La décision appartient à Claude Bouchard

Claude Bouchard... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Claude Bouchard

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Entouré de Claude Bouchard et du président Roger Lavergne, Martin Mondou a dressé un bilan fort positif de la dernière saison des Cataractes, qui s'est terminée en grande finale face aux Huskies de Rouyn-Noranda la semaine dernière.

Si la grosse coupe du Président échappe encore à la plus vieille organisation de la LHJMQ, le directeur-gérant tire une grande fierté de cette deuxième présence en finale depuis que son groupe d'actionnaires a pris le relais des bénévoles en 2008.

«C'est une saison historique», a lancé Mondou. «Pour la première fois, on a attiré de plus de 150 000 spectateurs. Notre équipe marketing a fait de l'excellent boulot pour régionaliser notre équipe. On a eu aussi d'excellents résultats sur la glace. Et tout ça part du groupe de propriétaires, des gars qui ont le goût de gagner. Cette passion-là, ça se sent à tous les niveaux de l'organisation, même les joueurs s'en rendent compte.»

Sur un plan plus personnel, Mondou n'a pas chômé. Il a eu à faire des choix déchirants au camp d'entraînement. Il a bâclé une bonne dizaine de transactions en cours de route. Et il a viré Martin Bernard en fin de parcours, à un mois des séries, pour offrir le poste de pilote au vieux routier Claude Bouchard. «Claude a fait exactement le travail auquel on s'attendait. On le savait qu'il ne pouvait tout changer de A à Z. Il a tiré le maximum dans les circonstances», a plaidé Mondou.

Pas surprenant, donc, que le directeur-gérant a offert à Bouchard de demeurer en poste, lui dont le contrat n'était valide que pour terminer la dernière campagne. «J'ai fait mon travail, j'ai pris le pouls de l'équipe avant de reparler à Claude. Les gars ont aimé son style énergique. Maintenant, la balle est dans son camp.»

Ni Mondou, ni Bouchard n'ont voulu dévoiler la teneur de leurs discussions préliminaires. Avant d'aller plus loin, le coloré pilote va vérifier avec la commission scolaire qui l'emploie au Saguenay s'il peut à nouveau profiter d'un congé sans solde. Si la réponse est négative, ça va bien sûr moduler différemment ses attentes concernant un futur contrat.

«Je vais prendre quelques jours de réflexion pour penser à tout ça et valider mon statut à l'école. J'ai étiré l'élastique pas mal concernant les congés sans solde dans les dernières années, ça pourrait être difficile. Si jamais c'est non, j'aurai une grosse décision à prendre. Je vais devoir me poser la question à savoir si je suis davantage un entraîneur ou un prof. Ce que je sais, c'est que les trois derniers mois ont été hors de l'ordinaire pour moi. Ils ont été très spéciaux», a confié Bouchard, au bord des larmes.

«Mon contact avec les joueurs a été bon, même si certains avaient des doutes à ce sujet. Les gars ont acheté mon concept. On est passé proche ensemble, c'est sûr que mon souhait, c'est de revenir. C'est l'an prochain que cette équipe-là doit gagner, elle a été bâtie pour ça.»

La finale face aux Huskies, perdue en cinq matchs, aura permis tant à Mondou que Bouchard de découvrir ce qu'il manque à l'équipe pour avoir le privilège de s'asperger de champagne dans 12 mois.

«On était une coche en-dessous des Huskies au point de vue intensité, conditionnement physique et engagement. Ce sont des choses que nous allons corriger l'an prochain», a promis Mondou.

Et ça va se faire avec les effectifs à l'interne. Mondou a rejeté le scénario de réaliser un coup d'éclat au repêchage à Charlottetown dans trois semaines. Des vétérans intéressants, notamment Guillaume Brisebois, du Titan d'Acadie-Bathurst, sont pourtant dans la vitrine...

«Il y aura beaucoup moins de changements au point de vue des effectifs l'an prochain. On pense qu'il y a des gars dans l'équipe qui seront prêts pour un plus grand rôle.»

Les Cataractes pourraient quand même devoir rebâtir entièrement leur personnel d'entraîneurs, si jamais Bouchard ne revient pas. Il est déjà acquis que Mario Richer ne reviendra pas, il a accepté un poste en Europe. L'entraîneur des gardiens Joël Duguay et les Cataractes se sont séparés d'un commun accord au cours des dernières heures.

Finalement, Mondou a fait savoir à Steve Larouche qu'il souhaitait son retour, mais ce dernier n'est plus attaché à l'organisation par contrat et il veut prendre le temps d'analyser quelques options avant de choisir son prochain défi.

Steve Mongrain... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 4.0

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Steve Mongrain

François Gervais, Le Nouvelliste

Mongrain remplace Duguay

Après plus d'une décennie avec les Estacades midget AAA, Steve Mongrain fait le saut dans le junior avec l'équipe de son enfance, les Cataractes de Shawinigan.

L'homme de hockey natif de Saint-Séverin-de-Proulxville, qui était aussi dépisteur pour les Huskies de Rouyn-Noranda, a été présenté mardi comme le nouvel entraîneur de gardiens de l'équipe, quelques heures seulement après le divorce avec Joël Duguay.

«C'est très excitant pour moi de me retrouver ici. J'avais aussi eu la chance comme joueur de disputer quelques matchs avec les Cataractes. J'ai joué avec Martin (Mondou) avec l'Xtrême de Shawinigan dans le senior, on se voyait souvent dans les arénas. Puis il y a eu quelques discussions et me voilà! On partage la même vision du hockey et les mêmes valeurs, alors c'est très stimulant.»

Mongrain est habitué de travailler avec des adolescents. Son nouveau mandat va s'effectuer avec de jeunes hommes.

«L'âge n'est pas un problème. Mon travail ne change pas, je veux faire progresser mes gardiens. Au plan sportif comme au plan personnel. Les gardiens qui me sont confiés ont tous un bagage, j'ai le mien aussi. L'idée, c'est de tout mettre ça ensemble pour favoriser la progression.»

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