Claude Bouchard sera-t-il de retour?

Les souliers de Claude Bouchard ont beaucoup voyagé... (François Gervais)

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Les souliers de Claude Bouchard ont beaucoup voyagé ces trois dernières années, de Baie-Comeau à Shawinigan en passant par Saguenay.

François Gervais

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(Shawinigan) Le post mortem des Cataractes, jeudi après-midi au centre Gervais Auto, aura peut-être été le théâtre de la dernière sortie médiatique de Claude Bouchard en tant que pilote de l'équipe.

Bouchard a confié avoir prévenu son patron Martin Mondou lundi qu'il était en réflexion sur son avenir. Le vieux routier vient de traverser une saison mouvementée, loin du domicile familial, ce qui l'incite à croire qu'il retournera dans l'univers de l'enseignement quand son congé sans solde prendra fin l'an prochain. À partir de là, il a demandé à Mondou d'évaluer s'il préférait amorcer le nouveau cycle avec un entraîneur prêt à s'engager à long terme. 

«J'ai trouvé ça difficile cette année d'être loin de chez moi, j'en ai parlé une couple de fois à Martin durant l'hiver. Au cours des trois dernières années, j'ai travaillé à Baie-Comeau, sur une réserve indienne, à Chicoutimi avec les Saguenéens et les Marquis, puis ici à Shawinigan. Je suis entraîneur depuis que j'ai 16 ans, j'ai toujours été prêt à faire les sacrifices qui viennent avec ce métier. Mais cette année, c'était plus pesant», a expliqué Bouchard. 

«Je suis rendu à 50 ans, je suis encore célibataire. La vie d'entraîneur n'est pas facile à ce chapitre. Et comme je n'ai pas l'intention de finir mes jours seul, je me dis que le temps est peut-être venu de changer mon emploir du temps.»

Bouchard insiste, il n'est pas poussé vers la sortie par les Cataractes, après une élimination plus rapide que prévu ce printemps. 

«Ce n'est pas ça du tout. J'ai assez d'expérience pour sentir ce genre de chose, je me suis déjà fait congédier une fois. Dans toutes mes discussions avec Martin, j'ai senti son appui. C'est lui qui m'a donné une deuxième chance dans la LHJMQ, je lui en serai toujours reconnaissant. Ma réflexion, elle est personnelle. J'ai un contrat, je pourrais revenir sans partager mes états d'âme, mais je ne suis pas fait ainsi. Je suis entier. Et c'est la raison pour laquelle j'en ai parlé à Martin, et je vous en parle aujourd'hui.»

Les prochaines semaines vont donc aiguiller Bouchard sur l'avenue à emprunter. Les Cataractes soupèseront aussi leurs options. «On va se donner un peu de temps. On a un deuil à vivre tous ensemble avec cette élimination. Les réponses viendront après le deuil.»

Si jamais Bouchard et les Cataractes conviennent qu'il est temps d'injecter du sang neuf derrière le banc de l'équipe, il est déjà acquis qu'il restera au sein de l'organisation, dans un rôle à préciser. 

En ce qui concerne le reste du personnel hockey, Steve Larouche sera de retour l'an prochain, lui à qui il reste également une année de contrat. L'entraîneur des gardiens Steve Mongrain serait quant à lui sur le point de parapher une nouvelle entente de deux ans. Mais Ron Choules, débarqué à Shawinigan en début de saison, ne figure plus dans les plans des Cataractes.

Martin Mondou n'a pas apprécié le travail des... (Stéphane Lessard) - image 2.0

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Martin Mondou n'a pas apprécié le travail des officiels en séries.

Stéphane Lessard

Mondou critique l'arbitrage

Quatre jours après l'élimination surprise des Cataractes aux mains des Foreurs en première ronde, l'organisation des Cataractes a tenu à rappeler que la plus vieille organisation de la LHJMQ venait de boucler une excellente saison, marqué notamment par un championnat de division et un nouveau record d'assistance. 

Sept mois de succès à tous les niveaux, qui passent évidemment un peu dans le beurre depuis que les Cataractes ont été l'un des premiers clubs éliminés lors de la grande danse du printemps, alors que l'objectif était de soulever la coupe du Président.

«Le résultat final est très décevant. Et il m'atteint profondément, comme notre élimination en première ronde face aux Mooseheads il y a deux ans», admettait le directeur-gérant Martin Mondou. 

«C'est dur de comprendre pourquoi nous avons cassé ainsi au premier tour. Il y a quand même des points que l'on peut ressortir. Je pense notamment aux performances devant le filet, inférieures à celles obtenues en saison. Nos joueurs-clés n'ont pas affiché beaucoup de constance non plus. Il y a eu des blessures et des suspensions. Au sujet des blessures, chapeau à Mathieu Olivier, qui a insisté pour jouer malgré une fracture à un poignet. Et il y a eu l'arbitrage énormément déficient.»

Mondou a ensuite poussé un soupir, avant de reprendre sur les chevaliers du sifflet. «Je vais me vider le coeur. Lors du match numéro deux de la série, c'est la pire performance d'officiels dont j'ai été témoin en 10 ans. Avant la série, j'avais remarqué des choses, j'en avais fait part aux autorités de la ligue. Visiblement, le message ne s'est pas rendu. Il y a un manque de leadership dans notre ligue. Ce n'est pas la raison principale pour laquelle nous avons perdu face aux Foreurs, mais ça n'a pas aidé.»

Après la fin de la période des transactions, Mondou avait clamé que son équipe était aussi forte que n'importe qui. La déconfiture de fin d'année est-elle attribuable à une mauvaise évaluation de sa part, à un mauvais travail des entraîneurs ou à des joueurs qui n'ont pas joué à la hauteur de leur potentiel? Mondou a été agacé par cette question. 

«À la mi-février, nous étions encore premiers au classement général. Nous avons battu les Huskies et les Sea Dogs. Deux de nos gars, Samuel Girard et Mikhail Denisov, ont été élus sur la première équipe d'étoiles. On a connu un passage à vide au mauvais moment, ça c'est vrai. Mais si on avait battu les Foreurs, qui sait jusqu'où on aurait pu se rendre. Personnellement, je pense qu'on pouvait gagner avec cette équipe.»

Après trois top cinq en autant de saisons et une finale, les Cataractes doivent se résoudre à entamer un nouveau cycle. L'équipe sera plus jeune en 2017-18. 

«On détient quatre choix dans les trois premières rondes au prochain repêchage. Et nous avons trois des six meilleurs marqueurs de la Ligue midget AAA déjà dans notre organisation. Ils sont reconnus comme des passionnés, des vrais. Ça va être très intéressant de suivre leur progression. On pense que dans deux ans, pour l'année du 50e, nous serons compétitifs.»




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