Martin Bernard: «C'est très difficile à accepter»

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Martin Bernard aurait aimé profiter de plus de temps afin de mettre en place toutes les pièces du casse-tête des Cataractes.

Le Soleil

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(Shawinigan) «Je me sens comme un étudiant qui a travaillé fort toute l'année et qui, juste avant l'examen final, se fait dire par son professeur qu'il ne recevra pas sa copie parce qu'il va assurément pocher. C'est très difficile à accepter.»

Cinq jours après avoir été congédié par les Cataractes, Martin Bernard a offert ses premiers commentaires aux membres des médias lundi. Évidemment, la décision de Martin Mondou ne sera pas digérée avant un bon bout de temps. Bernard reconnaît que la machine dont il avait la responsabilité ne tournait pas encore à plein régime, mais il assure qu'elle était sur le point d'exploser.

«On avait un plan et j'y croyais énormément. Martin le connaissait. On savait qu'il y aurait une période de turbulences de cinq-six semaines après la période de transactions. Quand tu fais autant de changements, ça prend du temps avant que tout le monde trouve sa niche. Je voyais les progrès à l'entraînement, je voyais l'intensité et l'exécution s'accentuer. C'était une question de temps avant que ça ne se rende aux matchs, on était rendu là.»

Deuxième au classement général, Bernard croyait que sa fiche (35-15) le mettait à l'abri d'une si mauvaise nouvelle. «On avait traversé tellement de choses ensemble. Ce noyau, c'est moi qui l'ai élevé. Quand je suis arrivé à Shawinigan, l'équipe venait de connaître une campagne désastreuse.

À partir de là, tous les plans élaborés pour faire grandir l'équipe ont fonctionné. Ça allait quand même bien cette année même si nous avions des choses à ajuster. Cette équipe est rendue à l'étape de performer.

Et de savoir que ce n'est pas moi qui va être là pour la récolte, c'est ce qui est le plus dur à prendre. Je pensais que j'allais être jugé en fonction de ce qui allait se passer au cours des prochaines séries...»

L'homme de hockey natif de Sherbrooke se savait tout de même en terrain miné depuis une dizaine de jours. «Quand ton directeur-gérant ne te parle pas pendant une semaine, tu sais qu'il parle à quelqu'un d'autre! Il y avait beaucoup de pression dans l'entourage de l'équipe, le spectre de 2012 a semé un doute. Personne ne voulait revivre la déception des séries de 2012...», raconte Bernard.

«Faut croire que Martin (Mondou) avait perdu confiance en mon plan. C'est plate, la défaite à Québec avait permis de tenir un très bon meeting avec les joueurs en revenant à Shawinigan. Cette équipe est prête à faire de très belles choses.»

S'il disposait d'une baguette magique pour revenir en arrière, Bernard ferait peut-être certaines choses différemment. Mais il croit dur comme fer qu'il avait toujours l'oreille de ses hommes. Et que ces derniers étaient dédiés, même si certaines performances laissaient croire le contraire.

«Peu importe l'équipe ou la ligue, un entraîneur se remet toujours en question. C'est la façon d'évoluer. Quand j'aurai pris du recul, peut-être que je vais cibler des trucs. Ceci dit, quand tu prends des joueurs qui arrivent d'Halifax, de Québec, de Victoriaville, et que tu mets ça ensemble pour jouer d'une façon, il y a un moment où ils sont plus en lecture de jeu et moins en action. Ça l'air d'un club qui travaille moins fort mais en réalité, c'est un club qui est train de se mettre sur la même page.»

Bientôt à Baie-Comeau?

Depuis qu'il a été remercié de ses services, Bernard a reçu beaucoup d'appels. 

Plusieurs de ses joueurs ont tenu à le remercier, beaucoup de personnes gravitant autour de la planète LHJMQ l'ont réconforté en lui mentionnant qu'elles trouvaient bien injuste la situation. Et il y a eu aussi l'appel de Steve Ahern, le directeur-gérant du Drakkar de Baie-Comeau, qui se cherche un nouveau pilote pour son club qui traverse une lourde reconstruction!

«C'est flatteur qu'il ait pensé à moi. On a eu une bonne discussion. On va voir comment la situation va évoluer. Je suis un entraîneur dans l'âme, et je viens de relever un beau défi de reconstruction. Personne ne peut m'enlever où sont rendus les Cataractes en ce moment...», lance Bernard, qui refuse d'en dire plus sur son premier contact téléphonique avec le Drakkar, qui s'est séparé de Marco Pietroniro dimanche. 

Est-ce qu'Ahern lui a offert le poste? 

«On a convenu de se reparler dans quelques jours», conclut Bernard.

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