Rallycross: l'année de toutes les promesses

La jeune sensation du rallycross Timmy Hansen (à... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

La jeune sensation du rallycross Timmy Hansen (à droite), que l'on voit ici en pleine bataille avec Reinis Nitiss au dernier Grand Prix de Trois-Rivières, a toutes les aptitudes pour succéder à Petter Solberg comme champion du monde de sa discipline, et ce, malgré l'arrivée dans la série de vedettes mondiales comme Ken Block et Sébastien Loeb.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Si la firme IMG souhaite en faire un incontournable sur la planète du sport automobile, le Championnat mondial de rallycross doit passer le test de la saison 2016.

Après des débuts honnêtes en 2014 et 2015, le Rallycross RX entrera dans l'âge adulte. L'arrivée de Ken Block et Sébastien Loeb, deux vedettes internationales idolâtrées par des millions d'amateurs aux quatre coins du globe, devrait permettre à la série de se donner les moyens de ses ambitions.

Car en ajoutant à l'équation les retours du double-champion Petter Solberg et de la plupart des meilleurs jeunes espoirs, on devrait avoir droit à plusieurs batailles épiques tout au long du calendrier, qui s'amorce en fin de semaine à Montalegre au Portugal.

À l'instar des deux premières campagnes, Trois-Rivières figure au menu de la programmation, la cité de Laviolette accueillant la seule compétition présentée en Amérique du Nord le 5 août, dans le cadre du premier week-end du Grand Prix de Trois-Rivières.

À qui la couronne?

Petter Solberg peut-il conserver cette couronne qu'il a si bien défendue l'an passé? Bien des observateurs estiment que le Norvégien part avec deux prises contre lui. En effet, Hollywood, comme on le surnomme dans les paddocks, fera cavalier seul cette saison, lui qui n'a pas été en mesure de ficeler les derniers détails pour créer son équipe.

Déjà en 2015, le constructeur français Citroën avait mis fin à son association avec Solberg. Ça ne l'a pas empêché de voguer vers un deuxième titre de suite, mais il sera difficile de répéter l'exploit sans l'apport d'une usine. Il semble que Ken Block souhaitait l'intégrer à son équipe chez Ford, mais le vétéran de 41 ans a décliné l'offre.

Vice-champion, le Suédois Timmy Hansen se pointe avec de grandes ambitions. Malgré son jeune âge (23 ans), Hansen part avec un avantage considérant qu'il mise sur l'expertise du constructeur Peugeot. Jumelé à son talent naturel derrière un volant, il a tout ce qu'il faut pour succéder à Solberg, surtout que son équipe, gérée par sa mère, a été sacrée championne des constructeurs lors de l'édition 2015.

«En plus, il se retrouvera aux côtés de Loeb, ce qui ne peut pas lui nuire», relate le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, qui agira de nouveau à titre de descripteur des courses de rallycross sur les ondes de RDS, en compagnie de Patrick Carpentier.

«Loeb a beaucoup de potentiel, c'est quand même un gars qui a remporté neuf fois le championnat mondial de rallye. Pour connaître du succès en rallycross, il devra travailler sur ses départs et composer avec les nombreux contacts entre les voitures.»

Quant à Block, sa venue est inespérée pour tous les promoteurs. Il demeure sans contredit l'une des plus grandes vedettes de son sport, notamment auprès des jeunes. Le fondateur de la compagnie DC Shoes a certainement l'ambition de savourer un championnat, même s'il n'a aucune expérience en Rallycross RX.

Visibilité accrue

Chose certaine, le Français Loeb et l'Américain Block assureront au championnat une couverture dans ces deux pays. Par la bande, il s'agit d'une bonne nouvelle pour Fugère et son équipe. «On lance des forfaits réceptifs pour les touristes européens cette année au Grand Prix. Ça tombe bien!»

Sinon, le grand manitou du GP3R croit lui aussi que 2016 constituera le test le plus significatif jusqu'à maintenant pour IMG. «C'est l'année la plus éclatante de la jeune histoire du championnat, donc tout doit bien fonctionner.»

L'épreuve portugaise sera la première de 12 rendez-vous. Parmi ces épreuves, deux auront lieu sur des circuits de Formule 1, soit Barcelone (Espagne) et Hockenheim (Allemagne). L'étape de Turquie a été retirée en raison du climat politique instable dans ce pays, tandis que la Lettonie s'ajoute à la liste.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer