je n'ai jamais eu de budget. Une saison en Atlantique, c'était 1,4 M$ et je roulais avec 250 000 $. Ça m'a découragé et j'ai perdu le plaisir de la course. J'ai essayé d'oublier mon rêve, mais il y en a un qui m'a ramené l'année dernière en Formule Ford», a raconté celui qui comptait deux départs en Mauricie, en 2006 en en 2006 en Star Mazda et en 2008 en Atlantique.

Après ce premier retour, Lacroix a décidé l'hiver dernier de mettre en branle son propre programme en faisant l'achat de deux voitures de D.J. Kennington, dans le but d'effectuer six courses cette saison, et surtout, laisser une bonne impression pour les éventuels commanditaires.

«Je croyais en mes chances, mais je ne pensais pas en gagner deux, a-t-il avoué. C'est le but d'avoir une place à temps plein dans cette série. Je ne pense pas aux États-Unis, on a une belle série ici et on peut y faire une carrière. Quand j'étais en monoplace, il y avait beaucoup de monde qui crachait sur le NASCAR, parce que c'est si différent. Mais les courses sont si excitantes même si les voitures sont moins rapides.»

Peu d'accrochages

Contrairement aux années passées, les spectateurs ont eu droit à une épreuve qui s'est déroulée rapidement, alors que seulement quatre drapeaux jaunes ont ralenti l'épreuve, loin de l'hécatombe de l'année dernière. La course, avec dix tours à faire, a même été placée sous drapeau rouge afin de permettre de nettoyer la piste après un incident.

Alexandre Tagliani a mené une bonne course, s'accrochant à la troisième place pendant presque toute l'épreuve. À vrai dire, il n'a perdu ce rang qu'une seule fois, sur une relance au profit de Louis-Philippe Dumoulin. Toutefois, un drapeau jaune a permis à «Tag» de reprendre sa position. «En vitesse de pointe, je gagnais sur eux et la voiture était moins agressive sur les pneus, mais sur les relances, je ne parvenais pas à les suivre. Il nous en manquait un petit peu. Mais au terme du GP3R, nous sommes premiers au championnat des constructeurs et il faut absolument le gagner.»

Le meneur au classement de la série NASCAR Canadian Tire, Scott Steckly, a conclu sa journée au neuvième échelon.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer