Cataractes: l'accent sur la constance

Depuis son arrivée derrière le banc des Cataractes,... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Depuis son arrivée derrière le banc des Cataractes, Claude Bouchard sent qu'il a l'oreille du groupe.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Il avait 34 jours à sa disposition pour mettre ses Cataractes sur la coche avant le premier match des séries quand il est venu en relève à Martin Bernard.

Rendu à la mi-parcours de cette délicate mission, Claude Bouchard dresse un bilan positif, tout en reconnaissant qu'il reste du millage à parcourir avant d'attaquer les éliminatoires en confiance.

«On a avancé, c'est certain. Il y a des détails qui sont chers à mes yeux que l'on fait mieux, en zone défensive et en échec-avant particulièrement. Tu vois qu'il y a une progression. Ce qu'il nous reste à aller chercher, c'est de la constance.

Au dernier match, c'était 9-0 pour nous dans les chances de marquer après une période. Pourquoi la deuxième n'a-t-elle pas été aussi solide? Vrai que si on marque deux ou trois buts en première, ça change l'allure de la soirée. Mais quand même, ça nous prend plus de constance que ça. C'est la chose la plus importante à corriger d'ici les séries. C'est mental plus qu'autre chose, ce bout-là.»

Bouchard s'encourage de la réponse de ses nouveaux équipiers. Il est venu remplacer un entraîneur qui était apprécié dans le vestiaire, il aurait pu traverser une première zone de turbulences.

Au contraire, il sent qu'il a l'oreille du groupe. «Dans l'ensemble, tout le monde embarque. Il en reste peut-être un ou deux pour qui c'est plus difficile, on va trouver une façon de les rallier. C'est un bon groupe de gars, qui a acheté qu'il faut travailler plus fort quand nous venons à l'aréna. Sur glace et hors glace. Tout part de là.»

Réputé proche de Bernard, Anthony Beauvillier est le premier à répondre positivement au leadership de Bouchard en jouant avec autorité soir après soir.

Il a même déclaré samedi avoir retrouvé le plaisir de s'amener à l'aréna, que la chimie entre les joueurs s'était de nouveau installée, après une période de transactions un peu folle.

«C'est sûr que c'est l'fun de lire ça. On est tous ensemble là-dedans. Quand un groupe accepte de payer le prix, ça rapporte à tout le monde à moyen et long terme.»

À court terme, il reste quand même des canons à réveiller. Danny Moynihan a marqué un seul but à ses 13 derniers matchs. Perçu comme le meilleur tireur d'élite du circuit avant Noël, Dennis Yan a fait scintiller la petite lumière rouge à trois reprises seulement à ses 18 dernières sorties.

Le cas le plus troublant est celui de Dmytro Timashov, qui avait survolé le championnat du monde junior et qui avait insisté pour endosser l'uniforme shawiniganais dès son retour d'Europe, laissant passer l'occasion d'un repos.

Avec ce maillot sur le dos, Timashov n'a marqué que trois buts en 24 matchs, et il ne se fait pas trop remarquer par son ardeur sur la surface de jeu. Ce qui n'empêche pas Bouchard de se porter à sa défense.

«Défensivement et en replis, il me surprend, il s'engage plus que je ne le pensais. C'est en zone offensive que j'aimerais le voir varier un peu plus son jeu. Il ne fonce pas assez au filet, il est trop loin pour récupérer les rondelles libres. Il y a des petits détails d'intensité qu'il peut mieux faire, on travaille avec lui.»

Bouchard ne le cache pas, il a hâte au prochain week-end qu'il va passer en Abitibi face aux deux meilleures équipes de la LHJMQ depuis le début de la saison. Avant de s'attaquer à ce défi, les Cataractes ont toutefois intérêt à ne pas prendre l'Océanic à la légère mercredi soir.

«Depuis que je suis arrivé ici, la consigne c'est d'y aller match par match. Ça ne changera pas. L'Océanic ne sera pas une proie facile, c'est une équipe de milieu de peloton qui travaille fort et qui joue bien défensivement. Ce n'est pas évident de marquer des buts contre l'Océanic, il faut être concentré sur nos tâches si on veut éviter une mauvaise surprise», lance le charismatique pilote.

«Il nous reste cinq matchs d'ici la fin de la saison. Ce n'est pas beaucoup, on n'est pas placé pour en gaspiller un seul. Notre progression doit se poursuivre.»

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