De grands souliers à chausser

Jacques Veilleux et Alain Obomsawin remplaceront Bob Gauthier... (Olivier Croteau)

Agrandir

Jacques Veilleux et Alain Obomsawin remplaceront Bob Gauthier à la tour de contrôle.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Pour la première fois depuis les 35 dernières éditions du Grand Prix de Trois-Rivières, il y aura un grand absent dans la tour de contrôle. Cette année, les rôles de directeur de compétition et directeur de course ne seront pas remplis par Robert Gauthier, ce véritable pilier du rendez-vous trifluvien décédé d'un cancer en novembre dernier à l'âge de 71 ans.

À quelques heures d'amorcer un premier GP3R sans son complice à ses côtés, le nouveau directeur de compétition Jacques Veilleux avait le coeur gros à son arrivée sur le circuit, hier, pour cette 46e édition. En posant les pieds dans la tour de contrôle, il n'a pu s'empêcher d'avoir une pensée pour son mentor aux côtés duquel il a travaillé pendant une trentaine d'années.

«On aborde cette édition plus difficilement, sans lui. Les émotions ont refait surface quand je me suis assis au bureau ce matin. Les larmes étaient très près, dit Veilleux, un trémolo dans la voix. C'est un honneur assez extraordinaire de pouvoir lui succéder. Il était une icône qui s'est donné coeur et âme pour le GP3R et le monde de la course automobile.»

Pour Alain Obomsawin, qui devient directeur de course, le défi est tout aussi gratifiant lorsqu'il regarde l'héritage laissé par celui qui avait été un de ses premiers coachs en course automobile.

«C'était quelqu'un qui était très disponible et qui voulait que tout soit parfait. Au cours des dernières années, il insistait pour que je demeure dans la tour de contrôle, comme s'il voulait préparer sa succession.»

Après avoir passé les derniers mois à prendre le relais d'un pilier parti trop tôt, Veilleux et Obomsawin ont maintenant des fourmis dans les jambes, à quelques heures du déclenchement des activités sur piste. «Ce qu'on vit à chaque Grand Prix, c'est sa construction. Quand le drapeau annonçant le départ de la première course va être brandi, une tonne de pression va s'enlever de sur nos épaules. On veut être parfait et on a hâte que ça commence», s'exclame Veilleux, sous le regard approbateur d'Obomsawin.

«Un grand vide»

Dans les quartiers généraux du GP3R, on sent également que le décès de «Bob» Gauthier a ébranlé tous les intervenants, à commencer par son grand manitou, le directeur général Dominic Fugère, qui considérait le disparu comme un ami. «L'absence de Bob, ça se sent. Les gens sont très tristes. Ça laisse un grand vide.»

Heureusement pour Fugère, l'organisation du GP3R n'a pas eu à chercher bien loin pour réussir à dénicher les successeurs de Gauthier. «Jacques était adjoint de Bob depuis très longtemps. Il connaît tellement la job. Tandis qu'Alain, c'est un gars qui a une bonne prestance dans la tour de contrôle. Nous avons une gang solide, des gens qui sont là depuis longtemps qui pourront assurer la relève. On a confiance que ça va bien se passer.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer