L'art de se relever en pleine tempête

Les Cataractes ont célébré une importante victoire pour... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Les Cataractes ont célébré une importante victoire pour leur confiance mercredi soir.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Si les Cataractes offrent un long et excitant printemps à leurs partisans, il faudra se souvenir de ce 66e match de la saison régulière.

Traversant une séquence de six revers à leurs sept dernières sorties, les hommes de Claude Bouchard ont utilisé les champions en titre comme remède à cette grippe d'homme, récoltant une victoire de 3-2 signée devant plus de 4200 personnes réunies au Centre Gervais Auto.

La marge de manoeuvre des Shawiniganais était inexistante mercredi. Les Huskies formaient l'équipe de l'heure dans la LHJMQ, débarquant en Mauricie avec une séquence de 10 victoires d'affilée dont plusieurs ont viré en véritable pique-nique.

Pour les freiner, les Cataractes ont joué du hockey inspiré, performant sur les unités spéciales et gagnant beaucoup de guerres un contre un. Ils ont aussi eu besoin d'un Mikael Denisov au sommet de son art. Bref, ils ont retrouvé leur ADN, qui avait produit tellement de beaux fruits au cours des six premiers mois de la saison. 

Dennis Yan a dirigé l'attaque des Cataractes avec un doublé, ce qui porte sa récolte à 45 buts. L'autre filet des Cataractes est venu de la palette de Brandon Gignac, durant un avantage numérique en première période.

Pour une rare fois depuis quelques semaines, les Cataractes ont été les premiers à s'inscrire à la marque grâce à un superbe but de Gignac, qui a bénéficié de la couverture étroite sur Samuel Girard pour obtenir beaucoup d'espace afin de préparer ce tir des poignets parfaits. 

Menant 2-1 après 40 minutes, les Cataractes ont su résister à la tentative de retour des Huskies, qui ont mis beaucoup de pression. En milieu de période, les Huskies croyaient avoir créé l'égalité, mais les officiels ont refusé le but en invoquant de l'obstruction commis par Peter Abbandonato.

Quelques instants plus tard, Dennis Yan portait la marque à 3-1, un but qui s'est avéré décisif puisque Philippe Myers a redonné espoir aux Huskies dans la dernière minute de jeu alors que son club attaquait à six patineurs.

Préparation déficiente

«Je ne peux pas croire que ce but-là nous a été refusé. Abbandonato n'a pas empêché Denisov de glisser. Il y a des bonnes chances que l'officiel ait tenté de se rattraper pour une pénalité qu'il n'avait pas imposée juste avant», bougonnait Gilles Bouchard. 

«Les Cataractes ont bien joué. Avec émotion. Je ne leur enlève rien, sauf que nous n'avons pas joué comme des Huskies ce soir. Nous sommes bons quand nous bougeons la rondelle. Il y a eu trop d'efforts individuels ce soir. Tout part de la préparation mentale, c'est 70% du match. Il y a eu des pépins à ce niveau. La ligne est mince entre gagner et perdre dans cette ligue, si 4-5 gars ne se préparent pas adéquatement, tu es dans le pétrin.»

«On a joué avec confiance»

Ce fut le contraire dans le camp des vainqueurs selon Dennis Yan.

«Je l'ai senti à la séance d'entraînement matinale, tout le monde était prêt pour ce match. C'était notre match le plus important de la semaine en vue des séries, nous avons été à la hauteur. On a joué avec confiance, sans aucune panique. C'est une grosse victoire pour nous», soulignait l'espoir du Lightning de Tampa Bay, qui ne veut pas trop penser au plateau magique des 50 buts. 

«Les entraîneurs vont peut-être choisir de reposer des gars en fin de semaine. De toute façon, ce n'est pas un objectif pour moi. Mon seul objectif, c'est de me préparer pour les séries.»

L'autre vedette individuelle de la soirée, Mikael Denisov insistait sur le caractère collectif du gain. «Nous avons tous contribué. Et quand ça arrive, nous sommes une équipe très dangereuse. C'était un match très important pour nous, avec cette séquence de six défaites en sept matchs. On peut être fier de nous», célébrait le gardien russe de 18 ans, battu deux fois sur 28 tirs.

Une question d'attitude

Pour sa part, Claude Bouchard racontait que le travail pour récolter cette victoire s'était amorcé bien avant la première mise en jeu.

«On le savait que nous traversions une séquence difficile. Mais ça n'aurait rien donné de se tirer en bas du pont Laviolette. Fallait garder une bonne attitude et continuer de travailler fort comme nous l'avions fait à nos deux derniers matchs.

On a gagné ce match avec notre identité, soit en travaillant fort et en jouant bien défensivement. C'est très positif», notait Bouchard, privé de Samuel Bucek, malade. Samuel Blier et Tommy Cardinal, eux aussi malades, ont été en mesure de contribuer. 

«Je n'ai jamais douté de l'engagement des joueurs à vouloir s'en sortir. On a vu deux gars jeter les gants en partant à Blainville. Deux autres joueurs ont joué malades ce soir. Ce sont des signes qui ne mentent pas. Ça ressemblait à un match des séries, et nous ne l'avons pas joué sur les talons. Pour le moral, ça va faire beaucoup de bien.»

Carnet de notes

Même dans la défaite, les Huskies ont été sacrés champions de la division Ouest, puisque l'Armada s'est incliné à Drummondville. Par ailleurs, la course pour le premier rang au classement général est terminée. En l'emportant face aux Wildcats mercredi, les Sea Dogs ont sécurisé cette première place qu'ils détiennent depuis un mois.

Cette victoire leur donne aussi par la bande le titre de la division des Maritimes, et l'avantage de la glace pour toute la durée des séries éliminatoires. Pour la LHJMQ, c'est une équipe championne différente pour la cinquième année de suite.




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