Deux points au goût amer

Les Cataractes ont dû se battre pendant 65... (Olivier Croteau)

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Les Cataractes ont dû se battre pendant 65 minutes pour venir à bout des Remparts.

Olivier Croteau

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(Shawinigan) Il y a des victoires qui sont moins savoureuses que d'autres. Celle des Cataractes samedi après-midi face aux Remparts de Québec est certainement à ranger dans le tiroir des gains insipides. Les hommes de Claude Bouchard ont eu besoin de la fusillade pour inscrire un gain de 3-2 aux dépens d'une équipe en lourde reconstruction.

Les Remparts, qui peinent depuis la fin de la période des transactions, avaient été tabassés 4-0 la veille à Blainville-Boisbriand, ce qui avait incité Philippe Boucher à laisser Auguste Impose dans les estrades samedi. Pourtant, les visiteurs menaient 2-1 après 40 minutes de jeu! Les Cataractes, qui ont connu un départ canon, n'ont réussi qu'un seul but sur 16 tirs au premier tiers et en deuxième, ils étaient complètement à plat et se sont ainsi placés dans une délicate position avec 20 minutes à écouler au match. Une chance que le capitaine Anthony Beauvillier avait encore de l'essence, lui. Après avoir marqué le premier but de son équipe tôt dans le match, il a aussi inscrit le but égalisateur en début de troisième après avoir accepté une brillante remise de Brandon Gignac. Les Cataractes ont dominé le reste du match mais Evgeny Kiselev s'est ensuite interposé pour amener tout le monde en prolongation, puis en fusillade. À cette ultime étape, Mikhail Denisov, lui aussi solide entre les poteaux, a été parfait jusqu'à ce que Gabriel Gagné ne renvoie les 3500 personnes présentes au centre Gervais Auto en marquant le but décisif.

«On manque de constance. On a connu une bonne première, et une bonne troisième, mais ce fut plus difficile pour tout le monde en deuxième», reconnaissait Claude Bouchard, qui ne voulait pas trop faire la fine gueule devant la moisson de deux points. «C'est l'instinct du tueur qui nous manque. Cette hargne, qui aurait pu faire la différence en première. Si on prend l'avance 2-0 ou 3-0 en première, possiblement que c'est un autre genre de match. C'est quelque chose qui échappe à l'équipe depuis le début de la saison, et c'est la raison principale qui explique pourquoi je suis ici plutôt qu'avec les Marquis à Cornwall dans la Ligue nord-américaine! On est en processus de changer ça, mais ce n'est pas quelque chose qui se fait en quelques jours... Par contre, il y beaucoup de positif je trouve. On s'est accroché, on a montré du caractère en troisième. Et comme à Victoriaville jeudi, on a trouvé une façon de revenir de l'arrière et de gagner.»

Plus de détails dans Le Nouvelliste de lundi

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