Plus de poison autour du filet ennemi

Alexis D'Aoust, Dmytro Timashov et Alex Pawelczyk ont... (Olivier Croteau)

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Alexis D'Aoust, Dmytro Timashov et Alex Pawelczyk ont tous marqué dans la victoire sans appel des Cataractes contre les Voltigeurs, la deuxième en autant de matchs sous le règne de Claude Bouchard.

Olivier Croteau

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(Drummondville) Claude Bouchard a réussi ses débuts avec les Cataractes. Après une victoire de 4-1 à Baie-Comeau vendredi, les Shawiniganais ont enchaîné avec un gain de 7-2 enregistré face aux Voltigeurs à Drummondville dimanche.

Ce match était loin d'être dans la poche avant la première mise en jeu. Les Voltigeurs jouent du bon hockey dernièrement, et les Shawiniganais terminaient une séquence de quatre matchs en six jours - dont trois sur la route - sans la présence de Cavan Fitzgerald, blessé face au Drakkar.

C'est un départ sur les chapeaux de roues qui a mené à ce triomphe. Les visiteurs ont pris l'avance 3-0 dès le premier tiers, en injectant beaucoup plus de poison qu'à l'habitude autour du filet ennemi. Trois buts fabriqués avec le même modus operandi: du trafic dans l'enclave et de l'énergie pour récupérer les rebonds. Sur ces trois séquences, ça s'est transformé en or grâce aux bâtons d'Alexis D'Aoust, Anthony Beauvillier et Alex Pawelczyk.

La deuxième période a été plus partagée avec un but de chaque côté, puis la grosse offensive shawiniganaise a façonné l'après-midi en pique-nique avec trois autres buts, ceux de Samuel Girard, le deuxième de Beauvillier et Dmytro Timashov, qui a sorti son lancer des poignets du dimanche pour battre Frederic Foulem, qui a fait face à 38 tirs.

Son vis-à-vis Philippe Cadorette a pour sa part été testé 34 fois, et il a été particulièrement solide en première alors que les Voltigeurs ont eu droit à quelques chances de marquer de bonne qualité.

«On est content de la performance. Contrairement à Baie-Comeau, on a eu droit à 60 minutes d'intensité aujourd'hui. La deuxième période avait été plus difficile face au Drakkar, cette fois on ne s'est pas laissé endormir ni en deuxième, ni en troisième. C'est positif», notait le nouveau pilote des Cataractes, qui a hâte de tenir des séances d'entraînement pour corriger certains détails.

«J'ai demandé aux joueurs de foncer plus au filet et on l'a vu ce soir. C'est le genre de choses que l'on peut provoquer en faisant du vidéo. Mais il y a d'autres choses que l'on ne peut changer qu'en pratiquant. En couverture de zone et en repli défensif, je veux faire de petits ajustements. C'est moi qui avait cette responsabilité chez les Saguenéens, je veux mettre ma couleur là-dessus ici aussi.»

Bouchard a profité du duel face aux Voltigeurs pour passer un premier message. Coupable d'une pénalité en territoire ennemi en troisième, Samuel Blier a regardé le reste du match du bout du banc.

«Pour moi, c'est un geste inacceptable. Les gars sont au courant, cela a fait partie de mon premier meeting jeudi. Il faut placer les intérêts de l'équipe au premier plan. Sinon, il y aura des conséquences...»

En terminant son point de presse, Bouchard s'est fait rassurant sur l'état de santé de Fitzgerald. À moins que sa rencontre avec un spécialiste cette semaine contredise le premier diagnostic, l'espoir des Sharks ne sera pas coincé à l'infirmerie bien longtemps. Mathieu Olivier sera pour sa part prêt à reprendre sa place dans l'alignement mercredi.

«Un gros électrochoc pour nous»

Jusqu'à maintenant, les Cataractes réagissent bien à la décision de Martin Mondou de remplacer Martin Bernard.

Même si les joueurs ont été en grande majorité peinés de voir leur mentor être congédié, ils ont accepté la situation comme des professionnels. «J'ai été déçu de le voir partir, je ne le cacherai pas», a avoué Beauvillier, qui n'a rien laissé paraître sur la glace face au Drakkar et aux Voltigeurs. Le capitaine savait que l'équipe traversait une zone de turbulences, pas pour rien qu'il avait pris le blâme après la défaite face aux Remparts. Un geste qui n'a pas protégé Bernard. «C'est notre éthique de travail qui était en cause, ce n'était pas la faute des entraîneurs. Maintenant, ce n'est pas une décision qui nous appartenait, il faut composer avec. Dans une carrière de hockeyeur, c'est le genre de chose susceptible de se produire à quelques reprises... Il faut admettre que ça nous a tous fouettés. Il faut dire aussi qu'on a lavé notre linge sale entre joueurs lors d'un gros meeting après le match à Québec», lance le 91, qui a pris le temps de communiquer avec Bernard pour lui offrir son soutien.

Même chose pour Alexis D'Aoust, qui s'est dit surpris de la décision. «C'est rare de voir ça à ce stade-ci de la saison. Maintenant, moi mon rôle c'est de jouer, je dois continuer à le faire le mieux possible. Claude a un style différent, il est plus intense, plus expressif. Il est exigeant. Sa venue, c'est un gros électrochoc pour nous.»

Les Cataractes vont maintenant se préparer à accueillir les Tigres mercredi au Centre Gervais Auto.

Carnet de notes

Martin Bernard ne sera peut-être pas au chômage bien longtemps. Quelques minutes après avoir limogé Marco Pietroniro hier midi, le directeur-gérant du Drakkar a obtenu la permission des Cataractes de discuter avec Bernard. 

Le Drakkar a fait la même demande au Phoenix dans le cas de Judes Vallée. 

Fait amusant, Bernard et Vallée sont de bons amis!

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