Un parcours gratifiant

Pour Alexis D'Aoust et Alex Pawelczyk, qui défendent... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Pour Alexis D'Aoust et Alex Pawelczyk, qui défendent les couleurs des Cataractes depuis le premier jour de la reconstruction amorcée à l'automne 2012, cette participation à la finale de la LHJMQ s'avère une belle récompense.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Au hockey junior, rares sont ceux qui ont l'occasion de traverser un cycle de reconstruction complet au sein d'une même organisation.

Chez les Cataractes de Shawinigan, Alexis D'Aoust et Alex Pawelczyk sont les deux seuls survivants. Installé dans le vestiaire du Centre Gervais Auto depuis l'automne 2012, le duo a traversé de nombreuses tempêtes, depuis les bas-fonds du classement en route vers les plus hauts sommets du circuit Courteau. À quelques heures du début de la finale de la Coupe du Président, les deux attaquants assurent que tous les sacrifices en valaient la peine.

Débarqué à Shawinigan dans l'anonymat le plus total en tant que joueur invité il y a quatre ans, Pawelczyk admet que certains passages ont été difficiles au sein de la plus vieille concession de la LHJMQ.

Parmi ceux-ci, on note évidemment une première campagne (2012-13) ponctuée de seulement 15 victoires et une exclusion des séries éliminatoires en vertu d'une 17e place au classement général. L'année suivante (2013-14) ne s'annonçait guère mieux avec 11 défaites consécutives - un record de concession - pour entamer le calendrier régulier.

Cependant, tout cela n'est qu'un vague souvenir aujourd'hui pour l'Américain de 20 ans. «Il y a eu des moments difficiles, mais ça n'a jamais été négatif. On a observé une progression à chaque année. On a maintenant la chance de jouer pour la Coupe du Président et je veux quitter cette ligue en champion», lance le colosse attaquant de 6 pi 6 po, affamé à l'aube de cette finale de la LHJMQ.

D'Aoust abonde dans le même sens que son coéquipier lorsqu'il jette un regard sur son parcours des quatre dernières saisons dans l'uniforme des Cataractes.

«En arrivant ici, je savais que ça n'allait pas être facile au début. J'ai eu la chance de voir l'équipe se bâtir, évoluer année après année. Tout le monde poussait dans la même direction, avec le même but.»

Le Trifluvien estime que l'équipe est véritablement sortie de sa coquille dans la deuxième moitié de la saison 2013-14. Après un affreux et historique départ, les Shawiniganais avaient réussi un véritable tour de force en se qualifiant pour les séries éliminatoires. Puis, la saison suivante, les Cataractes ont décroché une surprenante cinquième position au classement général, signe que la machine était bien en marche.

«Je peux dire que l'équipe a vraiment pris son envol à ma deuxième saison ici. Le noyau a pu prendre de l'expérience en se qualifiant pour les séries et en jouant contre une machine comme Baie-Comeau. On a pris confiance par la suite», explique celui qui a bouclé la plus récente saison régulière au quatrième rang des buteurs du circuit, avec 44 filets.

Maintenant à quatre victoires de pouvoir soulever l'emblème de la suprématie dans la LHJMQ, le franc-tireur rappelle que la mission n'est pas encore remplie. «C'est un privilège de jouer en mai. Il y a 16 autres équipes dans la ligue qui ne jouent plus alors il faut en profiter pleinement. Par contre, l'objectif final n'est pas atteint. On va devoir y aller match par match», prévient D'Aoust, qui affiche 21 points (8b 13p) au compteur depuis le début des séries.

Surprenant colosse

Non seulement la progression collective s'est orchestrée rapidement avec l'arrivée des Beauvillier, Gignac, Welsh et compagnie, mais le grand Pawelczyk a également surpris bien des gens avec l'évolution de son jeu.

À son arrivée en 2012, bien peu auraient pu prédire qu'il ferait partie d'un noyau s'apprêtant à batailler pour une place à la Coupe Memorial. Lui le premier! 

«Je suis un bien meilleur joueur, quatre ans plus tard. Il n'y a pas de doute là-dessus. En arrivant ici, je ne voulais pas penser trop loin dans l'avenir, car peu de gars jouent quatre ans au même endroit. La dernière période d'échanges a été très stressante mais je suis bien heureux que Martin Mondou ait eu confiance en moi pour que je reste ici», souligne Pawelczyk, auteur de six buts ce printemps.

Bien conscient des épreuves difficiles que certains de ses protégés ont traversées depuis leur arrivée à Shawinigan, Claude Bouchard a d'ailleurs eu une pensée pour ces vétérans au son de la sirène vendredi dernier, lorsque les Cataractes ont officialisé leur place en finale.

«Je ne suis pas certain qu'ils l'auraient crû si on leur avait dit pendant les moments plus difficiles qu'ils allaient jouer en finale deux ou trois ans plus tard. Oui, ça faisait partie de leur objectif. Mais il y a une grande différence entre fixer un objectif et l'atteindre. C'est le fun pour eux, ils peuvent enfin récolter ce qu'ils ont semé depuis qu'ils sont ici», souligne le volubile pilote.

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