Dans la zone de Philippe Cadorette

Avec 46 victoires, Philippe Cadorette est l'un des... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Avec 46 victoires, Philippe Cadorette est l'un des meilleurs gardiens de l'histoire de la LHJMQ en séries éliminatoires.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Les Cataractes attaquent la demi-finale du circuit Courteau vendredi soir avec un as dans leur manche. Pas un gardien dans toute la glorieuse histoire de la LHJMQ n'a accumulé autant d'expérience en séries que Philippe Cadorette.

Le gardien de 20 ans n'était pas simplement à la bonne place au bon moment. La preuve, c'est qu'il lui manque quatre victoires pour devenir le recordman pour le plus grand nombres de victoires en séries, qui appartient à Zach Fucale.

Il amorce face aux Sea Dogs sa troisième demi-finale, lui qui compte aussi deux finales à son tableau de chasse.

Dans un vestiaire où le noyau dur de l'équipe était à la recherche d'un premier triomphe en séries il y a un mois, sa présence est rassurante.

«Nos joueurs vont découvrir à quel point c'est l'fun de jouer à ce temps-ci de l'année. Il reste juste quatre clubs en vie, c'est très excitant», souriait l'ex-vedette du Drakkar de Baie-Comeau, qui a sa petite idée de la clé qui mènera Cataractes ou Sea Dogs en grande finale.

«Rendu ici, c'est le désir qui fait la différence. Il ne reste que de bonnes équipes qui appliquent très bien le système de jeu. Alors ce sont les équipes qui veulent le plus qui passent.»

Les gardiens font évidemment partie de l'équation. Depuis le début du printemps, Cadorette n'a pas eu trop à s'interposer. Ses chiffres sont bons, (2,42 et ,920) mais il n'a pas volé aucun match. Il sait que tôt ou tard, il devra le faire.

«Ça va être une bonne série, ce n'est pas un hasard si les deux équipes ont terminé aussi près l'une de l'autre en saison. On a joué des gros matchs face au Phoenix et aux Islanders, ça nous a bien préparés pour ce qui s'en vient. Personnellement, ça va bien mais je sais que plus ça avance, plus ça devient difficile de gagner.

C'est à moi de montrer le chemin par mes performances et ma prestance devant le filet», lance celui qui a amorcé la saison chez les pros, dans la East Coast League.

«Je dois donner de gros arrêts aux bons moments. Peut-être même voler un match. Je suis préparé pour ça.»

Voilà des propos qui vont résonner comme de la musique aux oreilles de Claude Bouchard, qui s'attend à un excellent duel de gardiens.

Celui des Sea Dogs, Marc-Antoine Turcotte n'a pourtant que 13 matchs d'expérience en séries malgré ses 20 ans et ses statistiques ce printemps sont bien inférieures à celles de Cadorette (2,92 et ,894). Il vient toutefois d'avoir le dessus sur Alexandre Bélanger en deuxième ronde.

«Il a fait la différence dans le septième match. Il n'a pas le nom à Cadorette, mais il fait du très bon travail», martèle Bouchard, content évidemment d'arriver pour sa part au carré d'as avec un gardien aussi aguerri que Cadorette.

«Notre gardien a de l'expérience, il est déjà passé par là et il sait ce qui l'attend. Plus tu avances, plus tu as besoin de ton gardien. Je pense qu'il est meilleur au fur et à mesure que les séries avancent. Son rôle va être encore plus important face aux Sea Dogs. Il doit donner le ton à cette série.»

Pour le reste, Bouchard souhaite voir ses équipiers s'amuser. «Il faut profiter du moment, c'est un privilège de jouer encore au hockey. Un bon bout de chemin est fait, on se sent proche de quelque chose de spécial. Remarque, c'est la même chose sûrement pour les Huskies, les Wildcats et les Sea Dogs. Les équipes qui vont poursuivre leur route en finale seront celles qui vont accepter de faire les petits détails nécessaires pour gagner à ce temps-ci de l'année.»

«Je dois donner de gros arrêts aux bons moments. Peut-être même voler un match. Je suis préparé pour ça.»

L'amitié Beauvillier-Chabot sur la glace

Pour quelques jours, Anthony Beauvillier et Thomas Chabot vont mettre de côté leur amitié sur la glace.

Normal, ils sont les meneurs de deux équipes qui doivent faire un maître.

S'ils ont vécu ces dernières années quelques expériences grisantes ensemble au sein des programmes de Hockey Québec et plus dernièrement au Championnat du monde junior avec Équipe Canada, cette fois il n'y a qu'un des deux qui pourra poursuivre sa route en grande finale de la LHJMQ.

«En saison, on se serait probablement texté avant le match. Mais pas en séries! L'enjeu est trop gros rendu ici. C'est un ami, c'est vrai, mais on met ça de côté pour un bout de temps. On a chacun un travail à faire.

Si j'ai une chance de le frapper, je vais le faire sans problème, c'est le joueur-clé des Sea Dogs. Je suis convaincu qu'il ne se gênera pas lui non plus s'il a la chance de me pincer», sourit le capitaine des Cataractes, qui voue un grand respect à la brigade défensive dont son chum est le meneur.

«C'est une grosse défensive, ce sera plus difficile d'aller chercher des buts. Ce qui est normal car plus tu avances en séries, plus c'est difficile.»

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