À court d'énergie pour les Huskies

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Les Huskies ont marqué deux buts en six secondes, en troisième période dimanche, pour se sauver avec la victoire.

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(Rouyn-Noranda) Les Cataractes ont compris dimanche après-midi pourquoi aucune équipe de la LHJMQ n'a réussi un balayage en temps réglementaire cette saison en Abitibi. Après une brillante victoire face aux Foreurs samedi soir, les hommes de Claude Bouchard ont manqué d'énergie pour rivaliser avec les Huskies et ils ont subi un revers de 6-2.

Privée de Cavan Fitzgerald, malade, la brigade défensive a souvent été débordée face aux champions de la saison régulière. Pas une équipe dans la LCH ne porte mieux son nom que ces Huskies, qui sont affamés et qui attaquent comme ils se défendent, en unité de cinq, plaçant une pression constante sur leurs rivaux. Quand tu ajoutes du talent et la maturité à ces ingrédients, ça donne une recette qui permet d'accumuler 30 victoires en 34 sorties à domicile!

Six secondes fatales

Dominés, les visiteurs étaient néanmoins encore dans le match après 40 minutes, tirant de l'arrière 2-1. Alex Pawelczyk a même réussi à créer l'égalité en début de troisième en profitant de la générosité de Samuel Harvey, impeccable jusque-là entre ses poteaux. 

Les réjouissances au banc des Cataractes ont toutefois été bien éphémères. Les Huskies ont répliqué une minute plus tard avec deux buts réussis à six secondes d'intervalle, les oeuvres d'Anthony Wojcik et d'AJ Greer, une séquence qui a brisé les reins des Shawiniganais. Les Huskies ont ajouté deux buts en fin de match, dont un dans un filet désert, pour renvoyer leurs visiteurs à la maison avec une bonne fessée!

«Ce fut notre pire match depuis que je suis ici. Il y a des raisons. On a joué sans notre défenseur numéro un (Fitzgerald), Samuel Blier n'a pas joué non plus et on a perdu rapidement Mathieu Olivier au cours du match. Quand tu te bats sans trois réguliers le lendemain d'un match où tu as laissé beaucoup d'énergie, c'est sûr que ça va être difficile», plaidait Bouchard. 

«C'est la nature humaine. Plus jeune, j'aurais eu plus de mal à comprendre ça. Là, c'est clair à mes yeux. On a fait beaucoup d'erreurs mentales. Il y a eu tellement de revirements. Quand tu es fatigué physiquement, ça provoque ce genre d'erreurs.»

Bouchard accordait quand même du mérite aux Huskies, qui ont joué le couteau entre les dents. «Tu vois qu'ils sont bien dirigés. Les Huskies ne sont pas champions de la saison par hasard. Ils travaillent sans relâche, ils sont affamés. Quand tu ajoutes du talent à ça, c'est clair que ça va faire des dégâts.»

Dans l'autre vestiaire, Gilles Bouchard saluait la besogne de ses équipiers. Il leur avait demandé de passer un petit message aux Cataractes. La commande a été remplie! 

«Sans faire une thèse là-dessus, on avait parlé de l'importance de jouer un bon match, c'était la première fois qu'on affrontait les nouveaux Cataractes. Je pense que l'écart au pointage aurait pu être plus important. Il y a eu des moments pendant le match où c'était assez phénoménal, la manière dont on se passait la rondelle. Pour un dernier match à domicile en saison régulière, c'est difficile de demander mieux.»

Le pilote des Huskies ne cachait pas savourer ce gain face à son ancien mentor, celui qui lui a donné sa première chance derrière un banc. Gilles et Claude Bouchard ont en effet travaillé ensemble aux Estacades dans le midget AAA à la fin des années 90. 

«C'est un peu spécial, c'est sûr. Claude est intense et perfectionniste, ça m'a beaucoup aidé de travailler avec lui au début de mon cheminement. Et en plus, on a eu bien du fun ensemble!»

Claude Bouchard rigolait moins en sortant de l'aréna. Les Cataractes vont panser leurs plaies et ensuite enclencher la préparation finale en vue des séries.

«J'ai aimé ce que j'ai vu face aux Foreurs. Le match face aux Huskies, il ne faut pas trop en tenir compte. Au final, il faut voir ce week-end comme du millage pour le long terme. Il nous reste des choses à travailler. Mais avant, on va offrir deux jours de congé aux gars. C'est facile de voir que c'est ce dont nos réguliers ont besoin en ce moment.»

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