Phoenix: «Le train est sur les rails»

Les anciens Draveurs Stéphane Julien et Jocelyn Thibault... (La Tribune)

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Les anciens Draveurs Stéphane Julien et Jocelyn Thibault sont maintenant à la tête du Phoenix de Sherbrooke, un club qu'ils tentent de mettre sur la bonne voie.

La Tribune

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Aux guichets comme aux ventes corporatives, le premier cycle du retour de la LHJMQ en Estrie aura rassuré bien des gens. Réputée - comme Trois-Rivières - pour faire la vie dure à ses équipes sportives, Sherbrooke aura démontré au cours des quatre dernières années qu'elle avait de l'appétit pour du hockey junior.

Sur la glace par contre, le Phoenix n'a pas livré la marchandise. Malgré la présence de joueurs étoiles comme Daniel Audette et Jérémy Roy, cette équipe n'a pas été en mesure de veiller tard au printemps.

Pire, le début de la saison dernière était à ce point décevant qu'elle a forcé Jocelyn Thibault et ses partenaires à faire le ménage dans le rayon hockey l'automne dernier. Thibault s'est installé dans le fauteuil de directeur-gérant, et il a donné le vestiaire à son ancien complice des Draveurs Stéphane Julien.

Non, le duo n'a pas été en mesure de faire virer le vent l'an dernier. Mais ils se promettent bien de bâtir une équipe différente pour ce deuxième cycle qui s'amorce en 2016-17.

«J'ai toujours pensé que le plus important dans une équipe, c'était la culture au sein de l'organisation. Ce que nous avons vécu l'an dernier m'a prouvé que j'avais raison», lance l'ex-portier de la LNH. 

«À partir du junior, ça n'existe plus, des joueurs qui font 200 points ou qui sont à ce point dominant qu'ils font gagner leur équipe uniquement grâce à leur talent. Ça prend une cohésion de groupe, ça prend un cadre et des joueurs prêts à évoluer à l'intérieur de celui-ci.»

Thibault le reconnaît volontiers, il était en mode sauvetage l'an dernier. Il a trouvé difficile de se séparer d'hommes de hockey que le Phoenix avait nommé à son arrivée dans le circuit. Cette transition est chose du passé. Depuis le repêchage en juin dernier, il est excité par le défi de monter un club selon ses valeurs. 

«Le train est sur les rails. Notre plan est bien défini devant le filet et en attaque. Nous sommes un peu plus vieux en défense, mais nous allons nous rajeunir en cours de route», planifie Thibault, dont l'équipe profitera cette saison d'un Evan Fitzpatrick plus confiant en ses moyens, résultats de ses performances éblouissantes en séries l'an dernier.

C'est d'ailleurs le bon côté de cette campagne cauchemardesque en 2015-16 : Thibault n'avait pas assez confiance en son groupe pour mettre tous ses jetons au centre du tapis afin de renforcir l'équipe. Seul Jérémy Roy a été sacrifié, ce qui permet au Phoenix de penser que le début du nouveau cycle ne sera pas si pénible. 

«En agissant ainsi, on a aussi permis à Fitzpatrick de prendre plus d'expérience après les Fêtes l'an dernier. Il avait manqué de constance en début de saison mais il a fini en force. On m'a dit qu'il a connu un très bon camp à St. Louis. On pense donc qu'on pourra miser sur l'un des meilleurs gardiens de la Ligue cette année. Avec notre groupe de défenseurs expérimentés, on verra bien au cours des prochains mois où ça va nous mener!»

La beauté du hockey junior, c'est qu'il y a presque toujours des équipes qui déjouent les calculs. Les Huskies de Rouyn-Noranda étaient vus comme un club de milieu de peloton à pareille date l'an dernier! À l'inverse, le Phoenix n'a jamais été proche de livrer la marchandise l'hiver dernier. Avec une équipe soudée autour de Fitzpatrick, Thibault rêve peut-être secrètement de surprendre la planète LHJMQ! Chose certaine, il a hâte d'offrir plus de victoires à la communauté qui supporte l'équipe depuis quatre ans. 

«On est bien supporté. On a de bonnes foules, un très bon appui du monde corporatif. Et c'est sûr que si on gagne plus souvent, ça ne pourra que nous aider à aller chercher de nouveaux partisans...»

Thibault prône une meilleure compréhension du jeu

Le Québec ne peut plus se targuer d'être une pépinière de gardiens pour la LHJMQ. Au sein de la LHJMQ au grand complet, c'est possiblement devenu la position la plus faible!

Associé à une génération de gardiens qui a dominé la LNH, Jocelyn Thibault ne conteste pas cette affirmation, au contraire. Mais il n'est pas prêt à dire que nos portiers sont moins bons qu'avant.

«La génération qui m'a précédé, et la mienne, nous étions en avance sur tout le monde au point de vue de l'enseignement. Depuis ce temps-là, les autres pays ont fait des pas de géants pour nous rattraper. Maintenant, il sort des bons gardiens de partout! Ils sont gros, rapides, bons techniquement. La compétition est mondiale», analyse le directeur-gérant du Phoenix.

Ça ne veut pas dire que notre façon de développer les hommes masqués soit parfaite. «Techniquement, je pense que nous sommes encore très solides. Mais il faut améliorer la compréhension du jeu. C'est vrai à toutes les positions mais entre les poteaux, il faut vraiment agir là-dessus. Les gens à Hockey Québec sont conscients de cette problématique, ils y travaillent déjà. Il faut accentuer les efforts de ce côté, à mon avis.»

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