Carrière s'attend à tous les scénarios

Mario Carrière... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Mario Carrière

François Gervais, Le Nouvelliste

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(St. John) Mario Carrière n'a pas été choyé depuis qu'il a accepté de succéder à Alain Bissonnette comme dépisteur-chef des Cataractes. À son premier repêchage l'an dernier, il a dû attendre au milieu de la deuxième ronde avant de s'emparer du micro. Un scénario qui va se répéter samedi à Saint-John, si son patron Martin Mondou n'arrive pas à étoffer sa banque de choix qui comprend actuellement quatre choix dans les trois premiers tours, mais aucun en première ronde.

«C'est sûr qu'en ce moment, je ne contrôle rien. Je peux bien parler du type de joueur que j'aime, il n'est pas dit qu'il va en rester au moment où je vais repêcher! Mais je suis très à l'aise avec la situation, il y a des sacrifices à faire quand tu t'équipes pour gagner. Si notre situation change, nous serons prêts à nous ajuster. Sinon, on va attendre notre tour et faire les meilleurs choix possibles.»

N'allez pas croire toutefois que Carrière n'est pas confiant pour autant de préparer adéquatement le futur de l'organisation. Il est très fier de sa cuvée de l'an dernier menée par Gabriel Denis, qui a percé les rangs de l'équipe en fin de saison. 

Le Millésime 2017 est perçu comme un grand cru. «Il y a plus de profondeur dans cette séance de sélection. On tombe moins rapidement dans les projections. Je pense qu'il y aura facilement trois rondes de qualité. Il va évidemment y avoir d'autres joueurs par la suite mais dans les trois premières rondes, ce sera plus solide que l'an dernier.»

Sur la cinquantaine de patineurs qui vont meubler les trois premiers tours, plusieurs ont indiqué ne pas être sûrs de choisir la LHJMQ. Certains ont même avisé des équipes que leur plan d'aller vers la NCAA était coulé dans le béton. 

Le Drakkar a mis le feu aux poudres il y a quelques semaines en déclarant qu'un tiers des 18 meilleurs espoirs ne voulait même pas rencontrer l'organisation. Carrière hausse les épaules quand on le questionne à ce sujet. Ce n'est pas d'hier qu'il y a une grosse partie de poker à la table du repêchage. Ce vieux routier a peu d'appétit pour ces jeux de coulisses.

«Je sympathise avec les équipes qui ont plus de mal à convaincre les joueurs d'aller chez eux. Lors de mon passage à Val-d'Or, je me souviens d'une année où seulement 3 des 18 meilleurs espoirs voulaient venir chez nous! Ce n'est pas évident mais il y a quand même moyen de faire de bons choix. À Shawinigan, nous ne vivons pas ce genre de problème-là. On a fait 92 entrevues. Ça s'est bien passé. Il y a quelques cas épineux dans les Maritimes mais règle générale, le portrait est assez clair», souligne Carrière, qui va néanmoins placer sur sa liste ces jeunes récalcitrants qui entretiennent le mystère sur leur avenir. 

«On les place au bon endroit sur la liste puis au repêchage, on prend une décision. Mais notre priorité restera toujours de prendre des joueurs dans notre ADN, qui vont ressentir de la fierté à porter notre chandail.»

Carrière avait très peu pigé en Mauricie l'an dernier. Ça pourrait être différent à Saint-John car il reconnaît que plusieurs patineurs nés ou élevés ici sont attrayants à ses yeux. «J'ai eu de très bonnes entrevues en Mauricie. Pas juste avec des gars du midget AAA. On a aussi rencontré des joueurs de l'Espoir et de la LHPS. On verra comment la journée se déroulera mais on a de l'intérêt.»




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