La discussion qui a tout changé...

Reconnaissant l'impact de Denis Francoeur dans son cheminement,... (Olivier Croteau)

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Reconnaissant l'impact de Denis Francoeur dans son cheminement, Pascal Dupuis a accepté d'être ambassadeur pour son programme des Panthères du CMI l'été dernier.

Olivier Croteau

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(Shawinigan) Pascal Dupuis va plonger dans ses souvenirs, ce samedi, alors qu'il rejoindra les immortels des Cataractes.

Une place qui témoigne d'un superbe parcours, lui qui n'a jamais été repêché dans la LNH. C'est d'ailleurs grâce à une saison magique de 50 buts, à 20 ans dans les rangs juniors, si Dupuis a éventuellement eu sa chance chez les pros. 

Et cette production, Dupuis la doit en grande partie à une discussion automnale avec Denis Francoeur. Le chevronné homme de hockey s'en souvient comme si c'était hier. En octobre 1999, il avait donné rendez-vous à Dupuis pour jaser de la façon dont il attaquait le filet ennemi.

«Il visait toujours les coins ou le haut du filet, il voulait à tout coup marquer un but digne des bulletins de nouvelles. Je lui ai fait remarquer que sur les cinq ou six tirs qu'il prenait à chaque match, seulement deux en moyenne étaient cadrés. Je l'ai alors mis au défi de corriger ça, tant dans les entraînements que lors des matchs au cours des prochaines semaines», se rappelle Francoeur.

«Il carburait aux défis, il a volontiers accepté. Je lui avais dit qu'il se passerait un paquet de choses en changeant sa façon de travailler. Il y aurait des buts de plus parce que le gardien allait avoir une faiblesse. Des retours de lancers, des tirs déviés qui déboucheraient sur des chances de marquer. Je lui ai prédit six buts au cours des 10 prochains matchs s'il corrigeait ça et c'est exactement ce qui s'est passé.»

Quand l'heure du bilan a sonné au bout des 10 matchs, Francoeur a insisté pour que Dupuis adopte le même plan jusqu'à la fin de la saison, lui disant qu'il allait pouvoir atteindre le plateau des 50 buts. Dupuis était sceptique, lui qui en avait marqué 30 la saison précédente. Mais Francoeur avait vu juste. «Je me rappelle du soir de son 50e, c'était à Chicoutimi. Pascal est revenu au banc avec la rondelle et son regard m'a démontré à quel point il était reconnaissant de notre petite discussion.»

Complice de Crosby

Quelques semaines plus tard, Dupuis quittait Shawinigan et signait un premier contrat professionnel, qui l'a éventuellement mené à un séjour de 15 saisons dans la LNH. Durant les huit dernières années, il a été un coéquipier de Sidney Crosby chez les Penguins, où il a bu à deux reprises dans la Coupe Stanley. Victime d'ennuis de santé, il a pris sa retraite le printemps passé.

«Comme les Bergeron, Pominville, Burrows, c'est un gars qui se démarquait par sa passion. Son désir d'apprendre était très grand, et il carburait aux défis. Certains s'écrasent devant les défis. D'autres, ça les allume. Il faisait partie de la deuxième catégorie», poursuit Francoeur. «C'est cette facette de sa personnalité qui l'a amené à compléter si bien Crosby pendant plusieurs années. Bien des joueurs ont été intimidés quand ils ont été placés aux côtés de Crosby. Pas lui. Il a contribué activement aux succès des Penguins.»

Francoeur a bien sûr suivi la route de son protégé durant toutes ses années. Il croit que sans ses pépins de santé, Dupuis aurait pu étirer son parcours de plusieurs années. «Il est devenu un modèle sur l'entraînement hors glace lorsqu'il était chez nous. Avec sa vitesse et cette condition physique exemplaire, il aurait pu jouer dans la LNH jusqu'à 40 ans à mon avis.»

Samedi, le maillot numéro 16 qu'il a défendu avec fierté durant trois saisons sera hissé dans les hauteurs du Centre Gervais Auto, aux côtés du 7 de Michel Brière (1968-1969), du 9 de Sergio Momesso (1982-1985), du 14 de Benoît Plouffe (1974-1976), du 17 de Patrice Lefebvre (1984-1988), du 18 de Marcel Giguère (1979-1983), du 19 de Stéphane Robidas (1993-1997), du 21 de Marc-André Bergeron (1998-2001), du 26 de Dean Bergeron (1986-1997) et du 27 de Stéphan Lebeau (1984-1988). «Cet honneur est tout à fait mérité à mes yeux pour Pascal. Il a participé à des saisons fastes à Shawinigan, il a toujours véhiculé avec beaucoup de fierté le nom des Cataractes partout où il est passé. C'est un excellent ambassadeur pour la concession», conclut Francoeur.

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