Une bête noire... et jaune

Les Cataractes ont fini par avoir les Tigres... (Olivier Croteau)

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Les Cataractes ont fini par avoir les Tigres à l'usure, eux qui ont couronné une remontée de quatre buts sans réplique pour gagner.

Olivier Croteau

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(Shawinigan) Il n'y a pas une équipe qui fait plus suer les Cataractes que les Tigres! Les hommes de Claude Bouchard ont eu besoin de la prolongation pour défaire les Félins une première fois cette saison dimanche, au cours d'un match un peu fou qui s'est terminé par la marque de 7-6.

C'est Brandon Gignac qui a mis un terme à cette dure soirée pour les nerfs des entraîneurs en poussant un retour de lancer d'Alexis D'Aoust derrière Olivier Tremblay lors de cette phase du jeu à trois contre trois. Le filet de l'explosif patineur couronnait une remontée de quatre buts sans réplique des locaux, qui ont fini par avoir les Tigres à l'usure en troisième.

Éprouvant physiquement

Ce match, un deuxième entre les deux clubs en moins de 24 heures, a été éprouvant des deux côtés sur le plan physique. Les coups d'épaule percutants ont été nombreux, les prises de bec se multipliaient après chaque coup de sifflet et il y a même eu deux bagarres dont une impliquant Samuel Girard, joueur le plus gentilhomme en titre dans la LHJMQ! Et c'est Girard qui a invité Maxime Comtois à danser, après une séquence orageuse en territoire central! Les Cataractes tiraient de l'arrière 6-4 à ce moment-là, et Claude Bouchard croit que ce comportement inhabituel de la Tornade de Roberval a mené à une troisième période endiablée de ses équipiers.

Samuel Girard a jeté les gants avec Maxime... (Olivier Croteau) - image 2.0

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Samuel Girard a jeté les gants avec Maxime Comtois des Tigres.

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«Le week-end n'allait pas à son goût, tant pour lui que pour l'équipe je pense. Il a donc voulu montrer du caractère et réveiller ses coéquipiers, comme Tommy Cardinal l'avait fait quelques minutes avant. On a poursuivi avec notre meilleure période de la fin de semaine», opinait Bouchard. «On doit rendre crédit aux Tigres, c'est l'équipe qui nous a donné le plus de fil à retordre jusqu'à maintenant. Leur intensité était parfaite. Ils nous ont fait mal paraître au cours des deux premières périodes. Heureusement, nous avons retrouvé notre intensité en troisième.»

Meilleur départ de l'histoire

Les Cataractes ont ainsi porté leur fiche à 12 gains et deux revers, le meilleur départ de l'histoire de la concession. Les Tigres peuvent toutefois se vanter d'avoir arraché cinq points sur une possibilité de six à leurs puissants rivaux. Samedi, les Victoriavillois avaient eu le dessus 3-1. 

«Il y a une morale à retenir de ces deux matchs. On venait d'en gagner 11 d'affilée, je n'ai pas eu autant d'intensité que j'aurais aimé à l'entraînement la semaine dernière. Sept jours sans jouer dans un tel contexte, c'est un peu long. Les Tigres étaient prêts, comme le sont tous les clubs qui nous font face. On ne peut pas juste être correct dans les circonstances, ce n'est pas assez. Ça prend plus d'intensité, et il faut que ça décolle dans les entraînements.»

Gignac a dirigé l'attaque des vainqueurs dimanche avec deux buts et une passe. Samuel Blier, Dennis Yan (2), Cavan Fitzgerald et Alexis D'Aoust ont eux aussi marqué dans ce match où les quatre gardiens ont vu de l'action. À son retour au jeu après avoir soigné un virus cette semaine, D'Aoust s'est aussi fait complice de trois buts. 

«La bagarre de Girard nous a réveillés. En troisième, nous avons mis plus de pression sur leur défensive tout en créant du trafic autour du filet des Tigres. Ce fut la clé», analysait le Trifluvien de 20 ans, lui aussi élogieux envers les Tigres. «C'est un club physique, c'est la première fois de la saison qu'on faisait face à ce genre d'opposition. En plus c'est une équipe dont les joueurs aiment bien nous parler. Je pense que nous avons manqué de concentration en début de match.»

De son côté, Girard ne semblait pas trop s'en faire avec sa réputation de parfait gentilhomme. «J'ai jeté les gants par instinct. Comtois ne me lâchait pas, et il me parlait en plus, ça s'est fait tout seul. J'ai voulu démontrer à mes coéquipiers que j'étais prêt à aller à la guerre. Parfois, il faut se faire respecter. Je pense que mon geste a créé une petite étincelle.»

Dans l'autre camp, Louis Robitaille n'en voulait pas à sa bande d'avoir laissé un point sur la table. «On affrontait le meilleur club au Canada en fin de semaine, on peut sortir d'ici la tête haute. On a joué selon l'identité qu'on est en train de se forger. On a un peu manqué de jus en troisième, mais le calendrier n'était pas favorable pour nous. Et on a joué avec des réservistes en défense. Quand un gars non repêché affronte Yan et Gignac durant une période, ce n'est pas évident», livrait Robitaille, qui semble avoir bien aimé cette thématique de la rivalité, avec deux matchs d'affilée contre la même équipe. «Ce sont les Cataractes qui ont toute la pression, ce sont eux qui visent le gros trophée et qui se disent les meilleurs. Ils ne nous aiment pas, et on n'a aucun problème avec ça. Nous étions prêts pour ce gros défi.»

Et Robitaille, un dur à l'époque où il enfilait les patins, n'a pas détesté non plus voir Girard et Comtois se mesurer au bout du poing. «Deux gars de caractère, qui jouent avec émotion, et qui ont voulu démontrer qu'ils étaient sur la même page que leurs coéquipiers. Oui, il peut y avoir des risques de blessures dans une situation comme celle-là. 

Mais c'est ça, le hockey. Si nous n'étions pas prêts à vivre avec les risques associés à notre sport, nous n'aurions qu'à aller jouer à la ringuette!»

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