Stroll: Dumoulin fier, mais pas surpris

Jean-François Dumoulin a été l'un des instructeurs de... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Jean-François Dumoulin a été l'un des instructeurs de Lance Stroll à ses débuts en course automobile.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Parmi les quelques personnes qui ont eu la chance d'assister aux premiers coups de volant de Lance Stroll, il y a Jean-François Dumoulin.

L'instructeur de pilotage professionnel se souvient d'un très jeune garçon qui, pourtant, parvenait à se classer parmi les meilleurs même s'il se mesurait à des conducteurs plus expérimentés que lui.

Dumoulin a vu grandir Stroll sur le site du Circuit Mont-Tremblant, propriété de son père, le milliardaire Lawrence Stroll. Non, le garçon n'a jamais eu de difficulté avec l'aspect financier associé à son sport, mais le talent lui sortait aussi par les oreilles.

À cet excellent mariage s'ajoutait une volonté bien sentie de réussir. De quoi créer un redoutable pilote qui pouvait aspirer aux plus hauts sommets. En vérité, Lance Stroll était déjà un phénomène dans les Laurentides dès son plus jeune âge.

«Quand j'ai commencé à lui enseigner, j'ai été très surpris de son désir d'apprendre. Pour un enfant, il posait beaucoup de questions. Je ne l'ai jamais vu manquer de motivation sur la piste», se souvient l'aîné des frères Dumoulin, reconnu pour ses expertises d'instructeur à travers l'Amérique du Nord.

Il régnait évidemment une ambiance festive au Mont-Tremblant jeudi, même si ça faisait quelques semaines déjà qu'on savait que Stroll serait l'heureux élu. Les personnes ayant participé au développement de Stroll n'hésitaient pas à manifester leur joie. 

Après tout, le talentueux pilote de 18 ans n'est que le troisième Québécois à obtenir un volant régulier en Formule 1 et il accomplit ce prestigieux fait d'armes au sein de l'écurie Williams, la même qui avait donné sa chance à Jacques Villeneuve en 1996.

Parions que le retour d'un Canadien à temps plein en F1 ressuscitera l'intérêt de bien des amateurs de course automobile pour une série qui a souvent été écorchée ces dernières années, notamment en raison du comportement de son grand patron Bernie Ecclestone.

«Lance a tout pour réussir, analyse Dumoulin. Il y a l'argent, c'est vrai, mais il y a aussi tous les sacrifices qui viennent avec une telle promotion. Il n'a pas été nommé chez Williams par hasard. Ça prend tous les ingrédients de nos jours pour connaître du succès: un bon entraînement, de l'argent, de la passion et une technique sans faille. Du plus loin que je me souvienne, Lance a toujours visé la F1.»

L'instructeur décrit son ancien élève comme un pilote rapide qui maîtrisait bien les techniques de pilotage. «Le talon-pointe, le transfert de poids, la compréhension dynamique d'une formule, il avait beaucoup de facilité avec les nouvelles notions. Il était doté d'une grande intelligence comme pilote automobile. Ça fait longtemps que je travaille au Circuit Mont-Tremblant et j'ai rarement vu quelqu'un d'aussi talentueux. Ça promet pour les prochaines années.»

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