Patrice Brisebois répond à ses détracteurs: «Du monde parfait, je n'en connais pas»

Patrice Brisebois... (Photo: Olivier Croteau)

Agrandir

Patrice Brisebois

Photo: Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Parole de Patrice Brisebois, il ne laissera pas les critiques avoir raison de son rôle d'analyste sur la chaîne TVA Sports.

En visite à Trois-Rivières où il participe au programme en série NASCAR Canadian Tire, l'ex-hockeyeur de la LNH a mis les choses au clair avant la séance de qualifications, samedi après-midi.

Pendant les séries éliminatoires, Brisebois est devenu la tête de Turc des amateurs de hockey. Ses interventions à la télévision, entre les périodes, ont été partagées sur les réseaux sociaux, où plusieurs se sont moqués de ses problèmes d'élocution.

Certains n'hésitent pas à comparer ses analyses à celles de Benoît Brunet, qui a aussi connu sa part d'ennuis, il y a de cela quelques années à RDS. D'autres vont plus loin. Selon eux, Brisebois n'a tout simplement pas sa place dans le monde des médias.

«Je ne suis pas niaiseux, je sais que j'ai des choses à améliorer», lance d'emblée l'ancien numéro 43 du Canadien de Montréal, plutôt loquace en entrevue.

«Je me mets beaucoup de pression avant d'entrer en onde. Mais je dois me rendre à l'évidence : le direct, ce n'est pas toujours facile. Les gens semblent l'oublier : le hockey, pour moi, ç'a toujours été en anglais. Traduire forecheck ou slot pour échec-avant et enclave, devant les caméras, ça ne vient pas encore naturellement. Je n'ai pas la prétention de miser sur l'expérience d'un Michel Bergeron ou d'un Paul Houde. Sauf que je veux me donner du temps.»

Et ses patrons ont confiance en lui. Il sent leur appui.

«J'ai de bons patrons! Maintenant, je souhaite que les gens soient patients. Je m'auto-évalue après mes passages en onde et je crois avoir la bonne attitude face à ça. Dany Dubé, un gars que j'admire beaucoup, a connu des débuts difficiles. Je peux m'inspirer de son cheminement.»

Confronté aux huées des partisans du Canadiens à la fin de son premier passage à Montréal, Brisebois a dû négocier avec des situations difficiles. En conférence de presse au moment d'annoncer sa retraite, il était devenu très émotif en parlant des critiques souvent acerbes dirigées vers lui et publiées dans certains journaux.

«Aujourd'hui, je suis plus mature et j'aborde ça d'une autre manière. Chacun a droit à son opinion. Savez-vous quoi? Je suis humain, j'ai droit de faire des erreurs, que ce soit comme joueur de hockey ou analyste.»

Brisebois préfère donc voir le verre à moitié plein en ce qui a trait à sa nouvelle carrière. Pas question de se morfondre dans son salon. Il adhère à la même philosophie devant son volant qu'au petit écran.

«L'important, c'est de rester en paix avec soi-même. J'apprends à chaque fois que je me retrouve dans la voiture, que ce soit en NASCAR ou en Challenge Ferrari. C'est la même chose à TVA Sports.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer