Les Cataractes toujours en vie

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Les Cataractes évitent le balayage et forcent la tenue d'un cinquième match à Rouyn-Noranda.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Pour les Cataractes, il n'était pas question que les joueurs des Huskies paradent sur leur patinoire avec la coupe du Président au bout des bras.

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Le capitaine Anthony Beauvillier a encore une fois mené la charge chez les Cataractes, inscrivant même le but gagnant en troisième période. 

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Transportés par une foule en délire de 4679 partisans, les Shawiniganais ont arraché une courte mais ô combien importante victoire de 6-4 pour demeurer en vie dans cette finale de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il y aura donc un cinquième match jeudi soir à Rouyn-Noranda, avec les Huskies en avance 3-1.

Les fans, les joueurs et les entraîneurs sont passés par toute la gamme des émotions au cours de cette folle soirée.

Si les locaux ont su se forger une avance de trois buts après 29 minutes, les Huskies, champions du calendrier régulier, ont chèrement vendu leur peau pour revenir dans la rencontre et même provoquer l'égalité 4-4 en milieu de troisième période.

Dans les corridors du Centre Gervais Auto, les employés de la LHJMQ avaient sans doute déjà ouvert le coffre dans lequel logeait le précieux trophée, tellement les Huskies semblaient avoir repris l'ascendant. La scène rappelait d'ailleurs le troisième duel de cette finale.

Mais le capitaine des Cataractes Anthony Beauvillier a redonné les devants aux siens grâce à un superbe tir du poignet, alors que les visiteurs se débrouillaient à court d'un homme, conséquence d'une pénalité à Timo Meier.

Marchand retiré du match

Beauvillier a réussi son but le plus important de la campagne contre le gardien substitut de 18 ans Samuel Harvey, appelé en relève à Chase Marchand en deuxième période.

Irréprochable depuis le début des séries, le vétéran cerbère a été retiré du match par son entraîneur Gilles Bouchard après le troisième filet des Cataractes, celui de Dennis Yan (son premier de la finale). Yan a profité d'un superbe jeu de Brandon Gignac pour enfiler l'aiguille. Plus tôt dans la rencontre, il s'était vu refuser un but.

Alexis D'Aoust, grâce à un deuxième effort, et Alex Pawelczyk, à la suite d'une déviation habile d'un tir de Samuel Girard, avaient fait scintiller la lumière rouge plus tôt dans la partie.

Pendant que Marchand cherchait ses repères, son vis-à-vis Philippe Cadorette se signalait pour une deuxième joute de suite devant son filet. Le gardien de 20 ans a conclu sa soirée au boulot avec 33 arrêts, dont quelques-uns spectaculaires.

«Je trouve que les gars ont livré une bonne performance, on s'est donné une chance de gagner», livrait le numéro 31, qui a été ennuyé par la petite peste A.J. Greer sur le troisième but des Huskies. Quelques secondes plus tard, Gabriel Fontaine faisait 4-4.

En colère, les partisans ont lancé des débris sur la glace en guise de protestation contre le travail des officiels Nicolas Dutil et Olivier Gouin.

«C'est frustrant, mais rien n'a changé malgré les messages envoyés à la ligue, poursuivait Cadorette. C'est leur décision et je ne peux rien y changer. Je ne dois pas embarquer là-dedans. Revenir de l'arrière 0-3, ça s'est déjà fait dans le monde du sport. On l'a vu avec les Red Sox contre les Yankees.»

Du caractère

Aucun doute, les joueurs des Cataractes croient toujours en leurs chances. 

«On a vu l'équipe qu'on était dans les trois premières rondes ce soir», analysait Beauvillier, auteur de deux points, un de moins que Dmytro Timashov (un but, deux passes).

«Tous les gars sont orgueilleux dans cette chambre, personne ne voulait finir ça en quatre. On s'en va à Rouyn avec la même mentalité», soutenait celui qui se disait particulièrement heureux de la besogne accomplie en avantage numérique.

Les Cataractes ont inscrit trois buts en quatre occasions sur le jeu de puissance. Il faut tout de même mentionner que la seule séquence où ils n'ont pas marqué, l'attaque à cinq n'a duré que deux secondes!

«On a dominé dans les 30 premières minutes, observait l'entraîneur des gagnants Claude Bouchard. Mais au fur et à mesure que ça progressait, les Huskies prenaient de la confiance. Ils jouent avec le même noyau depuis trois ans et ça paraît. Par contre, on a contrôlé nos émotions et on a fait preuve de caractère.»

«On a donné tout ce qu'on avait», opinait Samuel Girard, qui a récolté deux passes. «Je pense qu'on a toujours gardé notre calme, même après qu'ils aient créé l'égalité 4-4. Et quand ''Cado'' est dans sa bulle, on a des chances de gagner. C'est certain qu'on voudrait mieux le protéger, mais il a de l'expérience.»

La chance de gagner à la maison

Dans l'autre vestiaire, les Huskies ne cachaient pas leur déception, mais entrevoyaient le prochain match avec une dose bien sentie de fébrilité.

Le joueur par excellence du circuit Courteau, Francis Perron, anticipait la rencontre à venir devant des partisans qui attendent le premier championnat de l'histoire de la concession.

«C'est quand même plate d'avoir perdu ce soir. On a peut-être joué 40 bonnes minutes sauf que c'était très difficile en première et en deuxième. Une équipe offensive comme Shawinigan va te faire payer tes erreurs.»

«On a la chance de tourner la page et de finir ça chez nous», résumait Gilles Bouchard. «Je n'ai pas senti qu'on était prêts mentalement. Il faudra faire preuve de plus de discipline.»

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