GP3R: de gros noms en piste

La série NASCAR Canadian Tire sera de retour... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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La série NASCAR Canadian Tire sera de retour en 2015 au Grand Prix de Trois-Rivières.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Alex Tagliani, Andrew Ranger, les frères Dumoulin, Marc-Antoine Camirand. Ce sont tous des noms bien connus des amateurs qui, encore cette année, peuvent aspirer aux grands honneurs en NASCAR Canadian Tire, série reine de ce premier week-end d'activités du GP3R.

Alex Tagliani, à l'instar de plusieurs autres pilotes,... (Olivier Croteau) - image 1.0

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Alex Tagliani, à l'instar de plusieurs autres pilotes, est très confiant pour l'avenir de la série NASCAR Canadian Tire qui ne cesse de gagner en visibilité. Hier, il participait à une activité-bénéfice à Trois-Rivières. Le jeune Hugo St-Cyr a effectué un changement de pneu, sous le regard amusé du pilote de Lachenaie. 

Olivier Croteau

En attendant les Petter Solberg et autres stars européennes du Championnat mondial de rallycross, vedettes de la deuxième fin de semaine de festivités, ce sont donc pour la plupart des pilotes québécois et locaux qui auront le mandat d'en mettre plein la vue, sur le fameux circuit routier du parc de l'Exposition.

Six séries différentes meubleront l'horaire à compter de demain et jusqu'à dimanche, pour un total de 11 courses. En plus de l'épreuve principale du 50 tours Julia Wine en NASCAR, on surveillera avec curiosité les deux manches trifluviennes de la toute nouvelle Coupe Nissan Micra, dont la formule s'inspire de l'ancienne Série Honda puisque toutes les voitures sont égales.

Une trentaine de pilotes feront les frais des septième et huitième courses de la saison, dont l'ex-patineur artistique et adepte de karting Elvis Stojko. Ce dernier rejoindra dans l'écurie Albi Le Géant le pilote professionnel Antoine Bessette, qui effectuera un retour dans le monde des courses après une pause de quelques années.

Durant sa carrière, Bessette a remporté le trophée Gilles-Villeneuve ainsi que le Canadian Champion Race Driver Award, il y a 10 ans. «Le niveau de compétition de la Coupe Nissan Micra est très intéressant et j'aime le principe d'une série à voitures égales et à faible coût d'exploitation. Ce genre de série attire plusieurs bons conducteurs, donc les courses sont très serrées et donnent tout un spectacle» a-t-il mentionné.

Ces nouveaux venus devront batailler avec les meneurs au classement. On retrouve en tête le Thaïlandais Thanaroj Thanasitnitikate, suivi de près par Olivier Bédard, boursier Espoir 2015 des Amis du Grand Prix. Parmi les prétendants, il faudra aussi inclure le nom de Valérie Chiasson. Son objectif avoué consiste à gagner le championnat de la série au plus tard en 2016!

Marc-André Bergeron, auteur d'un podium plus tôt cette année à Montréal, Mario Berthiaume, Kevin King, Paul Dargis et le fondateur de la série Jacques Deshaies sont les pilotes de la région qui prendront part à l'événement en Coupe Nissan, dont l'invité d'honneur ce week-end sera Éric Salvail.

La Formule 1600, seule série de monoplaces toujours en opération au GP3R, promettra également de chaudes luttes. Les nostalgiques auront entre autres la chance de surveiller le pilotage de l'oncle Jacques Villeneuve, de retour sur le circuit de Trois-Rivières après 11 ans d'absence.

Le quintuple champion aspire à la victoire, après s'être imposé dans la classe des vétérans au Grand Prix de Montréal. «Mononcle» cherche cette fois-ci à rallier le fil d'arrivée devant tout le monde. Sa présence en 1600 ajoutera assurément de la saveur aux deux courses de la fin de semaine, samedi et dimanche.

À l'instar de la Formule 1600, le Championnat du Canada des voitures de tourisme (CTCC) alignera plusieurs noms bien connus en Mauricie et au Québec. Alex Tagliani s'ajoutera à cette brochette de coureurs, rehaussant encore davantage le niveau de compétition.

Au grand bonheur des amateurs de belles voitures, les 911 GT3 de Porsche participeront à l'édition canadienne de la Coupe Challenge GT3. Reste à voir si le Montréalais Étienne Borgeat pourra de nouveau s'imposer cette année.

En terminant, il ne faudrait pas négliger l'apport de la série Sportsman qui, année après année, offre un excellent spectacle aux amateurs. Comme le veut la tradition, le vainqueur de la première course, demain soir, méritera son volant en vue de l'épreuve NASCAR Canadian Tire de dimanche.

NASCAR: pas d'inquiétude

Le partenaire de NASCAR au Canada, Canadian Tire, a annoncé en début d'année qu'il cesserait de parrainer le championnat au terme de la saison 2015, en septembre. Mais aucune inquiétude ne plane au-dessus de la tête des pilotes avec lesquels 

Le Nouvelliste s'est entretenu, à quelques jours de la neuvième course de l'histoire présentée dans les rues de Trois-Rivières.

Lorsque la nouvelle a été publiée l'hiver dernier, certains observateurs prévoyaient des moments difficiles pour NASCAR Canada dans sa quête de nouveaux commanditaires majeurs. Avec des cotes d'écoute marginales à la télévision et le manque de visibilité dans les grands médias nationaux, la tâche s'annonçait ardue.

Pourtant, on carbure à l'optimisme présentement dans les sphères de NASCAR. Le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, rappelle avec raison que la série nationale ne sera pas la première à changer de nom. 

«Inquiet? Pas du tout. La série Busch est devenue la Nationwide, qui est devenue la Xfinity. La Winston Cup a changé pour la Nextel Cup, avant de voir naître la Sprint Cup. La Craftsman a précédé les Camping World Truck Series. Ça fait partie du jeu, du roulement de commanditaires dans le sport automobile. Et je sais qu'il y a des candidats très solides à l'heure où on se parle.»

Fugère ajoute que le partenariat existant entre NASCAR et Bell Media assurera la pérennité de la série au pays. Une série de plus en plus populaire, celle qui a la plus grande renommée à l'intérieur des frontières canadiennes. «TSN et Bell sont très forts sur la recherche et la vente de commandites. Selon moi, on connaîtra le nouveau partenaire principal au banquet de NASCAR, en décembre à Charlotte, ou encore lors du Daytona 500.»

Chose certaine, les pilotes, eux, cherchent à rallier les commanditaires. En juillet particulièrement, on constate beaucoup d'intensité lors des courses.

Celle de Trois-Rivières sera déjà la cinquième depuis le début du mois, bref le rythme est effréné. Les officiels sentent les pilotes plus agressifs, ces derniers veulent à tout prix garder leurs partenaires en ces temps difficiles sur le plan économique.

Louis-Philippe Dumoulin a paraphé une entente de deux ans avec WeatherTech, ce qui l'assure d'une stabilité à moyen terme. 

«Il y a peut-être un peu d'inquiétude chez certains. L'achat d'une voiture, avec les coûts que ça entraîne, c'est énorme. Alors tu ne peux pas avoir à la modifier pour une nouvelle série dès l'année suivante. Mais je ne pense pas qu'on se rendra jusque là. Les meilleurs sont ici, en NASCAR, et ils le demeureront», soutient le Trifluvien, qui verrait d'un bon oeil l'ajout d'une course sur circuit routier l'an prochain. «À Mont-Tremblant ou dans l'Ouest canadien, pourquoi pas?»

Alex Tagliani, arrivé à Trois-Rivières hier pour lancer ses activités promotionnelles chez Piscines St-Louis, estime que NASCAR Canada a tout pour devenir un joueur majeur, et pas seulement à l'échelle du pays. Il cite en exemple le

V8 Supercars, une série australienne mettant aux prises des voitures de type tourisme.

«Il y a 28 ou 30 voitures par course avec un budget de trois millions de dollars chacune. Ils sont 25 millions en Australie, nous sommes 35. Il y a moyen de développer encore plus le NASCAR ici. Ça peut passer par un nouveau look, une nouvelle carrosserie, des émissions de télé. Le but, c'est de promouvoir et une place comme le GP3R, dans le développement, c'est primordial.»

D'ailleurs, Marc-Antoine Camirand, lui, s'inquiète davantage du nombre d'inscrits par rapport aux éditions précédentes. «Il y avait toujours au moins 30 inscrits avant. Cette année, on tombe à 25. C'est certain qu'au niveau économique, on traverse une période un peu plus difficile dans la discipline. Dans les circonstances, je me sens privilégié.»

Six ans plus tard, les Dumoulin de nouveau réunis

Pour la première fois depuis 2009, quatre membres de la famille Dumoulin seront réunis sur la piste du Grand Prix de Trois-Rivières, un endroit qu'ils connaissent comme le fond de leur poche!

Les frères Jean-François et Louis-Philippe seront évidemment parmi les têtes d'affiche en NASCAR Canadian Tire, mais leur oncle Gérald, à l'instar des éditions précédentes, se produira de nouveau en Formule 1600.  Le paternel, Richard, s'ajoutera à la fête dans la même série. «Je n'avais pas embarqué dans une formule depuis cinq ou six ans, avant de courir à Tremblant au début de l'année», souriait ce dernier, joint par Le Nouvelliste hier alors qu'il s'affairait dans son garage à finaliser les derniers préparatifs, avant de se diriger vers le site de la 46e édition du GP3R.

«Je n'ai pas comme ambition de gagner. Moi, participer, ça fait mon bonheur! L'important c'est d'avoir du plaisir. De toute façon, peu importe la formule, ça va toujours plus vite qu'avec ton char dans la rue!»

D'ailleurs, Richard et son frère n'ont jamais eu la prétention de pouvoir gagner leur vie avec la course automobile. Pourtant, c'est ce que les deux plus jeunes du clan familial accomplissent, et de brillante façon de surcroît. Ceci dit, cela s'explique en grande partie par la passion véhiculée par leur père et leur oncle. 

«Aujourd'hui, ce n'est plus seulement une question de pilotage et de fun à conduire, avance Richard. C'est d'abord une question monétaire et de savoir si tu peux miser sur une bonne et une grosse équipe. Il y a tellement d'ajustements à faire en NASCAR. Sur route, ça prend un char équilibré, sauf que sur ovale, tu me perds. Je n'ose même pas comprendre comment ça fonctionne!»

Il se concentrera donc sur sa monoplace, qu'il tentera de classer dans les deux courses à l'affiche en Formule 1600. Pour le plaisir!

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