À la fois si près et si loin

En faisant le tour, il n'y a pas... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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En faisant le tour, il n'y a pas un seul endroit où les Cataractes sont devant les Huskies.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) La saison des Cataractes ne tient plus maintenant qu'à un fil. Une réalité assez difficile à digérer pour tout le monde dans l'organisation, compte tenu du beau parcours en séries et du talent dans cet alignement.

Mais le talent, ce n'est qu'une partie de l'équation à ce temps-ci de l'année. L'éthique de travail, le souci des détails, la maturité physique et la confiance font tout autant partie de l'équation. Tous des éléments qui font paraître actuellement les Huskies au-dessus de la mêlée.

Les Cataractes se réveilleront lundi matin à la fois si près et si loin de la Coupe du Président. Près parce qu'ils sont en grande finale, une place qu'ils n'ont pas volée après avoir été convaincants face au Phoenix, aux Islanders et aux Sea Dogs. De plus, ils livrent une bonne bagarre aux Huskies.

Mais tout ça n'empêche pas les Huskies d'avoir eu le dessus en fin de soirée lors des trois premiers matchs de la série, ce qui les place en position de réussir rien de moins qu'un balayage mardi soir au Centre Gervais Auto.

La grosse attaque shawiniganaise n'arrive tout simplement pas à percer la défensive des Huskies. Ces derniers gagnent la majorité des bagarres le long des rampes, surtout celles qui se déroulent dans l'enclave.

Les équipiers de Gilles Bouchard ont aussi le dessus sur les unités spéciales. En faisant le tour, il n'y a pas un seul endroit où les Cataractes sont devant les Huskies.

Même entre les poteaux: Chase Marchand est supérieur à Philippe Cadorette. Le vétéran de 20 ans des Cataractes a excellé dimanche mais au cours des deux premiers matchs, il avait accordé trois buts douteux. Quand les duels sont si serrés, ça ne pardonne pas.

Martin Mondou a embauché Claude Bouchard pour pousser son club et profiter de sa vaste expérience en séries. Le vieux routier aura besoin de tout son arsenal au cours des prochaines heures pour recrinquer son équipe en vue du match numéro quatre. Et sa tâche est autant sur les plans mental que physique car au cours des deux derniers duels, ses hommes semblaient à bout de ressources.

Les Cataractes sont bâtis dans la finesse et la vitesse, les Huskies ont plus de papier sablé à leur disposition. Un gars comme AJ Greer, un colosse talentueux à la Gabriel Gagné qui joue avec la fougue de Mathieu Olivier, n'a pas d'égal dans les rangs shawiniganais. Ce n'est pas un hasard si Greer est le meilleur buteur dans cette série et qu'il a encore fait la différence dimanche.

Un miracle possible?

Placés au bord du précipice aussi rapidement, Bouchard et son groupe peuvent-ils réussir un miracle? Rien n'est impossible, mais il faut avouer que c'est peu probable.

Ceci dit, quand une équipe est à la recherche d'une première Coupe du Président en 47 ans d'histoire, il semble acquis que cet exploit ne se matérialisera que lorsque quelque chose de très spécial se produira! Il y a des athlètes d'exception dans ce vestiaire, qui sait si les Beauvillier, Girard, Gignac et Fitzgerald ne peuvent pas se nourrir d'un scénario du genre.

Pour simplement se permettre d'y rêver, il y a urgence d'au moins relancer le jeu de puissance. Ils ont tellement de mal à se démarquer à forces égales, ça va prendre une attaque massive en mesure de générer des chances de marquer. Sans un réveil de l'avantage numérique, tout indique que vos p'tits gars vont rendre les armes dès mardi.

Et si c'est le cas, ce ne sont pas les autorités de la LHJMQ qui vont s'en plaindre. Gilles Courteau n'a pas bien paru à Rouyn-Noranda, dans la saga du bris qui a forcé à finir samedi le match numéro deux amorcé vendredi. 

Confusion sur les règlements, rétractation, allongement du délai pour décider si le match se poursuivait ou non à Rouyn-Noranda. Et la cerise sur le sundae, c'est d'avoir imposé aux Cataractes de disputer le troisième duel de la série dès dimanche, afin de respecter l'entente contractuelle avec Sportsnet. 

Les Cataractes ont eu beau protester, la LHJMQ n'a pas voulu déplaire au diffuseur, et elle a décrété que les deux clubs devaient se mesurer pour une troisième fois en moins de 48 heures. Si la série s'étire, et que les Cataractes perdent en six ou en sept matchs, Mondou aura beau jeu pour parler d'injustice. 

C'est clair que l'équipe qui tire de l'arrière dans une série est défavorisée dans un scénario semblable, elle a moins de temps pour faire des ajustements. Mais si les Huskies s'aspergent de champagne après quatre petits matchs, ce triste épisode appartiendra seulement au folklore au circuit...

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