Classique de canots: Trois-Rivières en veut plus pour son argent

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Yves Lévesque souhaite que les activités de la Classique internationale de la Mauricie soient bonifiées à Trois-Rivières.

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(TROIS-RIVIÈRES) Est-ce que la Ville de Trois-Rivières en a pour son argent avec la Classique internationale de canots de la Mauricie? Si on en croit les propos d'Yves Lévesque, il semble que non. Le maire de Trois-Rivières souhaite que les activités qui ont lieu à l'île Saint-Quentin soient bonifiées afin de favoriser les retombées économiques.

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Le président de la Classique internationale de la Mauricie, Stéphane Boileau.

Photo: Andréanne Lemire Le Nouvelliste

«On sait que l'ancienne Ville de Trois-Rivières avait quitté la Classique. Nous avons depuis réintégré l'événement, mais nous avons toujours affirmé que nous sommes la fin de la course et qu'il n'y a pas grand-chose chez nous pour l'argent qu'on met», lance d'emblée le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque. «Des retombées, il n'y en a pas. [...] Nous avons toujours dit qu'il doit y avoir quelque chose à Trois-Rivières.»

Des spectacles sont présentés cette année à La Tuque ainsi qu'à Shawinigan, les 4, 5 et 6 septembre. Vendredi, les Frères Lemay seront en spectacle au centre-ville de La Tuque, alors que Jason Bajada et Elliot Maginot se produiront le lendemain à Shawinigan. Dimanche 6 septembre, Stephen Faulkner et Marc Déry seront également en spectacle à Shawinigan dans le cadre de la Classique de canots. Bien qu'il y aura de l'animation musicale à l'île Saint-Quentin le 7 septembre dès 11 h pour l'arrivée des canotiers, aucun spectacle d'envergure n'est prévu pour Trois-Rivières.

«Il y a des animations d'ambiance de prévues à Trois-Rivières, mais ce n'est pas grand-chose. Ça n'attire pas beaucoup de monde», croit le maire de Trois-Rivières qui comprend bien que Trois-Rivières est inévitablement à la fin de la compétition. «Lorsqu'on investit dans un événement, on veut avoir des retombées.»

La Ville de Trois-Rivières donne 35 000 $ annuellement pour l'organisation de la Classique internationale de canots. Il faut de plus ajouter à ce montant entre 5000 et 10 000 $ notamment pour le soutien logistique offert par les services de la Ville.

La cité de Laviolette est toutefois la seule ville à avoir un représentant à la table du conseil d'administration de la Classique. Il s'agit du conseiller municipal du district de Sainte-Marguerite, Pierre A. Dupont. «Il a fait part de nos demandes. C'est quelque chose qui nous préoccupe», précise le maire de Trois-Rivières.

Le président de la Classique internationale de canots de la Mauricie, Stéphane Boileau, indique que les participations financières des villes de La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières «sont largement suffisantes» et que les demandes du maire Lévesque sont légitimes.

«Nous avons plusieurs projets pour Trois-Rivières», assure-t-il. «Il n'y a pas une municipalité où on ne travaille pas pour bonifier [l'offre]. Nous avons des projets de retransmission, c'est majeur. Et Trois-Rivières et Shawinigan sont dans le projet.»

Stéphane Boileau avoue de plus que la Ville de La Tuque est celle qui au prorata de sa population donne le plus. Le maire Normand Beaudoin indique que son administration contribue cette année à la hauteur de 20 000 $.

«Nous avons donné plus l'an passé, mais les budgets des municipalités ont été coupés. Si M. Couillard nous redonne plus d'argent l'an prochain, nous allons sûrement pouvoir soutenir davantage la Classique internationale de canots», explique le maire de La Tuque qui ne veut pas commenter les montants des subventions des autres municipalités de la région.

Par ailleurs, Stéphane Boileau rappelle que le provincial et le fédéral pourraient soutenir davantage la Classique internationale de canots de la Mauricie. Si le ministère québécois du Tourisme ne donne que 7500 $, Ottawa de son côté ne finance pas du tout l'événement.

«Il faut que le ministère du Tourisme soit conscient du développement. On souhaite s'asseoir avec lui dès l'automne pour avoir une meilleure participation de Québec», affirme le président de la Classique. «La Classique est rendue ailleurs et je crois que les députés sont conscients de notre démarche et qu'ils vont nous appuyer.»

La première étape de la Classique se terminera à nouveau cette année au pont Mékinac, à Trois-Rives, plutôt qu'à Saint-Roch-de-Mékinac. Cette décision avait soulevé une certaine controverse l'an dernier. Stéphane Boileau soutient que cet endroit permet aux spectateurs d'assister à l'arrivée des compétiteurs. «C'était un succès l'an passé. C'est certain qu'on revient avec ça.»

De plus, cela permet, note le président de l'événement, de balancer les premières étapes de la compétition. Avec ces changements, la première étape à une longueur de 75 km alors que la seconde, entre Trois-Rives et Shawinigan, est de 70 km.

gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca

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