Et de deux pour le duo Pellerin-Blais!

La tâche s'annonçait colossale, mais Mathieu Pellerin et... (Photo Cyrille Farré - Agence Cynic)

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La tâche s'annonçait colossale, mais Mathieu Pellerin et Guillaume Blais ont rempli leur mission.

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(Trois-Rivières) La tâche s'annonçait colossale, mais Mathieu Pellerin et Guillaume Blais ont rempli leur mission.

Pour une deuxième année d'affilée, Guillaume Blais et... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Pour une deuxième année d'affilée, Guillaume Blais et Mathieu Pellerin ont soulevé la coupe McCormick, emblème de la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Grâce à une deuxième étape frôlant la perfection, dimanche, les champions en titre ont réussi à conserver leur couronne de la Classique internationale de canots de la Mauricie au terme d'une troisième et dernière étape sans histoire, lundi, en conclusion de la 83e édition.

Au fil d'arrivée de l'île Saint-Quentin, après un effort de 44 kilomètres entre Shawinigan et Trois-Rivières, Pellerin et Blais ont devancé de justesse leurs plus proches poursuivants, Christophe Proulx et Steve Lajoie, au sprint final, gonflant par le fait même leur confortable avance d'une minute et 35 secondes acquise la veille. Au final, les vainqueurs ont mis 13 heures 9 minutes et 31 secondes pour parcourir la rivière Saint-Maurice de La Tuque à Trois-Rivières, pour confirmer cette deuxième victoire d'affilée.

«C'était une chaude lutte. La course a été difficile d'un bout à l'autre. Steve, c'est un grand champion et Christophe un rameur en pleine ascension. Ils ont une très bonne équipe. Ils nous ont fait manger nos bas, dans la première étape», a commenté Blais.

Proulx et Lajoie avaient en effet donné le ton à un week-end enlevant en s'offrant la victoire lors de la première étape, samedi à Trois-Rives, 11 secondes devant les champions en titre. Ensuite, le sort de la 83e édition s'est joué dimanche lors du portage à Grand-Mère. Jusque-là, les deux équipes de tête refusaient de céder le moindre pouce. Puis, lors du portage, Pellerin et Blais ont réussi à devancer suffisamment leurs rivaux pour placer leur embarcation à l'eau en premier et se détacher. De Grand-Mère à la Promenade du Saint-Maurice, ils sont ainsi parvenus à se forger une priorité d'une minutes et 46 secondes, reléguant aux oubliettes leur retard de 11 secondes de la veille.

«Pour gagner à Shawinigan, il faut que tu coures. C'est ce qu'on a fait!», a noté Blais.

Avec une telle priorité, il ne s'agissait pratiquement que d'une formalité lundi pour que le tandem mauricien confirme sa deuxième victoire de suite. Malgré tout, Pellerin et Blais tenaient à savourer leur triomphe en ralliant l'arrivée en premier.

«On voulait absolument finir en gagnant à Trois-Rivières. Il n'était pas question de terminer deuxièmes pour notre victoire. On l'a réussi!», a quant à lui glissé Pellerin.

Dans l'embarcation des vice-champions, on savourait tout de même cette deuxième position. «On a perdu une dizaine de secondes à Grand-Mère et ç'a fait la différence. Nous sommes quand même contents du résultat. Christophe est allé chercher sa première victoire d'étape, à 21 ans. Je crois que ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivé», a souligné Lajoie, huit fois vainqueur de la Classique en compagnie d'Andy Triebold.

Son coéquipier savourait quant à lui son meilleur résultat en carrière. Après sa première victoire à la course AuSable River Canoe Marathon, Proulx couronne une année remplie de progrès. «C'est ma meilleure Classique à vie. Je ne pouvais pas demander mieux. Ça m'a pris deux deuxièmes positions au Michigan avant de réussir à gagner. Là, je viens de finir deuxième à la Classique. Ils sont mieux d'être prêts à Grand-Mère l'an prochain!», a indiqué Proulx, ne fermant pas la porte à une autre éventuelle association avec Lajoie.

Maintenant doubles vainqueurs, les champions sont désormais les hommes à battre sur la rivière Saint-Maurice. «Ça fait un petit velours, mais il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Il y a beaucoup d'équipes qui progressent», prévient Blais.

Sur la dernière marche du podium, le portrait est demeuré inchangé alors que les frères Tommy et Jimmy Pellerin ont conservé leur troisième position acquise l'an dernier. «Ç'a bien été. On a même réussi à accoter Steve et Christophe lors de la deuxième étape», a souligné Jimmy.

«Ça fait deux fois qu'on termine sur le podium, alors on veut maintenir ce résultat ou encore l'améliorer. Plus ça va, plus on se rapproche. On est capable de les tenir et un jour, ça va être notre tour.»

Chez les femmes, la victoire est allée à Rebecca Davis et Hailey Halstead, qui ont devancé Priscilla Thellend et Noémie Pelletier-Lavallée, tandis que Trevor Robinson et Edith MacHattie ont raflé la palme dans la classe mixte.

En bref

Quart de siècle pour Rousseau

Pendant qu'une nouvelle génération de canotiers prend de l'ampleur, certains vétérans demeurent fidèles au poste. C'est le cas de Guy Rousseau qui a complété la Classique pour une 25e fois cette année. Au fil d'arrivée, Rousseau et son coéquipier François Dagenais ont bouclé l'épreuve en 12e position.

Trois Américains chez les Avengers

Le jour n'est peut-être pas loin où un équipage totalement américain prendra part à la Classique en rabaska à neuf. Ce week-end, la formation des Avengers du bar Chez Tonio misait sur trois rameurs du pays de l'Oncle Sam, Susan Williams, Justin Griffith et Peggy English. Quand on sait que le R9 était en démonstration cet été lors de l'épreuve AuSable River Canoe Marathon, il y a fort à parier que les Américains emboîteront le pas plus tôt que tard...

Le cousin en relève

Jason Marcouiller a offert un bel exemple de courage et de solidarité familiale ce week-end en prenant la relève de Steve Marcouiller à pied levé, puisque celui-ci avait subi une blessure avant la course. Ainsi, c'est avec à peine 10 heures d'entraînement dans le corps que Jason a fait équipe avec son cousin Steven. Au-delà du résultat (42e position) les deux canotiers ont réussi à rallier l'arrivée lundi, après un effort de 16 heures 22 minutes et 20 secondes. Et comme si l'épreuve n'était pas assez éreintante, le duo a chaviré à quelques mètres de l'arrivée, avant de remettre son embarcation à flot sous les applaudissements nourris de nombreux spectateurs...

Une première

Le canot à quatre (C4) a fait son entrée à la Classique en démonstration cette année. Seul inscrit, le quatuor de Julien Héon, Catherine Gélinas, Vincent-Charles Lacombe et Philippe Ayotte a bouclé les 200 km sans anicroche. Le directeur général Stéphane Boileau fonde de grands espoirs envers cette catégorie. À titre d'exemple, une cinquantaine d'équipes ont participé à la course Adirondak Canoe Classic, dans l'État de New York...

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