Pagaille à Bowmanville

Malgré la perte de sa deuxième vitesse, Jean-François... (Matthew Manor CSCG)

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Malgré la perte de sa deuxième vitesse, Jean-François Dumoulin a été en mesure de rallier l'arrivée en sixième place dimanche au Canadian Tire Motorsports Park.

Matthew Manor CSCG

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(Trois-Rivières) Les frères Jean-François et Louis-Philippe Dumoulin ne l'ont pas eu facile au Canadian Tire Motorsports Park dimanche lors du début de la saison de la série Nascar Pinty's. Au terme d'une épreuve qui avait des allures de course d'autos-tamponeuses, ils ont respectivement pris le 6e et 12e rang.

Tout au long de l'après-midi, Jean-François a eu maille à partir avec la recrue Patrick Dussault, qui en était à sa première course en NASCAR Canada. Les contacts ont été nombreux entre les deux, si bien qu'en fin d'épreuve, c'est le Trifluvien qui a envoyé l'autre Québécois dans le décor pour finalement terminer sixième.

«Plusieurs autres pilotes m'ont dit qu'il était venu les frapper. C'est un bon gars et c'était sa première course. Mais toute la course, on roulait plus vite que lui, moi et D.J. Kennington, et il venait nous frapper. Sur la ligne arrière, ce qu'il a fait, c'était désespéré. Il allait de gauche à droite et il est venu me rentrer dedans quand j'étais à sa hauteur», a raconté Dumoulin, qui a dû se débrouiller sans deuxième vitesse pendant la majeure partie de la course.

L'aîné de la famille ne cache pas qu'il savait ce qu'il faisait en touchant Dussault - qui a terminé 16e - mais maintient qu'il ne pensait pas l'envoyer en tête à queue.

«Oui, je voulais lui donner une petite touchette, mais ç'a l'air que la touchette était un peu plus forte que prévue! Mais lorsque tu frappes quelqu'un sur la ligne arrière à pleine vitesse, tu es mieux de surveiller tes miroirs», a ajouté Jean-François, mentionnant que la poussière était retombée après la course, du moins, il espérait.

De son côté, Dussault estimait que le geste de Dumoulin n'était pas nécessaire et qu'il ne l'avait pas mérité.

«Il m'a carrément sorti. Oui, nous nous étions touchés un peu plus tôt, mais ce n'est pas la façon de répondre. J'ai toujours eu beaucoup de respect à son endroit et il a été un exemple pour moi. Mais là, je ne suis pas d'accord avec son geste. Je ne m'attendais certes pas à un tel comportement de sa part», a-t-il déclaré au Journal de Montréal.

Louis-Philippe victime de Jason Hathaway

Le Clarington 200, prévu pour 51 tours, s'est terminé dans des conditions particulièrement difficiles alors que la pluie s'est mise à tomber de façon importante sur plusieurs sections du circuit ontarien. C'est finalement Andrew Ranger qui l'a emporté profitant du tumulte devant lui pour se faufiler devant lors du dernier tour.

Derrière, Louis-Philippe Dumoulin a connu une course pénible, victime d'ennuis de freins qui faisaient gicler de l'huile jusque dans le cockpit de sa voiture. Il a dû procéder à de nombreux arrêts aux puits pour terminer la course. Malgré tout, lors du dernier tour, il était en voie de se hisser dans le top-5 lorsque Jason Hathaway l'a envoyé en tête à queue pour le faire chuter jusqu'au 12e rang.

«J'étais dans le dernier virage, je tentais de prendre la cinquième place à Alex Labbé. Je voyais le drapeau à damier et mon bon ami Hathaway m'a ramassé dans le derrière pour me faire ''spinner''.»

Les deux pilotes n'en étaient pas à leurs premières grafignes dans les dernières saisons et, de toute évidence, le cadet de la famille en a soupé du pilote ontarien.

«D'après moi, il va se passer quelque chose. Ça fait longtemps que je le dis, j'ai tenté d'être patient parce que ce n'est pas mon genre, mais là, ça fait! Je ne commencerai pas mon année comme ça. Il fait ça avec tout le monde, c'est son genre.»

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