Ryan Cochrane a été séduit

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Après avoir disputé les Championnats du monde de canoë-kayak la semaine dernière, Pierre-Luc Poulin et Ryan Cochrane ont vécu leur première expérience à la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Éric Massicotte

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(Trois-Rivières) Originaire d'Halifax en Nouvelle-Écosse, Ryan Cochrane ne savait pas exactement à quoi s'attendre lorsqu'il a accepté de participer à la Classique internationale de canots de la Mauricie. Lundi, après avoir traversé le fil d'arrivée en première place, il promettait que ce ne serait pas sa dernière visite.

Pour cette première présence en Mauricie, l'olympien de Londres et de Rio avait décidé de prendre part à l'épreuve en compagnie de Pierre-Luc Poulin, son partenaire sur la scène mondiale du kayak de vitesse. Le duo, beaucoup plus jeune que leurs adversaires, Joe Shaw et Mario Blackburn, ont terminé avec un temps de 12 h 51,35 min, le plus rapide, toute forme d'embarcations confondues.

«C'est incroyable! Je ne savais pas à quoi m'attendre. Je savais que ce serait long et difficile, mais pas autant que ça. C'était très dur pour les fesses. En sprint, tu t'entraînes au maximum une heure et tu mets beaucoup de pression sur ta rame, ce qui fait que tes fesses lèvent. Ce n'est pas le cas ici. Chaque fois que je vais faire un sport dans le futur, ça va me sembler plus facile. C'est tellement dur mentalement, mais aussi pour le corps.»

Ce n'est pas la victoire qui a séduit Cochrane, mais surtout l'ambiance qui régnait tout au long du parcours, autant chez les amateurs que chez les compétiteurs.

«Je me suis fait des amis pour la vie. L'attitude des gens autour de l'événement est incroyable. Après le premier jour, j'ai réalisé à quel point j'avais du respect pour les participants, surtout en C-2, parce qu'ils se battent continuellement. Nous, on pouvait prendre une pause, mais pas eux. C'est vraiment impressionnant.»

Depuis plusieurs années, la Classique tente de développer la catégorie du kayak, sans trop de succès jusqu'à présent. La présence de Cochrane et Poulin risque de faire des petits.

«Je vais écrire un message sur les réseaux sociaux et dire que tout kayakiste de sprint devrait y participer une fois dans sa vie. C'est sûr que je vais revenir un jour. J'aimerais le faire en C-2 pour le plaisir, parce que je ne pense pas pouvoir compétitionner contre les meilleurs.»

Poulin lui aussi tentera de convaincre certains de ses adversaires mondiaux de venir faire un tour sur le Saint-Maurice dans les prochaines années.

«C'est sûr que je vais revenir. On en parlait au Championnat du monde qu'on voulait amener plus de monde. La course serait encore plus rapide et relevée, parce qu'avec plus de compétiteurs, il va pouvoir y avoir plus de stratégies. Si on met 10 kayaks à l'eau, ce sera complètement différent.»

L'équipe Hockey Lemay s'est facilement imposée en rabaska.... (Éric Massicotte) - image 2.0

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L'équipe Hockey Lemay s'est facilement imposée en rabaska.

Éric Massicotte

Rabaska: Hockey Lemay dominant

Après avoir cédé sa place en 2016, l'équipage Hockey Lemay est de retour au sommet du podium de la Classique internationale de canots de la Mauricie en rabaska à neuf.

La formation n'a laissé aucune chance à ses compétiteurs en remportant les trois manches de l'événement haut la main. Du moins, c'est ce qu'on croyait, jusqu'à ce que le bateau ne soit pénalisé de cinq minutes pour avoir raté une bouée en fin de course lundi alors qu'elle menait par près de trois minutes sur l'As du piano. Cette pénalité l'a donc reléguée au deuxième rang de la journée.

«On n'a pas passé du bon côté de la bouée, alors la Classique nous donne cinq minutes de pénalité. C'est dommage, mais nous avions 11 minutes d'avance, donc ce n'est pas un problème. L'année dernière, il n'y avait qu'une bouée, cette année, il y en a une qui a été rajoutée. C'est mon erreur, je n'ai pas regardé le plan. C'était en ligne droite, donc ça ne changeait rien, mais bon, on va la prendre», s'est exclamé le capitaine de l'équipe, Philippe Lecours.

Il faut dire que Hockey Lemay avait mis le paquet pour s'assurer de remporter la victoire. À bord de l'embarcation, on retrouvait plusieurs membres du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, et pas les moindres. L'olympienne de Rio Andréanne Langlois s'est jointe à l'aventure, en plus de Charles-Antoine Girouard, Marc-Alexandre Gagnon et Sarah-Jane Caumartin, pour ne nommer qu'eux. Tous des athlètes de niveau international en canoë-kayak de vitesse.

«Ce qui est le fun, c'est que sur la ligne de départ, nous n'avons pas de pression. On ne sait pas à quoi s'attendre exactement, mais nous ne sommes pas dans le même esprit qu'en canoë-kayak. Ce n'est pas comme du sprint, mais comme on s'entraîne deux fois par jour, six jours par semaine, on est en forme et on a un fond d'endurance. Mais on va avoir des courbatures comme tout le monde», a souligné Langlois, qui étudie la possibilité de prendre part à la Classique dans un bateau à deux l'an prochain.

«C'est un gros défi, mais je suis ouverte à l'idée. Les gars aimeraient peut-être la faire aussi. Ça dépend de tout plein de circonstances, mais j'aimerais m'essayer avec une fille en canot. Ce serait ma dernière année où c'est possible parce qu'ensuite, j'entre dans un cycle olympique.»

Même si ses membres se sont retrouvés avec une médaille d'argent et non pas d'or à leur cou, l'équipe As du piano était bien satisfaite de sa performance.

«C'est une de nos meilleures Classique quand je regarde nos temps. L'équipe qui était en avant, nous n'avions pas les heures d'entraînement pour rivaliser avec elle. Notre objectif était d'être plus vite que l'an passé, et ce, même si nous avions des nouveaux», a analysé Alain Lamontagne, rameur-entraîneur avec l'équipe.

Le podium a été complété par l'équipe Gervais Auto 2.0, suivi du Desjardins de Waterloo. À la surprise de plusieurs, les Draveurs de La Tuque, une équipe qui n'avait jamais pris part à la Classique, se sont emparés du cinquième rang.




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