Les Cataractes au pied du mur

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Avec une victoire de 2-1 au Centre Gervais Auto, les Huskies de Rouyn-Noranda ne sont plus qu'à un gain du premier championnat des séries de leur histoire.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Une bonne première période et le premier but de la partie, voilà qui aurait dû remettre les Cataractes de Shawinigan sur les rails dans cette finale de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

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Quelque 4653 personnes ont assisté au match dimanche soir.

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Mais les Shawiniganais n'ont pas été en mesure de suivre le rythme pendant 60 minutes et se sont finalement tirés dans le pied. Avec une victoire de 2-1 devant 4653 personnes au Centre Gervais Auto, les Huskies de Rouyn-Noranda ne sont plus qu'à un gain du premier championnat des séries de leur histoire.

Après les émotions vécues lors des deux premiers matchs, disputés sur trois jours, Anthony Beauvillier a redonné espoir au camp shawiniganais dès la sixième minute de la rencontre, dimanche soir. Contrairement à samedi, il n'a pas manqué sa chance devant une cage ouverte - à la suite d'une remise parfaite de Samuel Girard - pour donner l'avance aux siens.

Les Cataractes détenaient enfin l'erre d'aller dont ils avaient besoin. Mais les réjouissances ont pris fin brusquement sept minutes plus tard. Antoine Waked a profité d'un cafouillage de la défensive shawiniganaise pour battre Philippe Cadorette dès la mise en jeu.

C'est toutefois au retour du premier entracte que le fossé s'est creusé entre les deux équipes, particulièrement au niveau de l'intensité sur la surface glacée et dans les batailles pour la rondelle. Même en avantage numérique, les hommes de Claude Bouchard n'ont plus été en mesure de menacer le filet de Chase Marchand. À l'inverse, ceux de Gilles Bouchard ont décoché 34 tirs dans les dernières 40 minutes, contre seulement 12.

«Je suis vraiment content de la façon dont les gars se sont comportés, surtout en défensive. C'était plus difficile en première période, mais nous avons progressé dans ce match continuellement et dès la deuxième période, nous étions meilleurs. Nous avons fait des erreurs, mais l'intention était là», a analysé Gilles Bouchard après la rencontre.

Cadorette et Greer à leur meilleur

Malgré cette baisse de régime des Cataractes, Cadorette a gardé son équipe dans la rencontre. Mais Gabriel Gagné, avec un double-échec inutile au visage d'Antoine Waked, a donné une supériorité de quatre minutes aux Huskies en troisième période. Et les visiteurs ont sauté sur l'occasion. 

Alors qu'un défenseur des Cataractes avait perdu son bâton, Timo Meier y est allé d'un tir sur réception qui a touché le poteau derrière Cadorette. A.J. Greer s'est lancé sur la rondelle abandonné, restée dans le demi-cercle du gardien, pour donner l'avance 2-1 aux visiteurs.

Ironiquement, samedi, Greer avait aussi compté un but sur le jeu de puissance alors que les Cataractes se débrouillaient à cinq contre quatre et un bâton en moins. Greer, qui s'était rapporté aux Huskies à la mi-décembre après avoir quitté Boston College dans la NCAA, est un réel poison pour les Shawiniganais dans cette série. En trois parties, il compte quatre buts.

«Ça va bien pour moi, mais je le fais avec mes coéquipiers. Ce ne sont pas des buts individuels. Nous avons su contrôler nos émotions malgré la foule hostile. Je suis un gagnant et (quand je suis arrivé à Rouyn-Noranda) et que Gilles m'a appelé, je lui ai dit que je voulais gagner. Et il y a ce même niveau de dévouement de tout le monde dans notre vestiaire.»

Les Huskies ont offert une dernière chance aux Cataractes en fin de match, quand Julien Nantel et Philippe Myers se sont retrouvés au cachot. Mais l'histoire s'est répétée et Marchand n'a pas été menacé, même à six contre trois!

«Ils nous mettent de la pression, et c'est pourquoi nous avons eu de la difficulté sur le jeu de puissance. Il faut bouger la rondelle plus vite, mais comme nous ne le faisons pas, on se retrouve en situation de bataille. Et qu'est-ce qui arrive quand on tombe en situation de bataille? On la perd», a mentionné Claude Bouchard, qui n'a pas cherché à défendre son équipe au terme de ce revers, le dernier permis pour les Cataractes cette saison.

«Il faut donner crédit aux Huskies, ils travaillent extrêmement fort. Ils gagnent toutes leurs batailles à un contre un, ils bloquent un paquet de tirs et terminent toutes leurs mises en échec. En bout de ligne, ils travaillent plus fort que nous autres. »

Dans le vestiaire des locaux, les visages étaient très longs, tous comme les silences. Anthony Beauvillier avouait que le match s'est joué avant le six contre trois final et que l'équipe avait paniqué.

«Je pense qu'on leur donne la vie facile. On doit être plus compétitif. On ne donne pas le deuxième effort dans cette série et eux le donne. Mais on n'est pas mort, on va retourner à la guerre, un match à la fois», a conclu l'auteur de deux des quatre buts des Cataractes dans cette série.

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