Un absent de taille au Petit défi de la Classique de canots

La 18e édition du Défi Réjean-Huard était empreinte... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La 18e édition du Défi Réjean-Huard était empreinte d'émotions mardi, en l'absence de son fondateur, décédé en novembre dernier.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Il y avait un absent de taille, mardi soir au Parc de l'île Melville de Shawinigan. Décédé en novembre dernier, Réjean Huard n'était pas sur place, pour la première fois en 18 ans, afin d'assister aux prouesses de ses héros dans le cadre du Petit défi de la Classique internationale de canots de la Mauricie qui porte désormais son nom.

Aux abords de la rivière Saint-Maurice, le président de la Classique Stéphane Boileau avait un pincement au coeur en voyant les 13 équipes prendre place sur la ligne de départ. «C'est énorme, comme vide cette année, a-t-il lancé. L'an passé, il était présent et c'était très touchant de le voir parmi nous puisqu'il savait que c'était sa dernière édition.»

À l'été 1998, Réjean Huard avait décidé de mettre sur pied cet événement afin de mettre en valeur des personnes affichant des déficiences physiques ou intellectuelles. Jumelés à des canotiers de la Classique internationale de canots de la Mauricie, ils pouvaient ainsi vivre à leur manière, leur moment de gloire de cette semaine canotière. De fil en aiguille, cet événement est devenu un incontournable de la programmation et les organisateurs souhaitent attirer encore davantage les projecteurs dans les années à venir.

«Réjean a été un personnage majeur pour la Classique. Il a tenu la Classique à bouts de bras pendant plusieurs années. C'était naturel de nommer le Petit défi à son nom. On est content de l'importance qu'on accorde à l'événement cette année et on souhaite encore le développer davantage dans les années à venir», s'emballe le président Boileau.

Patience récompensée

Mardi soir, ce sont deux nouveaux participants qui ont goûté à la victoire au Défi Réjean-Huard. Disons qu'à bord du canot vainqueur, ce n'est pas l'expérience qui manquait. À sa 18e participation, David Savoie savourait pleinement cette première position remportée avec Éric Gagnon, sous les applaudissements bien nourris de ses amis et rivaux.

Le vainqueur a eu une petite pensée pour son premier partenaire, le regretté Jean-Pierre Petit. «On avait chaviré à ma première participation, a rigolé Savoie. Ce soir, ça s'est bien passé. J'ai encouragé Éric tout le long. Je lui disais «Go! Go!» et on y allait à fond. J'étais bien heureux de lever les bras en l'air en arrivant premier.»

Habituellement jumelé à Christophe Proulx pour les compétitions Éric Gagnon soulignait avoir reçu de chaleureux encouragements de son coéquipier d'un soir. «Il m'encourageait tout le temps. Une chance qu'il était là!», mentionne celui qui se fait un devoir de participer à cette activité depuis une dizaine d'années. «C'est merveilleux de les voir aller. C'est une petite demi-heure dans nos vies qui fait une grande différence dans celles de ces personnes. C'est précieux.»

Par ailleurs, Gagnon espère que cette première compétition de la semaine laisse présager de beaux résultats pour le marathon canotier reliant La Tuque à Trois-Rivières à compter de samedi matin. «J'espère bien qu'il y en aura d'autres victoires comme ça, cette semaine», sourit celui qui effectuera un retour à la Classique après une absence de deux ans.

Au fil d'arrivée, les duos de Jimmy Pellerin et Marie-Claude Ayotte ainsi que Mathieu Gagnon et Jessica Clément ont complété le podium de cette 18e édition qui sera assurément de retour au programme de la Classique l'an prochain.

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