Le jeu de puissance malmène le Phoenix

Les Cataractes n'ont eu aucune difficulté à renverser... (Sylvain Mayer)

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Les Cataractes n'ont eu aucune difficulté à renverser le Phoenix, vendredi à Shawinigan.

Sylvain Mayer

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(Shawinigan) La course au deuxième rang du classement général est terminée. Les Cataractes ont tranché la question vendredi en renversant facilement le Phoenix de Sherbrooke 5-2 devant plus de 3300 amateurs ravis au Centre Gervais Auto, qui ont assisté à une clinique sur la possession de la rondelle dans les 40 premières minutes de jeu.

Le Phoenix, bien timide sur les patinoires ennemies depuis le début de 2016, a passé deux périodes à courir après ses rivaux. En fond de territoire ennemi, vous n'avez pas assez de doigts pour compter le nombre de temps forts orchestrés par les Cataractes, qui ont ainsi provoqué plusieurs pénalités. Ce qui a mis la table pour la meilleure attaque massive du circuit Courteau, qui a produit trois des cinq premiers buts de l'équipe, mais surtout les deux premiers qui ont donné le ton à ce duel inégal.

Au coeur du scénario, les meilleurs éléments shawiniganais en ont évidemment profité pour engraisser leur fiche personnelle face à Evan Fitzpatrick, qui n'a pas été plus brillant que ses coéquipiers. Le capitaine Anthony Beauvillier a atteint le cap des 40 buts - en 47 matchs - avec un tir parfait en début de partie, puis il s'est fait complice de deux autres filets. Soirée de trois points également pour le géant Alex Pawelczyk, très utile pour déranger le gardien ennemi avec ses 6''6'' et ses 225 livres en avantage numérique. Dmytro Timashov, Brandon Gignac et Samuel Girard ont pour leur part amassé deux points.

Le rendement de l'attaque massive n'est pas la seule source de fierté du groupe d'entraîneurs. Mis au défi par Claude Bouchard d'en donner plus le long des rampes et en échec-avant, les Shawiniganais ont outrageusement dominé cet aspect du jeu, récoltant 27 mises en échec contre seulement sept pour les visiteurs.

La seule ombre au tableau, c'est l'effort qui a été moins senti en troisième. Tirant de l'arrière 5-0 après deux périodes, le Phoenix en a profité pour percer à deux reprises Philippe Cadorette. Ces dernières minutes de jeu, Claude Bouchard a sûrement eu besoin de quelques heures pour les digérer. «On a joué les deux premières périodes comme on veut jouer en séries. On a été bons sur l'échec-avant, on s'est impliqués physiquement. À part le fait que nous avons commis un peu trop de revirements, c'était beau à voir. Par contre, la constance n'a pas été au rendez-vous en troisième. C'est la nature humaine mais en séries, c'est quelque chose qui peut te faire mal très vite si tu tombes là-dedans», bougonnait le coloré pilote.

«On a lâché encore en fin de match. 50 bonnes minutes, ce n'est pas assez en séries. Il faut régler ce défaut, ça presse», ajoutait Samuel Girard, l'un des maîtres de cette attaque massive dévastatrice. «C'est bon de s'illustrer sur le jeu de puissance. En séries, c'est souvent là que se fait la différence. On a intégré de nouveaux jeux à notre dernière séance d'entraînement, ça fonctionné!»

Beauvillier confiait pour sa part que son vestiaire se nourrit de certains commentaires entendus à gauche et à droite dans le dernier droit. «On entend que tout le monde veut jouer contre nous en séries, parce qu'on se fie juste à notre talent. On a voulu montrer que ce n'est pas vrai! On s'est beaucoup impliqué physiquement ce soir, comme Claude l'avait demandé dans le plan de match, et ç'a donné quelque chose de très bien. C'est fatigant jouer contre une équipe qui te frappe dès que tu as la rondelle», proposait l'espoir des Islanders de New York.

Dans l'autre vestiaire, Stéphane Julien n'était pas trop impressionné par la tenue de son gardien de 17 ans. «On a été indisciplinés en début de match et sur les trois buts accordés, notre gardien aurait dû en arrêter deux. Il y aussi le fait que notre jeu de puissance n'a pas été fort. Si on marque à cinq contre trois en première, c'est une autre histoire. Au moins, on a gagné la troisième, on ne voulait pas lâcher. Ce ne fut pas évident comme soirée, quand tu perds des gars comme Schweri et Neill après une période...»

Les Cataractes vont maintenant conclure cette 47e saison en recevant l'Armada à 16 h samedi. Un match intéressant, dans la mesure où l'Armada a donné du fil à retordre aux Cataractes dans les derniers mois. De plus, les Shawiniganais n'ont pas une fiche reluisante dans le deuxième duel d'une séquence de deux matchs en 24 heures. «On en a parlé aux joueurs dès que ce match a été terminé. On va en vivre des séquences comme ça en séries, c'est important d'être prêts. Peu importe ce qui se passe dans le premier match, bon ou mauvais, tu mets ça derrière toi et tu regardes devant. Tu dois bien t'alimenter, bien t'hydrater, et te préparer pour être prêt quand la rondelle va tomber. Car ça vient rapidement, le 2e match!», conclut Bouchard.

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